Sécurité · Pyongyang, Séoul et Pékin
La Suisse rouvre son bureau à Pyongyang, Ignazio Cassis s'entretient avec la Corée du Nord
Le ministre des Affaires étrangères Ignazio Cassis a achevé vendredi 30 octobre une visite de deux jours à Pyongyang, avant de gagner la Corée du Sud pour la dernière étape de sa tournée régionale.
Texte IA fondé sur les articles de rts.ch, ΣΚΑΪ, SRF News et d’autres médias. Publié . Comment il est fait
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En bref
Le bureau diplomatique suisse fonctionne de nouveau depuis le 19 octobre, après sa fermeture en mars 2020 pendant la pandémie de Covid-19, et il dépend de l'ambassade à Pékin.
M. Cassis est le premier ministre du gouvernement suisse à se rendre en Corée du Nord depuis plus de vingt ans, après le voyage de Micheline Calmy-Rey en 2003.
M. Cassis a rencontré la ministre des Affaires étrangères Choe Son Hui et Jo Yong Won, secrétaire du Comité central, mais aucune rencontre avec Kim Jong Un n'a été signalée.
L'étape sud-coréenne, avec des entretiens à Séoul vendredi 30 octobre et samedi 31 octobre, porte sur la sécurité dans la péninsule et les relations bilatérales.
- 19 oct.Le bureau diplomatique suisse à Pyongyang redevient opérationnel
- 29 oct.M. Cassis arrive à Pyongyang et la réouverture officielle du bureau est marquée
- 30 oct.M. Cassis achève sa visite à Pyongyang et gagne la Corée du Sud
Bureau rouvert, entretiens à Pyongyang
Le ministre suisse des Affaires étrangères Ignazio Cassis a achevé vendredi 30 octobre une visite de deux jours à Pyongyang, un déplacement destiné à relancer le dialogue politique avec le gouvernement de Kim Jong Un. Berne a marqué pendant la visite la réouverture officielle de son bureau diplomatique dans la capitale nord-coréenne. Le bureau fonctionne de nouveau depuis le 19 octobre, mais il n'a pas d'ambassadeur et dépend de l'ambassade de Suisse à Pékin, qui conserve la responsabilité des relations diplomatiques et consulaires avec Pyongyang. Il avait fermé en mars 2020 pendant la pandémie de Covid-19. M. Cassis, également vice-président de la Suisse, a qualifié la réouverture de mesure concrète pour approfondir le contact direct avec la Corée du Nord.
Entretiens avec Choe Son Hui et un secrétaire du parti
À Pyongyang, M. Cassis s'est entretenu avec la ministre des Affaires étrangères Choe Son Hui et avec Jo Yong Won, secrétaire du Comité central du Parti du travail de Corée, au pouvoir. Dans un message publié sur X, il a indiqué que les discussions avaient porté sur la normalisation des relations politiques et la reprise du dialogue politique, ainsi que sur la sécurité dans la péninsule coréenne et les défis de sécurité plus larges en Eurasie. L'agence de presse officielle nord-coréenne KCNA a confirmé son arrivée le 29 octobre, sans donner de détails sur l'objet du déplacement. Avant la visite, on ignorait s'il rencontrerait Kim Jong Un, et aucune rencontre de ce type n'a été signalée. Le dernier conseiller fédéral suisse à s'être rendu en Corée du Nord était Micheline Calmy-Rey, alors ministre des Affaires étrangères, en 2003.
Étape à Séoul et propos du chancelier allemand
M. Cassis a gagné la Corée du Sud le vendredi 30 octobre pour la dernière étape de son voyage. Ses entretiens à Séoul, prévus vendredi 30 octobre et samedi 31 octobre, doivent porter sur la sécurité dans la péninsule, les perspectives d'apaisement des tensions régionales et les relations bilatérales. L'engagement de la Suisse dans la péninsule remonte à plus de 70 ans, de son rôle au sein de la Commission de supervision des nations neutres à ses activités de médiation ultérieures. Le chancelier allemand Friedrich Merz se trouvait également en Corée du Sud et, près de la zone démilitarisée à la frontière intercoréenne, il a évoqué la réunification allemande, survenue il y a 36 ans. Il a indiqué que l'expérience allemande avait été évoquée à plusieurs reprises lors de ses entretiens à Séoul.
« Puissions-nous espérer que la Corée, elle aussi, ait un jour la chance de retrouver son unité nationale. »
M. Merz a ajouté que les souffrances causées par la division étaient visibles à la frontière et que le désir de réunification y était fortement perceptible, du moins dans cette partie de la péninsule.
La tradition des bons offices suisses
Les « bons offices » de la Suisse sont profondément ancrés dans l'histoire de l'État fédéral moderne et, longtemps, leur cœur a été la discrétion maximale, selon le politologue Michael Hermann. Il a estimé que ces offices découlaient presque du système lui-même et n'étaient liés à aucune personne en particulier. Depuis le tournant du millénaire, les ministres suisses des Affaires étrangères ont davantage exposé leurs efforts diplomatiques, ce qui a parfois suscité de vives critiques. M. Hermann situe le véritable tournant dans le débat des années 1990 sur les fonds en déshérence, lorsque la réputation de discrétion de la Suisse a pris une nouvelle lecture fondée sur le silence, l'attente et le tri sélectif. Le conseiller national PLR Hans-Peter Portmann a déclaré à 20 Minuten que la médiation suisse avait du sens, mais a mis en garde contre la tentation de participer à un spectacle de cirque, en référence à l'amitié entre Donald Trump et Kim Jong Un.
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Sources et contexte
- rts.chCorée du Nord : Ignazio Cassis relance le dialogue politique
- ΣΚΑΪCorée du Nord : Le chef de la diplomatie suisse à PyongyangΒόρεια Κορέα: Στην Πιονγκγιάνγκ ο επικεφαλής της ελβετικής διπλωματίας · original en grec
- SRF NewsCassis en Corée du Nord : Pourquoi le conseiller fédéral fait de la politique mondialeCassis in Nordkorea: Warum der Bundesrat Weltpolitik macht · original en allemand
- Al Jazeera OnlineLe ministre suisse des Affaires étrangères discute des liens politiques lors d'une rare visite en Corée du NordSwiss foreign minister talks political ties on rare visit to North Korea · original en anglais
- Ignazio Cassis
- Conseiller fédéral et ministre des Affaires étrangères suisse, qui a mené la visite à Pyongyang et à Séoul
- Choe Son Hui
- Ministre nord-coréenne des Affaires étrangères qui a rencontré M. Cassis à Pyongyang
- Jo Yong Won
- Secrétaire du Comité central du Parti du travail de Corée, au pouvoir, qui a rencontré M. Cassis
- Friedrich Merz
- Chancelier allemand qui a visité la frontière intercoréenne et évoqué la réunification allemande
- Kim Jong Un
- Dirigeant de la Corée du Nord, dont la Suisse cherche à renouer le contact
- Micheline Calmy-Rey
- Ministre suisse des Affaires étrangères, auteure en 2003 de la dernière visite d'un conseiller fédéral en Corée du Nord
- Hans-Peter Portmann
- Conseiller national PLR qui s'est exprimé sur le voyage de M. Cassis dans 20 Minuten
- Michael Hermann
- Politologue suisse qui s'est exprimé sur la tradition des bons offices suisses
- Lieux
- Pyongyang, Corée du Nord, Séoul, Corée du Sud, Pékin, Suisse
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