Énergie & Commerce
Le bénéfice de Shell presque doublé à 10,8 milliards de dollars, porté par les marges de raffinage liées à la guerre en Iran, le rachat d'actions porté à 5 milliards
Le résultat ajusté de Shell au troisième trimestre atteint 10,81 milliards de dollars, au-dessus du consensus des analystes de 10,3 milliards, les marges de raffinage ayant atteint un record de 42 dollars le baril pendant la guerre en Iran.
Texte IA fondé sur les articles de N-tv, NOS, NRC et d’autres médias. Publié . Comment il est fait
Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).
En bref
Le résultat ajusté du troisième trimestre atteint 10,81 milliards de dollars, contre 5,43 milliards un an plus tôt et un consensus d'analystes de 10,3 milliards.
Les marges de raffinage montent à 42 dollars le baril, contre 24 au trimestre précédent et 11,60 un an plus tôt.
Le programme passe de 3 milliards par trimestre à 5 milliards pour les trois prochains mois, revenant sur une décision de mai de le réduire.
Les prix du gaz européens ont dépassé 100 euros par mégawattheure, le niveau de la crise de 2022, et le trafic de pétroliers dans le détroit d'Ormuz reste inférieur aux niveaux d'avant-guerre.
Des résultats supérieurs aux prévisions des analystes
Shell a publié jeudi 29 octobre un résultat ajusté de 10,81 milliards de dollars au troisième trimestre, au-dessus du consensus de 10,3 milliards des analystes. Le résultat se compare à 5,43 milliards au même trimestre de 2025 et à 9,8 milliards au deuxième trimestre 2026, ce qui en fait le deuxième plus haut bénéfice trimestriel de son histoire. Le flux de trésorerie opérationnel atteint 21,04 milliards de dollars, bien au-dessus des 16,13 milliards attendus. Le chiffre d'affaires en revanche déçoit, à 92,85 milliards contre 99,53 milliards attendus. Le bénéfice par action s'établit à 1,93 dollar, contre 1,79 attendu. Une source avance un bénéfice de 12,1 milliards de dollars, un chiffre qui ne correspond pas au résultat ajusté publié par le groupe.
- T3 2025
- 5.43 mds USD
- T2 2026
- 9.8 mds USD
- T3 2026
- 10.81 mds USD
Données tirées du texte de l’article
Les marges de raffinage et les prix du gaz soutiennent les résultats
La guerre en Iran, qui dure depuis neuf mois selon un rapport, a endommagé des raffineries et resserré l'offre de carburants, faisant monter les prix du gazole. La marge de raffinage de Shell, ce que le groupe gagne en transformant un baril de brut en carburant, est montée à un record de 42 dollars, contre 24 dollars au trimestre précédent. Le bénéfice des carburants raffinés atteint 3,8 milliards de dollars. La division amont a contribué à hauteur de 3,19 milliards et le gaz intégré, qui inclut le négoce de gaz naturel liquéfié, a ajouté 3,04 milliards. Les prix du gaz européens ont dépassé 100 euros par mégawattheure, le niveau de la crise de 2022. L'usine de conversion gaz-liquide Pearl de Shell au Qatar a été endommagée par un missile iranien et sa production a baissé, tandis que le faible niveau du Rhin cet été a perturbé l'activité des raffineries et des usines chimiques allemandes du groupe.
- T3 2025
- 11.6 $ par baril
- T2 2026
- 24 $ par baril
- T3 2026
- 42 $ par baril
Données tirées du texte de l’article
Rachat d'actions et distributions aux actionnaires
Shell a annoncé porter son programme de rachat d'actions à 5 milliards de dollars pour les trois prochains mois, contre 3 milliards par trimestre. Cette hausse revient sur une décision de mai de réduire les rachats afin de protéger le bilan pendant la guerre en Iran. Elle intervient après des distributions plus élevées de TotalEnergies et d'Eni. Le directeur général Wael Sawan a déclaré :
« Nos solides résultats nous permettent d'annoncer un programme de rachat d'actions de 5 milliards de dollars pour les trois prochains mois. »
Le dividende s'élève à 39,06 cents américains par action, proche des 39 cents attendus par les analystes. La dette nette atteint 39,73 milliards de dollars, sous les 42,04 milliards projetés par les analystes. Le bénéfice de Shell entre avril et septembre est juste en dessous des 20,9 milliards réalisés au premier semestre 2022, après l'invasion de l'Ukraine par la Russie qui avait déclenché une crise énergétique.
Ormuz, gaz et débat sur la taxe sur les surprofits
Le détroit d'Ormuz a été totalement bloqué pendant une longue période ; des dizaines de pétroliers y passent désormais chaque jour, mais moins qu'avant la guerre au Moyen-Orient. La hausse des prix a donc profité aux producteurs, tandis que les consommateurs paient davantage pour les carburants et le gaz. Aux Pays-Bas, la Chambre des représentants a soutenu au printemps une motion du Pro et de D66 réclamant une taxe supplémentaire sur les profits élevés des compagnies pétrolières et gazières. Appliquer une telle taxe à Shell est difficile car le groupe n'est plus néerlandais ; des options sont donc examinées au niveau européen.
Poser une question sur ce texte
Sources et contexte
- N-tvLa journée boursière : bénéfice milliardaire : Shell profite des turbulences sur les marchés de l'énergieDer Börsen-Tag: Milliardengewinn: Shell profitiert von Turbulenzen an Energiemärkten · original en allemand
- NOSLa guerre au Moyen-Orient mène à nouveau à un profit énorme chez ShellOorlog in Midden-Oosten leidt opnieuw tot enorme winst bij Shell · original en néerlandais
- NRCShell double à nouveau son bénéfice grâce aux prix élevés du pétroleShell verdubbelt winst opnieuw door hoge olieprijzen · original en néerlandais
- Financial Times NewsShell augmente le rachat d'actions alors que le prix élevé du pétrole génère des bénéfices recordsShell lifts buyback as high oil price drives bumper profits · original en anglais
- Wael Sawan
- Directeur général de Shell
Pollar est gratuit et sans publicité dans le texte. Ses membres le font vivre.
Soutenir Pollar