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En bref
L'une des deux chaufferies avait son système de détection de fuite de gaz hors service, selon le rapport publié par Kathimerini. Les inspections sur site se sont déroulées du 17 au 19 octobre.
Un tronçon conçu comme une conduite soudée enterrée a été retrouvé dans un regard ouvert, avec des raccords filetés. Une des sept soudures échantillonnées ne répondait pas aux spécifications techniques minimales.
Les chaudières partagent une salle avec des installations électriques, sans portes coupe-feu étanches. Le rapport propose six interventions pour une chaufferie et huit pour l'autre.
Le maire d'Athènes, Charis Doukas, a déclaré le 21 octobre que la municipalité n'avait reçu aucun document officiel, alors que les conclusions étaient déjà publiques.
- 17 oct.Début des inspections sur site du complexe de Gravas
- 19 oct.Fin des inspections couvrant la période du 17 au 19 octobre
- 21 oct.Conclusions révélées par Kathimerini ; la municipalité d'Athènes affirme ne pas en avoir d'exemplaire officiel
Ce que révèle le rapport du TEE
La Chambre technique de Grèce (TEE) a rendu un rapport sur les installations de gaz du complexe scolaire de Gravas, à Athènes, selon Kathimerini, qui en a publié les conclusions en premier. Les inspections menées du 17 au 19 octobre ont mis au jour de graves lacunes de sécurité, notamment un système de détection de fuite de gaz hors service dans l'une des deux chaufferies. Le rapport constate aussi que les installations ne correspondent pas aux études approuvées et que les règles de sécurité obligatoires n'ont pas été respectées. Le complexe avait suspendu les cours en présentiel après des plaintes portant sur une odeur de gaz. Aucune fuite active n'a été détectée lors des contrôles, mais le rapport n'exclut pas qu'une fuite se soit produite auparavant.
Chaufferies et tuyauteries
Dans la première chaufferie, les conduites de chauffage traversent le sous-sol et il n'y a pas de porte coupe-feu. La seconde chaufferie, plus grande, abrite des installations électriques aux côtés des chaudières et communique avec un couloir souterrain qui traverse le complexe sans séparation étanche. Le rapport recommande explicitement de séparer les deux espaces. Un tronçon du réseau que l'étude situe en souterrain, avec des joints soudés, a été retrouvé dans un regard ouvert, avec des raccords filetés et sans la protection anticorrosion requise. La chaufferie centrale comporte une conduite que l'étude présente comme du polyéthylène enterré, mais qui aurait été installée en extérieur, en acier.
Sur sept soudures échantillonnées sur le réseau, une ne répondait pas aux spécifications techniques minimales, et le rapport demande que toutes les soudures soient contrôlées. Les essais de résistance et d'étanchéité ont été jugés acceptables.
Interventions et questions ouvertes
Le rapport propose six interventions pour une chaufferie et huit pour l'autre, mais il ne conclut pas sur l'origine de l'odeur. Les récits sur la coupure manuelle du gaz divergent. NEWS 24/7 et SKAI rapportent que le système manuel ne fonctionnait pas, tandis que in.gr indique que, dans une chaufferie, le dispositif de coupure central n'était pas accessible et que la seconde n'avait pas de poignée. La seconde chaufferie n'a pas pu être inspectée en raison de travaux en cours. Le rapport demande également que les études de conception soient révisées afin de refléter l'installation telle qu'elle se présente aujourd'hui.
- Une chaufferie
- 6 interventions
- L'autre chaufferie
- 8 interventions
Données tirées du texte de l’article
La municipalité d'Athènes réagit
Le maire d'Athènes, Charis Doukas, s'est opposé sur Facebook à la publication du rapport avant que la ville ne l'ait reçu. Il a indiqué que la municipalité avait pris connaissance des conclusions par Kathimerini et par une émission en direct où elles étaient commentées, et il a accusé des parties non nommées d'avoir monté un spectacle de communication aux frais des enfants. Il a écrit :
« À ce jour, la municipalité d'Athènes n'a reçu aucun document officiel, malgré nos demandes répétées depuis tant de jours. »
À la date de cette publication, la ville ne disposait d'aucun exemplaire officiel du rapport.