
Jürgen Klopp essuie les premières critiques après la défaite 0-1 de l'Allemagne contre la Grèce en Ligue des nations
Le premier match à domicile de Jürgen Klopp en tant que sélectionneur de l'Allemagne s'est soldé par une défaite 0-1 contre la Grèce à Augsbourg, provoquant des sifflets du public et un débat sur la rotation de l'effectif alors que 22 nouveaux joueurs arrivent pour les prochains matches.
Défaite à Augsbourg
Le premier match à domicile de Jürgen Klopp en tant que sélectionneur de l'Allemagne s'est soldé par une défaite 0-1 contre la Grèce dimanche soir à Augsbourg. Le but décisif est survenu lorsque Dimitrios Kourbelis a marqué sur une déviation du capitaine allemand Joshua Kimmich, après une passe mal ajustée dans la relance. Ce résultat faisait suite à un match nul 1-1 contre les Pays-Bas à Amsterdam jeudi, où les Néerlandais ont cumulé 3,18 buts attendus. Après le coup de sifflet final contre la Grèce, qui ne s'est pas qualifiée pour la dernière Coupe du monde et occupe la 41e place au classement mondial, les spectateurs de l'enceinte d'Augsbourg ont sifflé l'équipe. Klopp est intervenu sur la pelouse, ordonnant à ses joueurs de regagner les vestiaires plutôt que de s'attarder.
Il ne s'agit pas de passer des minutes à s'excuser et à donner l'impression que nous avons fait exprès aujourd'hui.
Rotation de l'effectif et départ de Kimmich
Le match a clos la fenêtre internationale pour le premier groupe de 22 joueurs de Klopp, dans le cadre d'un modèle d'évaluation impliquant 44 joueurs répartis sur quatre matches de Ligue des nations en 11 jours. Kimmich a quitté le groupe lundi pour retourner à Munich plutôt que de rejoindre le deuxième groupe à Herzogenaurach. Le milieu de terrain du Bayern Munich, âgé de 31 ans, n'avait manqué que trois des 37 matches internationaux sous l'ancien sélectionneur Julian Nagelsmann et reste à 34 sélections du record de 150 de Lothar Matthäus. Un Kimmich en pleine forme manquant des matches de l'équipe nationale ne s'était pas produit depuis ses débuts en équipe senior en 2016 contre la Slovaquie.
J'aurais aimé rester, mais je comprends aussi que le sélectionneur veuille apprendre à connaître d'autres gars.
Réactions des consultants et débats tactiques
La décision de renvoyer le capitaine à la maison a suscité des commentaires d'anciens internationaux allemands. Dans une chronique pour Sky, Lothar Matthäus, 65 ans, s'est dit d'accord pour tester deux groupes distincts mais a estimé que Kimmich aurait dû rester pour les quatre matches en tant que leader central pour les nouveaux arrivants. Dans une chronique pour t-online.de, Stefan Effenberg, 58 ans, a soutenu que l'Allemagne manquait de solutions face à des adversaires regroupés et a averti que Klopp ne peut pas acheter des solutions pour 100 millions d'euros comme il le faisait en club.
Bienvenue dans la réalité. Et cette réalité, plus personne ne peut la nier ou l'enjoliver : l'Allemagne n'est plus une grande nation, mais simplement un suiveur dans le football mondial.
Prochains matches de la Ligue des nations
Klopp a endossé la responsabilité de la défaite, affirmant qu'il s'attendait à ce que le développement prenne du temps et rejetant les comparaisons avec l'Espagne, championne d'Europe, ou l'Angleterre, finaliste. Après avoir effectué cinq changements dans son onze de départ entre les matches contre les Pays-Bas et la Grèce, le sélectionneur de 59 ans alignera son deuxième groupe de 22 joueurs pour les deux prochains matches. L'Allemagne accueille la Serbie à Munich jeudi à 20h45 avant de se déplacer à Thessalonique pour affronter à nouveau la Grèce dimanche soir.
- L'Allemagne fait match nul 1-1 contre les Pays-Bas à Amsterdam
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