Migration · Berne

Le gouvernement suisse rejette l'initiative frontalière de l'UDC, mettant en garde contre un coût annuel de 16 milliards de francs

Le Conseil fédéral suisse a conseillé au Parlement de rejeter l'initiative frontalière de l'UDC sans contre-projet, avertissant que quitter Schengen pourrait coûter jusqu'à 16,1 milliards de francs par an.

Texte IA fondé sur les articles de Le Temps, Tages Anzeiger, 20 Minuten et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

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En bref

Berne · Suisse
Comment on en est arrivé là
  1. septembre 2025L'UDC dépose 110 000 signatures pour l'initiative de protection des frontières
  2. décembre 2025Le Conseil fédéral annonce son opposition préliminaire à l'initiative
  3. 18 sept.Le Conseil fédéral adopte le message au Parlement rejetant l'initiative sans contre-projet

Rejet du gouvernement et avertissements économiques

Le 18 septembre 2026, le Conseil fédéral suisse a formellement adopté son message au Parlement, recommandant le rejet de l'initiative populaire de l'Union démocratique du centre (UDC) intitulée « Stop à l'abus du droit d'asile (Initiative pour la protection des frontières) » sans présenter de contre-projet. Le ministre de la Justice Beat Jans a présenté la position du gouvernement aux côtés du secrétaire d'État aux migrations Vincenzo Mascioli et du directeur de l'Office fédéral des douanes et de la sécurité des frontières Pascal Lüthi. Dans un rapport d'accompagnement évaluant les accords de Schengen et de Dublin, l'exécutif a calculé que mettre fin à la participation de la Suisse au cadre de sécurité européen coûterait entre 5,8 et 16,1 milliards de francs suisses par an. Cette perte équivaut à une diminution estimée du revenu par habitant allant jusqu'à 1 300 francs suisses.

Coût annuel estimé de la résiliation de SchengenMilliards de CHF
Estimation basse
5.8 Milliards de CHF
Estimation haute
16.1 Milliards de CHF

Données tirées du texte de l’article

Restrictions proposées sur l'asile et l'entrée

L'initiative, soutenue par 110 000 signatures déposées auprès de la Chancellerie fédérale en septembre 2025, vise à modifier la Constitution pour remodeler la politique frontalière et d'asile. Selon ses termes, le Conseil fédéral serait limité à l'octroi d'asile à un maximum de 5 000 personnes par an. L'entrée et l'asile seraient refusés à toute personne arrivant par un pays tiers sûr, et l'admission provisoire serait entièrement supprimée. La proposition impose également que les personnes séjournant illégalement en Suisse quittent le pays dans les 90 jours, après quoi leurs contrats de travail et leur couverture d'assurance sociale seraient légalement annulés.

Infrastructures frontalières et accords internationaux

Le Conseil fédéral a fait valoir que la mise en place de contrôles frontaliers permanents et systématiques est irréalisable et économiquement dommageable. La Suisse enregistre environ 2,2 millions de passages frontaliers chaque jour, ainsi que plusieurs centaines de milliers de travailleurs transfrontaliers. Le gouvernement a déclaré que des points de contrôle permanents généreraient des milliards de francs de coûts de congestion du trafic, perturberaient le commerce régional et exigeraient des augmentations substantielles de personnel. De plus, quitter Dublin exclurait la Suisse des bases de données policières européennes, interromprait les transferts de demandeurs d'asile vers d'autres États européens et obligerait Berne à réexaminer des milliers de demandes déjà traitées à l'étranger.

Positions divergentes au Parlement

Les réactions au message du gouvernement ont divisé l'échiquier politique à Berne. Le président de l'UDC Marcel Dettling a accusé le département de la justice d'ignorer les chiffres de la criminalité, affirmant que les demandeurs d'asile nord-africains étaient responsables de taux d'infraction élevés en 2024.

« Le conseiller fédéral Jans ne se soucie manifestement pas des préoccupations de la population, qui souffre de la criminalité liée à l'asile et doit en plus financer les abus du droit d'asile des centaines de milliers de fois avec des milliards d'impôts. »

Marcel Dettling, président de l'Union démocratique du centre

En revanche, le PLR a qualifié le projet d'« initiative d'appauvrissement », estimant une perte annuelle de prospérité de 5 200 francs pour une famille de cinq personnes en raison des retards de circulation et des barrières commerciales. La co-cheffe du groupe parlementaire socialiste Samira Marti a rejeté l'initiative comme une tentative de diviser la société.

« Pour l'UDC, personne n'est le bienvenu, et leur seule réponse est l'isolement. »

Samira Marti, co-cheffe du groupe parlementaire socialiste à l'Assemblée fédérale suisse

Opération Libero a saisi le Parlement le 17 septembre 2026 pour demander l'invalidation de la proposition, arguant que ses termes violent les obligations juridiques internationales impératives.

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Sources et contexte

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