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Sécurité · Varsovie et Bruxelles

La Pologne accueillera le seul centre de maintenance des missiles Patriot PAC-3 hors des États-Unis

Le centre entretiendra les intercepteurs PAC-3 que les armées européennes envoient aujourd'hui aux États-Unis pour vérification, pour un coût d'environ 1 milliard de zlotys. Son site n'a pas encore été révélé.

Texte IA fondé sur les articles de HotNews.ro, BFMTV, oko.press et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

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Ce qui a été annoncé

La Pologne accueillera un centre de maintenance pour les missiles intercepteurs PAC-3 utilisés dans les systèmes de défense aérienne Patriot. La vice-ministre de la Défense Magdalena Sobkowiak-Czarnecka a annoncé la décision mardi 27 octobre dans un message sur X. Elle a indiqué que la candidature polonaise avait devancé celles de l'Allemagne, des Pays-Bas et de la Norvège, et qu'elle avait déjà obtenu la meilleure évaluation au stade de la candidature. L'installation est présentée comme la seule hors des États-Unis, de sorte que les utilisateurs européens des missiles n'auraient plus à les expédier à travers l'Atlantique pour inspection et certification.

Sobkowiak-Czarnecka a présenté ce résultat comme le fruit d'un long travail plutôt que comme une certitude :

« Ce succès n'était pas garanti. Il est le résultat de nombreux mois de négociations et du travail acharné de toute l'équipe. »

Magdalena Sobkowiak-Czarnecka

Elle a mené les discussions avec le Pentagone et a déclaré que la Pologne était restée en contact constant avec la partie américaine tout au long du processus. Les intercepteurs détenus par les forces européennes doivent actuellement être expédiés aux États-Unis pour des contrôles périodiques, et le nouveau site doit permettre de rapatrier ce travail en Europe.

Coûts, calendrier et partenaires

Le projet est évalué à environ 1 milliard de zlotys, soit environ 231 millions d'euros selon la vice-ministre, lors d'un point presse à Bruxelles. BFMTV a rapporté le même investissement à 230 millions d'euros. La mise en place du centre prendra plusieurs mois, et Magdalena Sobkowiak-Czarnecka n'a pas précisé où il serait construit en Pologne ni quel rôle joueraient les entreprises de défense polonaises. Les chiffres du ministère cités dans un rapport évaluent le cycle d'entretien actuel à plus d'une douzaine de mois, parfois deux ans, et tablent sur une réduction à quelques semaines.

Le projet est développé par les États-Unis, la Pologne, l'Allemagne, les Pays-Bas et la Suède. Un accord pour étudier sa faisabilité a été signé en juillet lors du sommet de l'OTAN à Ankara.

Le Pentagone a indiqué dans son propre communiqué que le futur centre européen reposerait sur une coopération industrielle transatlantique, la chaîne d'approvisionnement critique étant pilotée par l'Allemagne, les Pays-Bas et la Suède. Il estime que la maintenance et la révision régionales réduiront fortement les délais de traitement. Le centre de services polonais assurerait le soutien technique, les inspections et la disponibilité des missiles utilisés par les pays de la région, et non leur production. Varsovie espère aussi produire des missiles PAC-3 MSE en Pologne par la suite.

Pénurie d'intercepteurs et signaux américains

Les guerres en Ukraine et au Moyen-Orient ont mis à rude épreuve les stocks de missiles intercepteurs et retardé les livraisons, poussant les pays à chercher maintenance et production plus près de chez eux. L'Ukraine a accusé Washington de retarder délibérément les livraisons de Patriot prévues, seuls missiles capables d'abattre les armes russes les plus sophistiquées. Marco Rubio a répondu que les États-Unis ne les retenaient pas délibérément, invoquant un équilibre entre les engagements envers d'autres partenaires et les besoins américains. En septembre, Volodymyr Zelensky a déclaré que Donald Trump avait pris une décision finale d'autoriser l'Ukraine à produire des missiles Patriot, mais Trump est ensuite revenu sur cette décision.

Une victoire revendiquée à Varsovie

L'annonce est intervenue en pleine brouille entre le gouvernement de Donald Tusk et le président Karol Nawrocki. Donald Tusk avait évoqué l'information avant un conseil des ministres comme la nouvelle principale du jour, affirmant qu'une bonne nouvelle était probablement imminente après la réunion. Le porte-parole de la présidence, Rafał Leśkiewicz, a attribué le mérite à la diplomatie de Karol Nawrocki, citant ses visites aux États-Unis, des discussions dans des usines Lockheed Martin et une rencontre avec Donald Trump lors de la 81e session de l'Assemblée générale de l'ONU à New York. Le ministre de la Défense Władysław Kosiniak-Kamysz a remercié le président dans un message sur X et écrit :

« La Pologne est un allié digne de confiance et un lieu très important sur la carte de la sécurité mondiale. »

Władysław Kosiniak-Kamysz, ministre polonais de la Défense

Magdalena Sobkowiak-Czarnecka a également remercié le président, déclarant que le pays réussit lorsque le gouvernement et le président tirent dans la même direction. Aucune date de démarrage du centre n'a été donnée, et les responsables n'ont pas encore indiqué son emplacement.

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Reuters

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