RécitIsraël bombarde des cibles du Hezbollah à Beyrouth

Conflits · Nabatiyé, Beyrouth et Jérusalem

Israël et le Hezbollah concluent un cessez-le-feu après la journée la plus meurtrière depuis l'accord États-Unis-Iran

Un cessez-le-feu négocié par les États-Unis entre Israël et le Hezbollah est entré en vigueur vendredi après-midi après une nuit de bombardements israéliens intenses qui ont tué 47 personnes au Liban. L'ambassadeur d'Israël à Washington a déclaré que son pays reste engagé en faveur du calme si le Hezbollah cesse ses attaques, mais des frappes postérieures à l'annonce ont déjà mis la trêve en doute.

Texte IA fondé sur les articles de Jornal Expresso, BFMTV, SudOuest.fr et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Nabatiyé, Beyrouth, Jérusalem · Liban, Israël
Comment on en est arrivé là
  1. 11h30 le 19 juin 2026Israël suspend toutes les opérations offensives, selon l'ambassadeur Yechiel Leiter.
  2. Après-midi du 19 juin 2026Un responsable américain annonce un cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah ; les médias libanais font état d'une nouvelle frappe israélienne après le début de la trêve.
  3. 22 juinLes négociations directes entre Israël et le Liban doivent reprendre à Washington.

Offensive de la nuit

Dans la nuit du jeudi 18 au vendredi 19 juin, des avions de guerre israéliens ont frappé au moins dix localités dans le sud du Liban, de la région de Nabatiyé à celle de Baalbek à l'est. Le ministère libanais de la Santé a fait état de 47 morts et 97 blessés, dont deux enfants. Rien qu'à Harouf, huit personnes ont été tuées. L'armée israélienne a déclaré avoir touché des infrastructures du Hezbollah et affirmé avoir tué « des dizaines » de combattants lors d'une série de plus de 150 frappes.

Vers minuit, quatre soldats israéliens ont été tués lorsque leur char a été touché près de Kfar Tebnit. L'armée a identifié l'un des morts comme le lieutenant-colonel Dor Gedalia Ben Simhon. Les médias israéliens, citant des correspondants militaires, ont rapporté que le véhicule avait été touché par un missile ou un drone.

Une trêve fragile s'installe, mais aussitôt mise à l'épreuve

Vendredi en début d'après-midi, un responsable américain et un diplomate du Golfe ont annoncé qu'Israël et le Hezbollah étaient convenus d'un cessez-le-feu. La trêve a été négociée par des médiateurs américains et qataris après des discussions avec Israël et l'Iran. Elle devait entrer en vigueur cet après-midi-là.

« Israël reste fermement engagé en faveur d'un cessez-le-feu immédiat. Si le Hezbollah respecte l'accord et cesse les hostilités, cela sera accueilli par le calme. »

Yechiel Leiter, ambassadeur d'Israël aux États-Unis

Pourtant, l'agence de presse nationale officielle libanaise (ANI) a signalé une nouvelle frappe israélienne dans le sud après l'annonce, et un correspondant de l'AFP a décrit des tirs d'artillerie continus près de Nabatiyé. L'ambassadeur Leiter a démenti ces informations, déclarant qu'à 11h30, Israël avait « suspendu toutes les opérations offensives » et que les affirmations contraires étaient des « mensonges » du Hezbollah et de l'Iran.

Diplomatie internationale et prochaines étapes

Le président libanais Joseph Aoun a utilisé un appel téléphonique avec le secrétaire d'État américain Marco Rubio pour exiger un « cessez-le-feu global » comme préalable à des pourparlers directs. Ces négociations doivent reprendre à Washington le lundi 22 juin.

« Nous ferons payer un très lourd tribut au Hezbollah. L'armée restera dans le sud du Liban aussi longtemps que nécessaire. »

Benjamin Netanyahu, premier ministre d'Israël

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé Israël de chercher une « guerre permanente ». Les combats renouvelés mettent à l'épreuve l'accord de protocole signé par Washington et Téhéran le 15 juin, qui appelait à une cessation des hostilités sur tous les fronts, y compris le Liban.

Bilan humanitaire

Depuis le début du conflit le 2 mars, lorsque le Hezbollah a attaqué Israël en soutien à l'Iran, 3 980 personnes ont été tuées et 12 001 blessées au Liban, selon le centre d'opérations d'urgence du ministère de la Santé. Une trêve déclarée le 17 avril n'a jamais été respectée. La dernière escalade a poussé des centaines de civils à fuir, des tapis de voitures chargées de matelas et d'effets personnels obstruant les routes vers le nord.

« Tout le Liban doit brûler. »

Itamar Ben Gvir, ministre israélien de la Sécurité nationale

La remarque du ministre d'extrême droite contrastait avec les efforts diplomatiques en cours. Le président Aoun a qualifié le bombardement israélien d'« escalade dangereuse et condamnable » qui sape l'entente entre les États-Unis et l'Iran.

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