
L'Iran tire des missiles sur des navires marchands dans le détroit d'Ormuz, mettant à l'épreuve le fragile cessez-le-feu avec les États-Unis
Les Gardiens de la révolution iraniens ont tiré au moins deux missiles sur des navires marchands transitant par le détroit d'Ormuz lundi soir, endommageant deux navires mais ne faisant aucune victime, selon des responsables américains. L'attaque met à l'épreuve un fragile cessez-le-feu entre Washington et Téhéran, tandis que le président Trump menace d'« en finir » si aucun accord n'est trouvé.
L'attaque
Deux navires marchands ont été touchés par des missiles iraniens alors qu'ils traversaient le détroit d'Ormuz dans la nuit du 6 juillet, ont indiqué des responsables américains à Axios. Les deux navires ont subi des dégâts importants, mais aucune victime n'a été signalée. L'un des navires a été identifié par le Wall Street Journal comme étant l'Al Rekayyat, un méthanier battant pavillon qatari appartenant à Nakilat. Un enregistrement obtenu par le Journal a capté un membre d'équipage signalant un incendie dans la salle des machines et une épaisse fumée, tout l'équipage s'étant rassemblé en sécurité sur le côté tribord.
Les opérations maritimes du Royaume-Uni (UKMTO) ont émis un avis séparé tôt le 7 juillet, indiquant qu'un pétrolier avait été touché par un projectile non identifié sur son côté bâbord à environ 8 milles nautiques à l'est de Limah, en Oman, provoquant un incendie. Aucune victime ni impact environnemental n'ont été signalés. Il n'était pas clair dans l'immédiat si le rapport de l'UKMTO faisait référence à l'un des deux navires cités par les responsables américains.
Cessez-le-feu sous tension
Les frappes sont le dernier test d'un cessez-le-feu de 60 jours entré en vigueur autour du 20 juin, destiné à créer un espace pour la diplomatie après que les États-Unis et Israël ont lancé des attaques contre l'Iran fin février. Les pourparlers indirects entre Washington et Téhéran se sont terminés la semaine dernière sans progrès visible. Le cessez-le-feu avait déjà été mis à l'épreuve par des flambées sporadiques de combats, notamment une autre série d'attaques iraniennes contre des navires il y a environ deux semaines, qui ont provoqué des représailles américaines.
Les États-Unis concluraient soit un accord avec l'Iran, soit « en finiraient ».
Répercussions diplomatiques
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a répondu à la menace de Trump en écrivant sur X que les négociations sur un accord final ne commenceraient pas si les menaces continuaient, ajoutant : « Honorez votre signature. » Son message faisait référence à un accord intérimaire signé le mois dernier, qui appelle les deux parties à s'abstenir de la menace ou du recours à la force.
Les négociations sur l'accord final ne commenceront pas si les menaces continuent. Honorez votre signature.
Trump a fait ces remarques alors qu'il se rendait à un sommet de l'OTAN en Turquie, où des discussions sur la guerre étaient attendues. Il a précédemment critiqué les membres de l'OTAN pour ne pas avoir soutenu les États-Unis dans le conflit.
Transport maritime et pétrole
Avant la guerre, le détroit d'Ormuz transportait environ un cinquième du pétrole mondial. Téhéran a effectivement bloqué la voie navigable après les frappes de février, et la marine américaine a imposé son propre blocus des ports iraniens. Le trafic a repris depuis le cessez-le-feu, mais reste fragile. De vendredi à dimanche, 108 navires ont transité par le détroit, soit 21 de moins que les trois jours précédents, selon la société de données maritimes Kpler.
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- L'Iran tire des missiles sur deux navires marchands dans le détroit d'Ormuz
Pendant le week-end, les Gardiens de la révolution iraniens ont diffusé un avertissement aux navires via la radio maritime, dont un enregistrement a été obtenu par le Wall Street Journal.
Nos missiles et drones sont prêts à vous tirer dessus.
Funérailles et pause dans les pourparlers
Les négociations ont été suspendues tandis que l'Iran organise une cérémonie funéraire de plusieurs jours pour l'ancien guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, tué le premier jour de la guerre. Mardi marquait le troisième jour des cérémonies à Téhéran. Les responsables iraniens n'ont pas commenté publiquement les dernières frappes.


