
Un copilote de Flydubai poignarde le commandant de bord d'un vol pour Tel Aviv, des passagers maîtrisent l'assaillant
Une attaque au couteau dans le cockpit d'un vol Dubaï-Tel Aviv a contraint l'appareil à un atterrissage d'urgence à Tabuk, en Arabie saoudite, entraînant des enquêtes de sécurité régionales et des avertissements militaires de Washington.
Attaque en vol et lutte dans le cockpit
Le 30 septembre 2026, un vol Flydubai reliant Dubaï à Tel Aviv avec 174 personnes à bord, dont 166 passagers israéliens, a été dérouté vers l'Arabie saoudite après une confrontation violente dans le cockpit. Selon les témoignages de passagers et les données de vol, le copilote a attaqué le commandant de bord avec un couteau pour tenter de forcer l'appareil à descendre. L'avion a perdu environ 5 000 mètres en une minute avant que le commandant ne parvienne à déverrouiller la porte du poste de pilotage. Plusieurs passagers, dont le plombier israélien Yaniv Hayoun, se sont précipités dans le cockpit, ont maîtrisé l'assaillant et ont contribué à stabiliser l'appareil. Le commandant Smeet Matchar a ensuite raconté la lutte depuis son lit d'hôpital.
Je savais que c'était ma dernière chance, et la porte était juste là. J'étais encore frappé, mais j'ai ouvert la porte, et tout le monde est entré.
Atterrissage d'urgence et transfert de la garde
Après la lutte, l'avion a effectué un atterrissage d'urgence à l'aéroport de Tabuk, dans le nord-ouest de l'Arabie saoudite. Les forces de sécurité saoudiennes ont pris le copilote en garde à vue sur l'aérodrome et l'ont transféré aux Émirats arabes unis jeudi matin, le 1er octobre 2026, pour un interrogatoire conjoint. Matchar a également été transféré d'Arabie saoudite vers un hôpital des Émirats, où l'ambassade d'Inde à Abou Dhabi a indiqué qu'il se remettait bien après s'être entretenu en visioconférence avec le Premier ministre indien Narendra Modi. Le PDG de Flydubai, Ghaith Al Ghaith, a déclaré le 2 octobre 2026 qu'une enquête formelle complète était en cours pour établir les faits de cette faille de sécurité dans le cockpit.
- Le copilote attaque le commandant de bord d'un vol Dubaï-Tel Aviv, provoquant un atterrissage d'urgence à Tabuk, en Arabie saoudite
- Les autorités saoudiennes transfèrent le copilote détenu et le commandant blessé aux Émirats arabes unis
- Les autorités émiraties et israéliennes ouvrent des enquêtes tandis qu'El Al annule des vols de rapatriement prévus depuis Dubaï
- Arrivée attendue d'un groupe aéronaval américain supplémentaire et de renforts militaires dans la région
Enquête et accusations diplomatiques
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré que le suspect était un ressortissant omanais ayant subi un endoctrinement islamiste radical et présentant des tendances suicidaires pendant le vol. Netanyahu a déclaré à Fox News que le copilote avait crié aux membres d'équipage de le tuer, et que les enquêteurs cherchaient à déterminer si une entité étrangère avait dirigé l'attaque. Le conseiller présidentiel émirati Anwar Gargash a qualifié l'incident d'acte terroriste grave et a salué l'action de Matchar, qui a permis d'éviter une catastrophe. Les responsables omanais n'ont fait aucun commentaire public sur l'incident, et Israël a noté que les pilotes de pays sans liens diplomatiques bilatéraux sont généralement interdits d'exploiter des vols vers l'espace aérien israélien.
Tensions régionales et perturbations des vols
Le président américain Donald Trump s'est exprimé sur l'incident lors d'un point presse à la Maison-Blanche, évoquant une possible implication iranienne et avertissant d'une riposte militaire si les preuves confirment que Téhéran a dirigé l'attaque.
Je dirais que la réponse est oui, d'après ce que j'entends, mais nous travaillons là-dessus en ce moment même.
L'aviation commerciale entre les deux pays a été immédiatement perturbée après cette faille de sécurité. Flydubai a suspendu sa desserte de Tel Aviv, et la compagnie israélienne El Al a annulé des vols de rapatriement prévus le 2 octobre 2026 après n'avoir pas obtenu les autorisations de vol requises des autorités aériennes émiraties. Dans la région, le Pentagone se préparait à déployer un groupe aéronaval, tandis que Washington envoyait deux batteries de défense antiaérienne Patriot pour protéger les infrastructures énergétiques en Arabie saoudite et au Qatar.


