Mark Warner et Jim Himes affirment qu'un rapport classifié de la communauté du renseignement américaine, transmis à leurs bureaux dans les jours précédant le 21 octobre, montre que la Russie mène une campagne en ligne clandestine contre les candidats favorables à l'Ukraine.
Mark Warner a cité des articles de presse selon lesquels James Talarico (Texas) et le sénateur Jon Ossoff (Géorgie) sont visés par de fausses publicités générées par intelligence artificielle.
Le vote se déroule du 20 octobre au 3 novembre, et un sondage Ipsos publié le 19 octobre créditait Donald Trump d'un taux d'approbation de 33 %.
Deux démocrates siégeant aux commissions du renseignement du Congrès ont déclaré mercredi 21 octobre à des journalistes que la Russie avait lancé une campagne d'influence clandestine en ligne avant les élections de mi-mandat de novembre. Mark Warner, vice-président de la commission du renseignement du Sénat, et Jim Himes, chef de file des démocrates à la commission du renseignement de la Chambre, ont indiqué que ces conclusions figurent dans un rapport classifié sur l'ingérence étrangère dans les élections, transmis à leurs bureaux par la communauté du renseignement américaine dans les jours précédant le 21 octobre. Les deux élus avaient demandé une réunion d'information sur la sécurité électorale à la directrice du renseignement national, Jay Clayton, et ont précisé qu'ils ne pouvaient pas en divulguer le contenu, les éléments étant classifiés. Tous deux sont démocrates. Jim Himes a décrit l'effort numérique russe en termes directs.
« C'est un vrai cirque. »
Selon Jim Himes, ces opérations visent à créer le chaos et l'anarchie, et vont de la remise en cause de la confiance dans les institutions américaines à des doutes sur la fiabilité des machines à voter. Politico rapporte que la campagne est conçue pour affaiblir à la fois les démocrates et les républicains qui soutiennent l'Ukraine, tandis que d'autres comptes rendus de la réunion d'information mettent l'accent sur les candidats démocrates. Mark Warner a déclaré que le rapport suggère que Moscou utilise des outils d'intelligence artificielle pour diffuser ces récits plus rapidement et cibler les Américains plus efficacement. Il a replacé le phénomène dans un cadre plus large, affirmant que la Russie diffuse de la désinformation contre les démocrates à chaque cycle électoral depuis 2016.
« Et l'état des choses, selon moi, c'est que, vous savez, la Russie, comme à d'autres occasions, s'en prend aux démocrates. »
Mark Warner et Jim Himes ont indiqué que la campagne repose sur le même type de désinformation en ligne que celui suivi par la communauté du renseignement américaine lors des élections de 2016, 2020 et 2024. Politico rappelle qu'en 2016, des officiers du renseignement russe ont été liés à des attaques informatiques contre le Comité national démocrate et contre les comptes de messagerie du personnel de campagne d'Hillary Clinton.
Mark Warner a cité des articles de presse selon lesquels James Talarico, candidat démocrate au Sénat américain au Texas, et le sénateur Jon Ossoff, qui brigue un nouveau mandat en Géorgie, sont visés par de fausses publicités réalisées avec de l'intelligence artificielle. Les démocrates se sont dits préoccupés par la possibilité que Donald Trump tente de contester les résultats du scrutin en invoquant un piratage étranger des infrastructures électorales. Jim Himes a affirmé que ces éléments ne pouvaient pas être détaillés publiquement, tout en qualifiant la conduite de Moscou d'identique à ce qu'elle a toujours été. Il a également déclaré qu'il n'y avait aucune raison de croire que la Chine ne menait pas des efforts extrêmement ciblés pour influencer les électeurs, comme elle l'a fait par le passé.
« Les Russes lancent un peu tout ce qu'ils ont sous la main. »
Le vote pour les élections de mi-mandat a commencé le 20 octobre et se poursuit jusqu'au 3 novembre. Ces déclarations interviennent alors que Donald Trump a assoupli les sanctions économiques contre la Russie et accru la pression sur l'Ukraine pour qu'elle mette fin à son combat contre les forces russes. Un sondage Ipsos réalisé pour le Washington Post et ABC News, publié le 19 octobre, créditait Donald Trump d'un taux d'approbation de 33 %, ce qu'Oko.press présente comme un plus bas historique pour le président. Les sondages Reuters/Ipsos montrent que les démocrates devancent les républicains dans les intentions de vote pour les élections législatives, ce qui nourrit leurs espoirs de reconquérir la Chambre et peut-être le Sénat.
La Maison-Blanche, le bureau de la directrice du renseignement national et l'ambassade de Russie n'ont pas répondu immédiatement aux demandes de commentaire. Moscou a démenti par le passé toute ingérence dans les élections américaines, et Pékin a également nié toute interférence. L'ambassade de Chine à Washington a qualifié le propos de Jim Himes de fausse accusation et de grave calomnie depuis longtemps démentie.
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Les responsables du renseignement du Sénat et de la Chambre, Mark Warner et Jim Himes, ont déclaré mercredi 21 octobre à des journalistes qu'un rapport classifié met en évidence une campagne d'influence russe en ligne avant les élections de mi-mandat.
Texte IA fondé sur les articles de oko.press, G4Media.ro, Mediafax.ro et d’autres médias. Publié .