Énergie & Commerce · Berlin, Moscou et Bruxelles

La direction de l'AfD prépare des discussions sur le gaz avec l'émissaire de Poutine Kirill Dmitriev

Les dirigeants de l'Alternative pour l'Allemagne préparent des discussions avec l'émissaire du Kremlin Kirill Dmitriev sur la reprise des livraisons de gaz russe, sous réserve d'un accord de paix en Ukraine.

Texte IA fondé sur les articles de www.money.pl, Deutsche Welle, N-tv et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Photo : Kremlin.ru, CC BY 4.0 (Wikimedia Commons, recadrée)
Comment on en est arrivé là
  1. septembre 2026Kirill Dmitriev rencontre les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner à Moscou
  2. mars 2027Date la plus précoce proposée pour les discussions AfD-Kremlin sur la reprise du gaz
  3. octobre 2027Date limite cible pour l'interdiction par l'Union européenne des achats de gaz russe

Discussions proposées dans des lieux neutres

Les dirigeants du parti Alternative pour l'Allemagne préparent des discussions avec l'émissaire économique de Vladimir Poutine, Kirill Dmitriev, pour discuter de la reprise des livraisons de gaz naturel russe vers l'Allemagne. La rencontre entre les co-dirigeants de l'AfD, Alice Weidel et Tino Chrupalla, et Dmitriev, qui dirige le Fonds d'investissement direct russe, est prévue pour mars 2027. Les organisateurs envisagent Israël, les Émirats arabes unis ou l'Inde comme lieux d'accueil potentiels. Ces discussions dépendent d'un accord de paix préalable entre la Russie et l'Ukraine.

Les organisateurs ont également cherché à inclure les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner, qui ont rencontré Dmitriev à Moscou plus tôt en septembre 2026. Un haut responsable du gouvernement américain a déclaré que Witkoff et Kushner n'avaient reçu aucune invitation et n'avaient pas été informés de la réunion prévue. Les porte-parole de l'AfD et de Dmitriev ont refusé de commenter les préparatifs. Weidel avait auparavant plaidé pour la levée des restrictions sur les importations d'énergie russe dans une interview en juin.

« L'énergie bon marché de la Russie était le secret du succès de la marque « Made in Germany ». Nous devons la retrouver. »

Alice Weidel, co-dirigeante de l'Alternative pour l'Allemagne

Pression sur les prix et le stockage en Europe

Cette initiative se développe alors que les marchés européens de l'énergie connaissent des conditions d'approvisionnement tendues. Les installations de stockage de gaz naturel européen sont à 69 % de leur capacité, contre une moyenne de 85 % les années précédentes, tandis que les prix de gros du gaz sont plus de 150 % plus élevés qu'il y a un an. Avant l'invasion de l'Ukraine en 2022 et les sanctions qui ont suivi, l'Allemagne importait plus de la moitié de son gaz naturel et plus d'un tiers de son pétrole brut de producteurs russes.

Comparaison du niveau de remplissage des stockages de gaz européens%
Niveau actuel
69 %
Moyenne des années précédentes
85 %

Données tirées du texte de l’article

Infrastructures et limites réglementaires

La reprise des livraisons par gazoduc se heurte à des obstacles réglementaires et physiques stricts au sein de l'Union européenne. Bruxelles interdit aux opérateurs européens de participer à des transactions liées à l'exploitation, à la maintenance ou à l'utilisation de Nord Stream 1 et Nord Stream 2. La levée de ces restrictions nécessite l'approbation unanime des 27 États membres de l'UE, ce qui se heurte à une ferme opposition de la Pologne et des pays baltes. En outre, le cadre de l'UE impose une cessation complète des achats de gaz russe d'ici octobre 2027, indépendamment de la propriété des gazoducs.

La capacité de transport par gazoduc reste également sévèrement limitée. Trois des quatre brins du gazoduc Nord Stream ont été détruits par des explosions sous-marines en septembre 2022. Le brin restant non endommagé de Nord Stream 2 n'a jamais reçu la certification réglementaire des autorités allemandes.

Opposition politique intérieure

Des députés fédéraux à Berlin ont condamné l'initiative, rappelant que la politique énergétique étrangère relève de la compétence exclusive du gouvernement fédéral. L'AfD n'exerce aucune autorité exécutive fédérale, car tous les partis allemands traditionnels maintiennent un cordon sanitaire contre toute coopération de coalition avec le parti, que l'Office fédéral de protection de la Constitution a classé comme d'extrême droite en 2025.

Le député écologiste Michael Kellner a soutenu que le rétablissement des liens énergétiques exposerait l'économie allemande à une nouvelle vulnérabilité et annulerait les récentes mesures de diversification.

« L'Allemagne ne doit pas redevenir dépendante de la Russie. Nous ne devons pas répéter les erreurs de la crise énergétique. Elle nous a coûté 50 milliards d'euros. Nous ne devons pas vouloir y retourner. Ce serait une trahison. Poutine utilise l'AfD à ses fins. »

Michael Kellner, député écologiste allemand au Bundestag

Le député de l'Union chrétienne-démocrate Roderich Kiesewetter a également critiqué cette initiative, déclarant que la Russie utilise les infrastructures énergétiques, en particulier Nord Stream, comme une arme hybride. Cette controverse coïncide avec les élections régionales en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale et à Berlin, après les récents gains électoraux de l'AfD en Saxe-Anhalt.

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Sources et contexte

Berlin, Moscou, Bruxelles · Allemagne, Russie, Belgique

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