Élections · Barcelone

Les primaires de Junts à Barcelone se transforment en test de l'autorité de Puigdemont sur le parti

Junts per Catalunya choisit ce week-end son candidat pour la course à la mairie de Barcelone en 2027 lors d'une primaire qui oppose l'héritage de l'ancien maire Xavier Trias à l'influence du président du parti, Carles Puigdemont.

Texte IA fondé sur les articles de El Periódico, EL PAÍS, europa press et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

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En bref

Photo : Convergència Democràtica de Catalunya, CC BY 2.0 (Wikimedia Commons, recadrée). Photo d'archives, 2011
Comment on en est arrivé là
  1. 20 juinOuverture du scrutin pour la primaire de Junts à Barcelone
  2. 21 juinFermeture du scrutin ; résultats provisoires attendus
  3. 23 juinAnnonce des résultats définitifs

Un scrutin divisé

Junts per Catalunya, le parti qui a remporté les élections municipales de 2023 à Barcelone, est la dernière grande formation à désigner son candidat pour les élections municipales de 2027. Après plus d'un an et demi d'indécision interne, la décision sera prise ce week-end par le biais d'une primaire que la direction du parti, menée par Carles Puigdemont et le secrétaire général Jordi Turull, avait tenté à plusieurs reprises d'éviter. D'abord, ils ont cherché un indépendant de renom ; ensuite, ils ont soutenu Josep Rius, l'ancien chef de cabinet de Puigdemont, espérant ainsi dégager le terrain. Rius s'est retiré lorsque Jordi Martí, le chef du groupe municipal et successeur désigné de Xavier Trias, a refusé de se retirer, ouvrant ainsi la porte à d'autres prétendants.

Les candidats et leurs soutiens

Environ un millier de membres devront choisir entre quatre candidats : Jordi Martí Galbis, conseiller municipal chevronné soutenu par Trias ; Pilar Calvo, députée au Congrès espagnol et présidente du conseil national du parti, considérée comme proche du cercle intime de Puigdemont ; Glòria Freixa, première secrétaire du bureau du Parlement catalan ; et Jaume Alonso-Cuevillas, avocat et ancien député qui a été conseiller juridique de Puigdemont. Chacun a recueilli le soutien d'au moins 20 % des adhérents barcelonais, et aucun pacte de pré-primaire n'a été conclu.

Divergences politiques : sécurité, logement et fiscalité

Lors du seul débat, vendredi, les quatre candidats se sont accordés sur des thèmes centraux : plus de police, une ligne dure contre les multirécidivistes et les squats, et une baisse des impôts. Freixa s'est plainte de voir des personnes sans chemise, en string et torse nu dans le parc de la Ciutadella. Elle a ajouté que les trottinettes électriques sont la plus grande source d'insécurité pour les personnes âgées. Cuevillas a approuvé ces deux remarques. Sur le logement, Martí a proposé de consacrer 50 % de l'excédent budgétaire de la ville à un fonds pour les jeunes, tandis que Calvo souhaitait prioriser les années d'inscription au registre de la résidence pour l'accès au logement social. Cuevillas a rejeté la pénalisation des petits propriétaires et a plaidé pour des partenariats public-privé.

L'héritage de Trias et l'ombre de Puigdemont

La primaire est largement considérée comme une bataille par procuration sur la direction du parti. Martí se présente comme le gardien de « l'héritage Trias » et de la vieille tradition de Convergència. Lors du débat, Calvo a rétorqué sèchement que l'héritage de l'ancien maire ne peut pas être hérité, il doit être gagné. La ligne de fracture la plus profonde est le rôle de Puigdemont. Freixa et Martí défendent tous deux l'autonomie de la section barcelonaise dans l'élaboration de la liste, tandis que Cuevillas insiste pour que Puigdemont ait « tout le poids » dans les affaires du parti. Calvo affirme que la direction nationale serait « évidemment » impliquée. Certaines figures du parti qualifient le vote de « pré-congrès » ou même de « plébiscite » sur le leadership de Puigdemont.

Vote et prochaines étapes

Le scrutin se déroule du samedi à 10h00 au dimanche à 19h00. Les résultats provisoires sont attendus dimanche soir, avec le décompte définitif le 23 juin. Le vainqueur tiendra une conférence de presse peu après le dépouillement. Le candidat choisi aura ensuite onze mois pour construire une campagne visant à déloger l'actuel maire socialiste, Jaume Collboni.

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Sources et contexte

Barcelone · Espagne

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