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Football·-2 h

Infantino esquive les critiques et appelle à se concentrer sur le football lors de la conférence de presse d'ouverture de la Coupe du monde à Mexico

Le président de la FIFA, Gianni Infantino, a demandé aux journalistes de se concentrer sur le football lors de la conférence de presse d'ouverture de la Coupe du monde à Mexico, mais a également abordé l'emprisonnement d'un journaliste français, la participation de l'Iran et l'accessibilité des billets pour les habitants.

Une scène aseptisée

Peu avant que le président de la FIFA, Gianni Infantino, n'entame sa conférence de presse d'ouverture de la Coupe du monde au stade Azteca de Mexico, de petites équipes de nettoyage en uniforme s'affairaient à repeindre les graffitis indésirables et à décoller les affiches critiques des murs près de l'enceinte. Ce ravalement visait à donner l'image d'une route sereine menant au match d'ouverture de jeudi entre le Mexique et l'Afrique du Sud. Pourtant, le mécontentement couvait. Un auditeur de la chaîne mexicaine 88,1 s'en est pris au « modèle économique néolibéral » du football mondial, soupçonnant la présidente Claudia Sheinbaum de rester à l'écart parce qu'elle préférait se tenir aux côtés de son peuple. Sheinbaum avait déjà annoncé qu'elle n'assisterait à aucun des 13 matchs sur le sol mexicain, offrant plutôt son billet premium — le numéro 00001 — à Yolett Cervantes Cuaquehua, une athlète indigène de 21 ans originaire de Veracruz.

Tu es la fierté du Mexique. Tu ne représenteras pas la présidente ou le chef du gouvernement, mais le Mexique.

L'appel d'Infantino pour un recentrage sur le football

Une panne de Wi-Fi avait brièvement retardé la conférence de presse ; le réseau n'est revenu que quelques minutes avant qu'Infantino ne monte sur scène. Il a salué les journalistes en cinq langues, puis a prononcé la phrase qui, espérait-il, cadrerait la séance.

Je vous demande de vous concentrer sur le football.

Il a ajouté qu'il savait que d'autres sujets seraient abordés. Contrairement à l'ouverture du Mondial 2022 au Qatar — où il avait déclaré se sentir « gay », « handicapé » et « travailleur migrant » — Infantino a cette fois-ci gardé un ton plus mesuré, même s'il a parlé pendant 33 minutes sans interruption.

Questions pressantes : le journaliste emprisonné et l'Iran

Infantino a laissé une chaise vide symbolique pour Gleizes, le journaliste français emprisonné en Algérie depuis mai 2024 et condamné à sept ans de prison pour « apologie du terrorisme ». Sans détailler l'affaire, Infantino a lancé un appel :

J'espère qu'il obtiendra sa grâce.

Abordant ensuite la participation de l'Iran, il a tenu des propos hyperboliques, affirmant qu'il se rendrait personnellement à Téhéran pour conduire l'équipe au tournoi en bus si nécessaire.

Je suis très heureux que l'Iran participe à la Coupe du monde. Je leur ai promis que je viendrais à Téhéran et que je les conduirais au tournoi en bus si nécessaire. Je ne sais pas qui, en dehors de la FIFA, peut garantir que l'Iran puisse venir dans les circonstances actuelles.

Chronologie de la conférence de presse d'ouverture de la Coupe du monde
  1. Le réseau Wi-Fi tombe en panne et est rétabli quelques minutes avant qu'Infantino ne monte sur scène.
  2. Infantino salue les journalistes en cinq langues, puis demande : « Je vous demande de vous concentrer sur le football. »
  3. Il lance un appel pour la grâce du journaliste français Gleizes, emprisonné en Algérie.
  4. Infantino se félicite de la participation de l'Iran, déclare qu'il les conduirait en bus si nécessaire.
  5. Il annonce que plus de six millions de billets ont été vendus, remerciant les supporters.

Chiffres de billetterie et frustration locale

Infantino a mis en avant un succès commercial :

Nous avons vendu plus de six millions de billets, la demande a été incroyable.

Pourtant, ce chiffre soulignait un fossé au Mexique. Le prix élevé des billets les avait mis hors de portée pour de nombreux habitants, les reléguant au rôle de spectateurs uniquement dans les rues, tandis que le stade subissait une rénovation coûteuse. Le boycott de la présidente, les murs nettoyés et la propre description de l'événement par Infantino comme « le plus grand événement de l'humanité » formaient tous un contraste saisissant avec la réalité vécue sur le terrain.

Mexico

2 sources

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