En bref
La région Attique a alloué 17 millions d'euros à un programme de promotion internationale de deux ans, avec des résultats publics prévus aux 12e et 24e mois.
La région affiche l'ambition de faire de l'Attique la première région de Grèce en recettes touristiques, avec des séjours plus longs et des dépenses par visiteur plus élevées.
La campagne déplace l'attention d'Athènes, simple étape avant les îles, vers la Riviera athénienne, les îles, les montagnes et les zones viticoles.
La campagne et ses objectifs
La région Attique a présenté une nouvelle campagne touristique internationale intitulée « Phenomenon », construite autour du message « Greater Athens, more than a region, a phenomenon ». La campagne s'inscrit dans un programme de deux ans doté d'objectifs définis et d'indicateurs d'évaluation. Ses priorités affichées sont l'allongement de la durée moyenne des séjours, la hausse des dépenses touristiques et la fréquentation de l'ensemble de la région au-delà de la période estivale.
Le budget de la campagne s'élève à 17 millions d'euros sur les deux années. La stratégie détourne les visiteurs du duo établi Athènes-Acropole vers la Riviera athénienne, les îles cosmopolites, les zones de montagne et les régions viticoles, avec des retombées économiques réparties sur les communautés locales tout au long de l'année.
Présentation et déclarations officielles
Nikos Chardalias a présenté la campagne dans la soirée du mercredi 21 octobre, à la Galerie nationale - Musée Alexandros Soutsos. Lors du lancement, il a déclaré que la marque « Greater Athens Region » donnerait aux identités locales une voix unique et compétitive à l'étranger. Il a estimé que chaque nuitée supplémentaire se traduit par une valeur économique mesurable, via les dépenses de restauration, le commerce de détail, les visites culturelles et le chiffre d'affaires des entreprises.
« Le mot Attique est pour nous une identité, une histoire, une fierté. Et il le restera. »
Nikos Chardalias a ajouté qu'un voyageur à Chicago, Munich ou Melbourne ne cherche pas l'Attique mais Athènes, ce qu'il a présenté comme la raison de cette nouvelle identité de marque.
Mesure et partenaires
Le programme sera évalué à l'aune d'indicateurs de suivi mesurables, avec des bilans publics des résultats prévus aux 12e et 24e mois. Nikos Chardalias a souligné la nécessité d'une coopération avec le gouvernement, l'Organisation nationale grecque du tourisme (EOT) et les acteurs du marché.
Le lancement s'est déroulé en présence de la ministre du Tourisme Olga Kefalogianni, du commissaire européen aux Transports durables et au Tourisme Apostolos Tzitzikostas et de la présidente de l'association grecque des hôteliers SETE, Agapi Smpokou. Cette dernière a insisté sur l'importance de la coopération public-privé, et l'événement a également réuni des représentants du marché touristique et du monde économique.
Contexte du débat plus large sur le tourisme
Olga Kefalogianni, intervenant le même jour au forum Investopia Mediterranean Athens, a indiqué que le tourisme grec avait enregistré des recettes et des fréquentations record pour la troisième année consécutive en 2025. Elle a cité une hausse de 27 % des arrivées entre janvier et avril 2026. Le président de l'aéroport d'Athènes, Michail Kefalogiannis, a déclaré que le Moyen-Orient représentait 9 % du trafic passagers international de l'aéroport sur les neuf premiers mois de 2026, malgré les turbulences géopolitiques.