Les ministres de l'UE s'apprêtent à approuver de nouveaux droits des passagers aériens : l'indemnisation reste à trois heures, les familles et les voyageurs handicapés obtiennent des protections
Les ministres de l'UE devraient lever le dernier obstacle le 13 juillet 2026 pour une réforme qui maintient le seuil d'indemnisation pour les retards à trois heures tout en introduisant de nouvelles règles concernant le placement des familles, l'affichage des prix et les procédures de réclamation.
Ce que les ministres approuveront
Les ministres de l'UE devraient donner leur approbation finale le 13 juillet 2026 à une réforme des droits des passagers aériens qui a été bloquée pendant des années. Le Parlement européen a déjà voté en faveur du texte, qui a été négocié entre les représentants des États membres et les députés européens. Une fois l'approbation des ministres obtenue, les nouvelles règles devraient entrer en vigueur à partir de la mi-2027.
Indemnisation pour les retards et les annulations
Le cadre d'indemnisation de base reste en grande partie inchangé par rapport au règlement actuel. Les passagers auront toujours droit à une indemnisation lorsque leur vol arrive avec au moins trois heures de retard, à condition que la compagnie aérienne soit en faute. Les montants sont échelonnés selon la distance : 250 € pour les vols jusqu'à 1 500 km, 400 € pour les vols jusqu'à 3 500 km et 600 € pour les vols de plus de 3 500 km lorsque le trajet n'est pas entièrement au sein de l'UE. Les mêmes seuils s'appliquent lorsqu'un vol est annulé moins de 14 jours avant le départ.
Les États membres avaient initialement poussé pour relever le seuil de retard à quatre heures et réduire les montants des indemnisations, mais ces propositions ont été abandonnées au cours des négociations. Les compagnies aériennes ne seront pas responsables des perturbations causées par des passagers indisciplinés, les conditions météorologiques, les catastrophes naturelles, ou les grèves des aéroports ou des prestataires d'assistance au sol. Le transporteur doit prouver que ces circonstances ont directement causé la perturbation.
Nouvelles obligations pour les compagnies aériennes
Un changement clé est que les compagnies aériennes devront informer les passagers par écrit de leurs droits et de la manière de les réclamer dans les 96 heures suivant la fin du voyage. Les voyageurs auront ensuite neuf mois pour soumettre une réclamation. Une fois la réclamation déposée, la compagnie aérienne doit payer dans les 30 jours calendaires ou expliquer pourquoi aucune indemnisation n'est due. La réforme vise à augmenter la faible proportion de passagers concernés qui déposent effectivement une réclamation en simplifiant la procédure.
Placement des familles, tarifs des bagages et frais
Plusieurs nouvelles dispositions pour les consommateurs sont incluses. Les résultats de recherche de vols devront afficher par défaut des prix incluant les bagages à main, facilitant ainsi la comparaison, bien que les compagnies aériennes puissent toujours proposer des tarifs moins chers aux passagers qui renoncent volontairement à un grand bagage cabine. Les enfants de moins de 14 ans, les femmes enceintes, les personnes à mobilité réduite et leurs accompagnateurs auront le droit de s'asseoir ensemble sans payer de frais de réservation de siège. Les compagnies aériennes devront corriger gratuitement les fautes d'orthographe dans les noms des passagers sur les billets et imprimer les cartes d'embarquement pour les voyageurs enregistrés sans frais supplémentaires.
Inconvénients pendant les perturbations
Le texte clarifie également les droits en cas de perturbation. Après une attente de deux heures, des rafraîchissements doivent être proposés aux passagers ; après trois heures, un repas. Ces dispositions visent à donner aux voyageurs des droits plus clairs et plus facilement opposables lorsque les vols sont retardés au sol.


