En bref
Vendredi 23 octobre, la Confédération asiatique de football a soutenu la candidature de Gianni Infantino pour un quatrième mandat, après avoir critiqué la proposition FFE aux côtés de l'UEFA et de la CONCACAF.
L'UEFA a adressé 42 questions à la FIFA et fixé au 2 novembre la date limite des réponses, tandis que l'Angleterre et le pays de Galles ont retiré leur soutien à la réélection de mars 2027.
Infantino a besoin de 106 des 211 associations membres pour être réélu lors du vote de mars 2027 à Rabat, au Maroc, et les candidatures sont closes le 18 novembre.

- 23 oct.L'AFC soutient la candidature d'Infantino pour un quatrième mandat
- 2 nov.Date limite pour que la FIFA réponde aux questions de l'UEFA
- 18 nov.Date limite de dépôt des candidatures
- mars 2027Vote de réélection à Rabat, au Maroc
Infantino invoque un large soutien
Le président de la FIFA, Gianni Infantino, a déclaré à la BBC qu'une large majorité des associations membres soutenaient sa candidature, et il a ri lorsqu'on lui a demandé s'il avait envisagé de démissionner après l'échec du projet. Le dirigeant helvético-italien de 56 ans a indiqué qu'il revenait tout juste de Tokyo, où la Confédération asiatique de football l'avait pleinement soutenu, et du Cap-Vert, où il a affirmé que tous les pays africains l'avaient soutenu. Il a estimé que l'avis de la grande majorité devait être respecté, tout en reconnaissant qu'il n'est pas toujours facile de rapprocher des points de vue différents. Aucun candidat rival ne s'est encore présenté, et les candidatures sont closes le 18 novembre.
« Je parle à toutes les associations, partout dans le monde. »
L'Asie change de camp
L'AFC avait signé une lettre commune antérieure avec l'UEFA et la CONCACAF accusant Infantino de tromperie sur la proposition FFE. Vendredi 23 octobre, son président, le cheikh Salman bin Ibrahim Al Khalifa, a soutenu la candidature d'Infantino pour un quatrième mandat lors du congrès de Tokyo. Jeudi, il était resté neutre, déclarant aux représentants asiatiques qu'il n'était contre personne et pour personne. Le président de la fédération japonaise, Tsuneyasu Miyamoto, a déclaré que le Japon n'avait pas encore arrêté sa position. Le Mexique et l'Argentine ont réaffirmé leur soutien, rejoignant la CAF, la confédération africaine, tandis que la Jordanie est opposée à Infantino. Le ralliement asiatique, conjugué à une CONCACAF divisée, a laissé le camp européen plus isolé, et aucun candidat alternatif viable n'a émergé.
L'UEFA maintient la pression
L'UEFA n'a pas adouci sa position. Elle a menacé de boycotter les compétitions de la FIFA avant qu'Infantino n'abandonne le projet de privatisation au bout de quelques jours, et elle a depuis engagé une action en justice contre lui. Dans la semaine du 19 octobre, l'UEFA a adressé à la FIFA 42 questions sur d'éventuels conflits d'intérêts liés à des relations d'affaires avec la famille du président américain Donald Trump et à la tentative de vendre des participations dans la Coupe du monde à des investisseurs privés. La FIFA a jusqu'au 2 novembre pour répondre. Le secrétaire général de l'UEFA, Theodore Theodoridis, a écrit à son homologue de la FIFA, Mattias Grafstrom, au nom des membres européens du Conseil de la FIFA. L'Angleterre et le pays de Galles ont formellement retiré leur soutien à la réélection de mars 2027, et les excuses présentées plus tôt par Infantino lors d'une réunion du Conseil de la FIFA à Zurich, en octobre, n'ont pas convaincu les associations européennes comme l'Allemagne et l'Angleterre.
Votes, pronostics et échéances
Infantino a besoin de 106 des 211 associations membres pour être réélu lors du vote de mars 2027 à Rabat, au Maroc. La Repubblica cite des bookmakers qui lui donnent 80 % de chances d'être réélu, et indique qu'une centaine de pays sont déjà avec lui. Il a aussi proposé une hausse de 3,4 milliards de dollars des financements pour le développement du football dans le monde, et La Repubblica fait état d'un programme d'investissement de 6,35 milliards de dollars pour 2027 à 2030. Les principales échéances à venir sont détaillées ci-dessous.
Les candidatures sont closes le 18 novembre, et aucun adversaire ne s'est encore déclaré. La Repubblica cite des noms possibles, Wenger, Vega et Montagliani, sans confirmer aucun d'entre eux comme candidat.