
Le directeur de la CIA John Ratcliffe se rend à Moscou lors d'une visite non annoncée
Ratcliffe a atterri à l'aéroport de Vnukovo à bord d'un avion de transport de l'US Air Force après que l'Ukraine a accepté de suspendre les frappes de drones sur la capitale russe.
Mouvements aériens et arrivée non annoncée
Le directeur de la CIA John Ratcliffe s'est rendu à Moscou mardi 25 août 2026, sa première visite connue en Russie depuis sa prise de fonction en 2025. Les données de suivi des vols de Flightradar24 ont enregistré un avion de transport militaire Boeing C-17A Globemaster III de l'US Air Force quittant la base aérienne de Joint Base Andrews près de Washington dimanche 23 août 2026 et atterrissant à Riga, la capitale de la Lettonie. Mardi matin, le même appareil a décollé de Riga et a volé directement vers l'aéroport de Vnukovo à Moscou avant de redécoller de la capitale russe en début de soirée. Les médias américains CBS News et Axios ont les premiers rapporté le voyage de Ratcliffe, mais ni Washington ni Moscou n'ont émis de confirmation officielle concernant sa présence ou son programme.
- Donald Trump annonce la libération de l'ancien marine américain Robert Gilman après des entretiens avec Vladimir Poutine
- Un Boeing C-17A Globemaster III de l'US Air Force quitte la base aérienne d'Andrews et atterrit à Riga
- Un avion militaire américain atterrit à l'aéroport de Moscou Vnukovo et repart en début de soirée
Dispositifs de sécurité et réponse du Kremlin
Lors de son point de presse quotidien mardi, le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a déclaré ne pas disposer d'informations sur la visite de Ratcliffe. Peskov avait auparavant indiqué qu'aucune réunion entre des responsables russes et des représentants de l'administration américaine n'était prévue pour la semaine. Pour faciliter le déplacement du haut responsable américain, Washington a obtenu des assurances préalables de Kiev que les forces ukrainiennes cesseraient les opérations de drones contre Moscou, Saint-Pétersbourg et plusieurs autres régions du nord de la Russie lundi, mardi et mercredi. Cette suspension temporaire fait suite à des mois de frappes de drones ukrainiens visant le territoire russe bien derrière les lignes de front en réponse à la campagne militaire russe, qui a atteint son 1 644e jour mardi.
Agenda stratégique et canaux diplomatiques antérieurs
La mission non annoncée de Ratcliffe a eu lieu alors que les négociations formelles sur la guerre en Ukraine restaient au point mort malgré le désir affiché du président américain Donald Trump d'une résolution rapide de la paix. Outre le conflit en Ukraine, la visite a inclus des discussions sur les efforts américains pour rallier des puissances étrangères à la pression économique sur l'Iran, ainsi que des négociations sur les échanges de prisonniers. Plusieurs ressortissants américains restent détenus en Russie. Le 11 août 2026, Trump a annoncé avoir obtenu la libération de l'ancien marine américain Robert Gilman grâce à des communications directes avec le président russe Vladimir Poutine. Trump avait auparavant envoyé l'envoyé spécial Steve Witkoff et son gendre Jared Kushner à Moscou pour des entretiens avec les dirigeants russes.
Contacts diplomatiques parallèles et développements internationaux
La visite des services de renseignement a coïncidé avec d'autres développements diplomatiques et internationaux de haut niveau centrés sur Moscou. L'archevêque Paul Richard Gallagher, ministre des Affaires étrangères du Vatican, a rencontré mardi à Moscou le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov pour appeler à des pourparlers de paix formels afin d'arrêter les combats.
Cette guerre doit cesser.
Au cours de ses discussions avec Lavrov, Gallagher a mis en garde contre les coûts diplomatiques croissants d'une guerre prolongée.
Plus le conflit dure, plus il sera difficile de parvenir à une solution adéquate.
À Kiev, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a noté que le secteur de la défense ukrainien fait face à un déficit budgétaire de 27 milliards de dollars. Parallèlement, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a rejeté les allégations de l'agence française Viginum concernant des campagnes de désinformation visant les candidats à la présidentielle française, notamment Gabriel Attal, Raphaël Glucksmann et Édouard Philippe.

