
L'Otan annonce un investissement de 40 milliards de dollars dans la lutte anti-drones et de nouvelles flottes d'avions lors du sommet d'Ankara, dans un contexte de tensions avec Trump
Lors du sommet d'Ankara, les alliés de l'Otan ont annoncé une initiative anti-drones de 40 milliards de dollars et de nouveaux avions de surveillance et de transport, tout en faisant face aux pressions de Donald Trump pour augmenter les dépenses et soutenir sa campagne contre l'Iran.
Hausse des dépenses de défense
Les alliés européens de l'Otan et le Canada ont augmenté leurs dépenses de défense à environ 4 % du PIB, contre moins de 2 % il y a quelques années, a déclaré le secrétaire général Mark Rutte avant le sommet d'Ankara. L'alliance vise à atteindre 5 % d'ici 2035, et Rutte s'attend à ce que les États membres présentent des plans « clairs, concrets et crédibles » lors de cette réunion de deux jours. Il a noté que l'investissement supplémentaire des alliés européens et du Canada totalise 258 milliards de dollars sur les années 2025 et 2026.
Il n'est pas viable de demander à un pays de 350 millions d'habitants, situé à huit heures de vol, de défendre 600 millions de personnes vivant dans cette partie du territoire de l'Otan, la plus riche du monde.
De nouvelles capacités dévoilées
Lors du Forum de l'industrie de défense mardi, les alliés ont annoncé une initiative de 40 milliards de dollars appelée NATO Drone Edge pour détecter, identifier et neutraliser les drones au cours des cinq prochaines années. Le programme comprend également la sélection du suédois Saab pour renouveler la flotte de détection et de commandement aéroporté de l'alliance, un projet multinational d'avion de transport Airbus A400M impliquant l'Espagne, la Belgique, la Croatie, la France, la Pologne et le Royaume-Uni, ainsi que l'acquisition de drones de surveillance auprès de l'entreprise américaine Northrop Grumman.
Aujourd'hui, nous lançons l'initiative NATO Drone Edge. Pour améliorer les capacités anti-drones au cours des cinq prochaines années, les alliés investiront plus de 40 milliards de dollars.
- Rutte déclare que les alliés européens et le Canada dépensent désormais environ 4 % du PIB pour la défense, s'attend à des plans à 5 %.
- Forum de l'industrie de défense : lancement de NATO Drone Edge (40 milliards de dollars anti-drones) et contrats d'avions.
- Trump arrive, rencontre Zelensky ; Zelensky demande davantage de systèmes Patriot.
- Le sommet se poursuit ; les alliés devraient confirmer un programme d'aide de 140 milliards d'euros à l'Ukraine.
Le facteur Trump et l'unité de l'alliance
Le sommet est orchestré pour projeter l'unité et apaiser le président américain Donald Trump, qui a menacé de quitter l'Otan si les alliés ne soutiennent pas sa campagne militaire contre l'Iran. Rutte a reconnu une « petite partie du soi-disant facteur Trump » dans l'augmentation des dépenses, comparant le président à Dwight Eisenhower pour avoir poussé les Européens à partager le fardeau de la défense. L'Espagne, entre autres, est sous pression pour présenter une voie crédible vers l'objectif de 5 %.
Trump est le premier depuis Dwight D. Eisenhower à y parvenir : garantir que, alors que les États-Unis se sont toujours engagés envers l'Otan, l'attente que Washington a depuis Eisenhower de dépenser autant pour la défense soit également satisfaite.
Ukraine et autres menaces
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky est arrivé à Ankara pour demander davantage de missiles et de systèmes de défense aérienne Patriot. Les alliés devraient confirmer un programme d'aide militaire de 140 milliards d'euros pour l'Ukraine sur deux ans, provenant en grande partie de fonds déjà approuvés. Rutte a également mis en garde contre la naïveté envers la Chine et a souligné la coopération avec les partenaires indo-pacifiques, tandis que la Russie et l'Iran ont été cités comme les principales menaces motivant la poussée de réarmement.


