Conflits · Damas, Riyad et Sanaa

La Syrie va envoyer 3 000 soldats en Arabie saoudite et au Yémen pour combattre les houthis

Des responsables yéménites indiquent que la première phase porte sur 3 000 militaires syriens, dans le cadre d'un plan de 10 000 hommes convenu lors de la visite d'Ahmed al-Sharaa à Riyad. Des centaines de soldats syriens seraient déjà positionnés près de la frontière entre le Yémen et l'Arabie saoudite.

Texte IA fondé sur les articles de N-tv, Le Soir et La Libre.be. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Damas, Riyad, Sanaa · Syrie, Arabie saoudite, Yémen
Comment on en est arrivé là
  1. octobre 2026Début d'attaques houthies quasi quotidiennes contre les infrastructures pétrolières et les aéroports saoudiens
  2. Semaine du 2 novembre 2026Le président syrien al-Sharaa se rend à Riyad et des accords de défense sont signés
  3. 7 nov.Les houthis font état de 22 morts et 30 blessés dans des frappes saoudiennes sur la province de Sanaa

Le déploiement

La Syrie s'apprête à envoyer environ 3 000 soldats en Arabie saoudite et au Yémen pour soutenir le gouvernement yéménite et son allié saoudien face aux houthis, selon des responsables yéménites cités par l'AFP. Des milieux gouvernementaux yéménites ont indiqué à N-tv que ces troupes rejoindraient la coalition militaire dirigée par l'Arabie saoudite. L'accord a été approuvé lors d'une visite à Riyad du président de transition syrien, Ahmed al-Sharaa, dans la semaine du 2 novembre 2026, au cours de laquelle les deux gouvernements ont signé des accords de coopération, dont un pacte de défense. Riyad est un soutien majeur du gouvernement syrien, arrivé au pouvoir après la chute de Bachar al-Assad. Le ministère syrien de la Défense n'a pas répondu à la demande de commentaire de l'AFP, et l'Arabie saoudite n'a pas réagi à l'annonce.

Un déploiement par étapes

Ce déploiement est présenté comme le premier déploiement étranger sur ce front depuis la reprise des hostilités en juillet. Une source au ministère yéménite de la Défense a déclaré à l'AFP que la première phase porte sur 3 000 militaires syriens, dont des officiers et des experts, sur les 10 000 prévus au total. Des équipes techniques des ministères syrien et saoudien de la Défense se trouvent à Riyad pour finaliser le plan, selon cette source. Des centaines de soldats syriens sont déjà stationnés de part et d'autre de la frontière entre le Yémen et l'Arabie saoudite, selon la même source et trois sources militaires distinctes s'exprimant sous couvert d'anonymat. Les troupes syriennes présentes côté yéménite dirigent des opérations de drones contre les houthis, selon une source militaire, tandis que les soldats syriens déployés dans le royaume forment les forces gouvernementales du sud à l'usage des drones.

Militaires syriens prévus dans le déploiementmilitaires
Première phase
3000 militaires
Total prévu
10000 militaires

Données tirées du texte de l’article

Contexte de la guerre contre les houthis

La guerre au Yémen a éclaté en 2014, et les houthis, soutenus par l'Iran, combattent les forces du gouvernement yéménite appuyées par l'Arabie saoudite. Les hostilités ont repris en juillet après l'échec d'un cessez-le-feu durant l'été. En septembre, les houthis ont pris le contrôle d'une large partie du littoral de la mer Rouge, menaçant les exportations saoudiennes, et depuis octobre ils mènent des attaques quasi quotidiennes contre les infrastructures pétrolières et les aéroports saoudiens. Riyad a demandé l'aide de ses alliés ; les États-Unis ont jusqu'ici décliné ces appels, tandis que l'Égypte s'est récemment engagée à fournir une aide militaire. Bachar al-Assad a fui en Russie après sa chute en décembre 2024, et le gouvernement syrien qui lui a succédé soutient désormais Riyad.

Les houthis font état de frappes saoudiennes

Samedi 7 novembre, les houthis ont fait état de frappes aériennes saoudiennes ayant tué 22 personnes et blessé 30 autres dans la province de Sanaa. L'agence de presse houthie Saba a indiqué que la plupart des victimes étaient des femmes et des enfants, et la chaîne houthie Al-Masirah a donné le même bilan. Les houthis ont imputé ces frappes sur la zone d'Al-Scharija à l'armée de l'air saoudienne. Aucune confirmation indépendante de ces chiffres n'était disponible, et ni Damas ni Riyad n'avaient répondu publiquement aux affirmations des houthis au moment de la publication.

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Sources et contexte

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