
Konstantopoulou appelle la police contre des députés ND lors d'une audition de la commission d'éthique ; une députée fond en larmes alors que la séance sombre dans le chaos
La chef de file de Plefsi Eleftherias a composé le 100 depuis la commission d'éthique, accusant des députés du parti au pouvoir de tentative de chantage. La séance à huis clos de cinq heures s'est achevée par un vote de censure et une députée en larmes.
L'audition
La commission d'éthique s'est réunie à huis clos jeudi soir pour examiner deux rapports visant Zoé Konstantopoulou pour comportement anti-parlementaire lors de la commission d'enquête OPECEPE. Les rapports ont été déposés par les députés de Nouvelle Démocratie (ND) Andréas Nikolakopoulos et María Syrengela, qui présidait cette commission. Une demande distincte de levée de l'immunité de Konstantopoulou, suite à une plainte en diffamation de l'homme d'affaires Achilléas Ntavelis, était également à l'ordre du jour.
Accusations et larmes
Konstantopoulou a ouvert la séance en accusant les députés ND de collusion avec Syrengela, qui a intenté un procès en diffamation de 300 000 € contre elle. Elle s'en est prise aux députées ND, leur disant qu'elles « tolèrent tout cela » au lieu de se lever. Lorsqu'elle a pris à partie Ioánna Lytribi, criant « Vous êtes en conflit d'intérêts parce que vous êtes une amie de Syrengela ! », la députée a fondu en larmes dans l'hémicycle.
Au lieu de se lever, les députées tolèrent tout cela !
Personne n'est terrorisé, Madame la Présidente ! Personne ! Je parle comme on me parle !
La police appelée
Alors que la confrontation s'intensifiait, Konstantopoulou a composé le 100 et a exigé l'arrestation des députés ND, affirmant qu'ils commettaient le délit de tentative de chantage en flagrant délit. « L'autorité policière doit intervenir pour le délit flagrant commis par les députés ND », a-t-elle déclaré. Le président Giórgos Georgantas a suspendu la séance pendant plusieurs minutes pour calmer les esprits.
L'autorité policière doit intervenir pour le délit flagrant commis par les députés ND.
Accrochages dans les couloirs
La tension a débordé dans les couloirs. Konstantopoulou a eu un échange houleux avec le député KKE Níkos Karathanasópoulos, qui lui a dit « Rendez-nous service. Allez, bravo ! ». Elle a répliqué « Sexistes ! ». Plus tôt, le député ND Dimítris Kairídis et le député de Plefsi Eleftherias Aléxandros Kazamías ont échangé des insultes après que Kazamías a accusé Kairídis d'avoir fait un geste sous-entendant qu'il était fou.
Rendez-nous service. Allez, bravo ! Allez, bravo !
Sexistes !
Censure de la commission
Avec les voix de la majorité, la commission a déclaré Konstantopoulou coupable de comportement anti-parlementaire et a renvoyé l'affaire au président Nikítas Kaklamánis. Selon le code d'éthique parlementaire, il peut imposer des sanctions allant d'un blâme à une réduction de son indemnité mensuelle. Konstantopoulou a qualifié la procédure d'« inconstitutionnelle » et d'« inédite », notant qu'un ancien député qui avait envoyé quelqu'un à l'hôpital n'avait pas fait l'objet d'une telle procédure.
La suite
La séance de cinq heures a été levée sans examiner la demande de levée d'immunité. Ce débat a été reporté à mardi matin. La censure de la commission est désormais entre les mains du président, qui décidera d'éventuelles mesures disciplinaires.
- La commission se réunit pour examiner les rapports visant Konstantopoulou et la demande de levée d'immunité.
- Konstantopoulou accuse les députés ND de collusion avec Syrengela et prend pour cible les députées.
- Ioánna Lytribi craque après avoir été accusée de conflit d'intérêts.
- Konstantopoulou compose le 100, exigeant l'arrestation des députés ND pour tentative de chantage.
- Affrontement verbal avec le député KKE Karathanasópoulos ; incident antérieur entre Kairídis et Kazamías.
- La commission vote la censure de Konstantopoulou et renvoie l'affaire au président.
- La séance se termine après cinq heures ; le débat sur l'immunité reporté à mardi.


