Sécurité · Varsovie, Gdańsk et Łódź

Des manifestations dans 22 villes polonaises exigent la fin des violences anti-ukrainiennes sous le slogan « Ne soyez pas indifférents »

Le Comité de défense de la démocratie a organisé des manifestations dans 22 villes polonaises le 9 août 2026 sous le slogan « Ne soyez pas indifférents », en réponse à une vague d'attaques violentes et de discours de haine visant les Ukrainiens et d'autres minorités.

Texte IA fondé sur les articles de Gazeta Pomorska, Dziennik Łódzki, oko.press et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Varsovie, Gdańsk, Łódź, Toruń · Pologne
Comment on en est arrivé là
  1. Fin juillet 2026Le conseil municipal de Sopot adopte une résolution condamnant la vague de haine envers les Ukrainiens
  2. 7 aoûtManifestation à Varsovie « Ma Pologne ne frappe pas, n'insulte pas, ne harcèle pas » ; pétition de plus de 11 000 signatures remise à la KPRM et au MSWiA
  3. 9 aoûtManifestations du KOD dans 22 villes sous le slogan « Ne soyez pas indifférents » contre les violences visant les Ukrainiens

Manifestations dans 22 villes

Le 9 août 2026, le Comité de défense de la démocratie (KOD) a organisé des manifestations sous le slogan « Ne soyez pas indifférents » dans 22 villes polonaises, dont Varsovie, Cracovie, Gdańsk, Poznań, Wrocław, Katowice, Rzeszów, Lublin, Łódź, Szczecin, Białystok et Kielce. Les manifestations étaient une réponse directe à une série d'incidents violents ciblant les citoyens ukrainiens et d'autres minorités ces dernières semaines. Les participants ont distribué des autocollants portant la mention « Ne soyez pas indifférents » à placer sur les portes des magasins, les véhicules et les vélos, signalant aux Ukrainiens qu'ils peuvent compter sur de l'aide et se sentir en sécurité.

À Varsovie, la manifestation a eu lieu sur la place du Château. Le président du KOD, Kuba Karyś, a remercié les participants d'avoir choisi un endroit chaud du centre-ville plutôt que la plage, les jardins, les piscines ou de rester devant la télévision.

« La Pologne est un beau pays, elle doit être un beau pays pour tout le monde. Les Ukrainiens en Pologne sont nos amis, nos collègues de travail. Nos voisins, ils sont venus ici pour se protéger. Nous étions censés les protéger, nous étions censés assurer leur sécurité. Et c'est notre devoir sacré. »

Kuba Karyś, président du Comité de défense de la démocratie

Gdańsk : contre-manifestation et échauffourées

À Gdańsk, environ 300 personnes se sont rassemblées devant le Dwór Artusa, co-organisé par KOD, Tolerado, Obywatele RP Gdańsk, Stowarzyszenie Warto Być Przyzwoitym, Amnesty International et Zjednoczeni Gdańsk. La vice-présidente de Gdańsk, Monika Chabior, s'est adressée à la foule. Une contre-manifestation de Młodzież Wszechpolska a attiré une douzaine de personnes. Les deux camps ont tenté de se couvrir la voix et des échauffourées ont éclaté entre les groupes, nécessitant l'intervention de la police.

À Łódź, plusieurs dizaines d'activistes du KOD se sont rassemblés dans le passage Schillera avec des slogans antifascistes, notamment « Le fascisme est la douleur », « Le fascisme est les larmes », « Le fascisme est le mépris », « Le fascisme est le mal » et « Le fascisme est la souffrance ». À Toruń, la manifestation a débuté à 16 heures sur la place du Marché de la vieille ville, près du monument de Copernic.

Hausse des crimes de haine et évolution de l'opinion

Selon les données de la police citées par OKO.press, le nombre de crimes de haine signalés par les Ukrainiens a augmenté de 30 % par rapport à 2025, mais ce chiffre est considéré comme largement sous-estimé car les étrangers ne déposent souvent pas de plainte. Des centres de recherche, dont Res Futura et l'Université de Varsovie, ont documenté une forte augmentation des discours de haine sur les réseaux sociaux polonais en mai et juin 2026.

Un sondage CBOS de juillet a montré, pour la première fois, que l'opposition à l'accueil des réfugiés (52 %) dépasse le soutien (42 %).

Sondage CBOS de juillet 2026 sur l'accueil des réfugiés%
Opposés à l'accueil des réfugiés
52 %
Favorables à l'accueil des réfugiés
42 %

Données tirées du texte de l’article

Pétition au gouvernement et actions antérieures

Le vendredi 7 août, une manifestation séparée à Varsovie sous le slogan « Ma Pologne ne frappe pas, n'insulte pas, ne harcèle pas » a vu les organisateurs remettre une pétition signée par plus de 11 000 personnes à la Chancellerie du Premier ministre (KPRM) et au ministère de l'Intérieur et de l'Administration (MSWiA), exigeant une action gouvernementale décisive contre les attaques brutales contre les citoyens ukrainiens. Fin juillet, le conseil municipal de Sopot a adopté une résolution condamnant la vague de haine envers les Ukrainiens, et le maréchal de la voïvodie de Poméranie a publié une déclaration condamnant les violences fondées sur des motifs nationaux, ethniques et culturels.

Karyś a fait référence au discours de Marian Turski en 2025 sur la façon dont le fascisme commence par un seul banc où les Juifs n'ont pas le droit de s'asseoir, arguant que la Pologne est devenue une société multinationale et doit vivre en amitié et en bonne intelligence avec les Ukrainiens et les autres minorités.

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Sources et contexte

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