
La police brésilienne tue un homme armé d'un couteau qui retenait 13 enfants en otage à Curitiba
La police de Curitiba a tué un homme qui avait retenu au moins 13 enfants sous la menace d'un couteau pendant environ deux heures dans une crèche du sud du Brésil. Aucun enfant n'a été blessé, selon l'AP et SIC Notícias.
La prise d'otages
La police de Curitiba, capitale de l'État du Parana, dans le sud du Brésil, a tué un homme qui retenait des enfants en otage dans un centre de la petite enfance du quartier de São Braz. Selon l'AP, il a pénétré dans l'une des salles de classe et a retenu des enfants et des membres du personnel en otage pendant deux heures. Curitiba compte 1,8 million d'habitants et se situe à 400 kilomètres (248 miles) au sud de São Paulo, et le centre se trouve dans ce que l'AP décrit comme un quartier de classe moyenne de la ville. Les récits divergent sur la date : l'AP indique que le suspect a été tué jeudi, tandis que SIC Notícias et SAPO situent les faits vendredi après-midi. L'AP fait état d'au moins 13 enfants retenus, et SIC Notícias précise qu'aucun enfant n'a été blessé.
Négociations et intervention
SAPO rapporte que le secrétariat d'État à la Sécurité publique (SESP) a établi un premier contact avec le suspect vers 17h30, heure locale, et que le périmètre a été bouclé tandis qu'un hélicoptère de la police et le Bataillon des opérations spéciales (BOPE) étaient déployés. Le capitaine João Roberto Galeto a déclaré aux médias locaux que l'homme armé, muni d'un couteau, était enfermé dans une salle avec les 13 enfants, selon 20 minutos. La porte-parole de la police, Leticia Martins, a indiqué que le suspect menaçait de s'asperger d'essence et d'en asperger d'autres personnes, sans préciser s'il avait donné une raison précise à son geste. SIC Notícias, citant G1, rapporte que la police a tué le suspect vers 18h20, heure locale, après plus de deux heures de tentatives de négociation. Mme Martins n'a pas précisé comment le suspect a été tué, mais elle a expliqué l'issue en ces termes :
nos équipes de négociation étaient en place, mais n'ont vu d'autre solution que de le neutraliser
Enfants, familles et contexte
L'AP rapporte que, quelques minutes après deux explosions, des policiers sont sortis en portant certains des enfants, tandis que des parents en larmes attendaient des informations à l'extérieur. SIC Notícias, citant des autorités locales reprises par G1, indique que les enfants étaient âgés de deux à quatre ans, tandis que l'AP précise que la police n'a pas communiqué leur âge. La mairie de Curitiba a déclaré dans un communiqué que les enfants et le personnel bénéficieront d'un soutien psychologique, et SAPO rapporte que le secrétariat municipal à l'Éducation a indiqué que les familles étaient prises en charge par les équipes de la ville et des psychologues. La mairie a également remercié les autorités pour leur travail, selon SIC Notícias. SIC Notícias rapporte qu'une école voisine du centre a été évacuée et que les parents ont été appelés à venir chercher leurs enfants, et que les raisons de l'intrusion ainsi qu'un éventuel lien entre le suspect et les enfants n'étaient pas encore connus. Le Parana a déjà connu des violences en milieu scolaire : en 2023, un homme armé d'un pistolet est entré dans une école de Cambé et a tué deux élèves lors de la fusillade qui a suivi, selon SIC Notícias.
