Transport · Toulouse et Castres
Le Conseil d'État examine le recours final contre l'autoroute A69, le rapporteur public soutient le projet
La plus haute juridiction administrative française a examiné lundi le recours environnemental contre l'autoroute A69, tandis que le rapporteur public a préconisé le rejet de la contestation. L'affaire est désormais en délibéré.
Texte IA fondé sur les articles de Mediapart, SudOuest.fr, LesEchos.fr et d’autres médias. Publié . Comment il est fait
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En bref
Le rapporteur public a recommandé le rejet du pourvoi en cassation des associations environnementales, arguant que l'A69 répond au critère juridique de raison impérative d'intérêt public majeur (RIIPM) sans nécessiter de comptabiliser les espèces protégées.
La bataille juridique a débuté avec l'annulation de l'autorisation environnementale en février 2025, annulée par la cour administrative d'appel de Toulouse en décembre 2025. La décision finale du Conseil d'État est attendue.
Le concessionnaire Atosca affirme que tous les terrassements et structures sont terminés, avec 25 km du tracé de 50 km déjà bitumés. Il vise l'ouverture du tronçon Castres–Verfeil pour la mi-octobre 2026.
Des groupes comme France Nature Environnement et les Amis de la Terre soutiennent que l'autoroute détruit des terres agricoles et menace 157 espèces animales, en contradiction avec les ambitions de durabilité de la France.
- 1 févr.Le tribunal administratif de Toulouse annule les autorisations environnementales de l'autoroute A69.
- 30 déc.La cour administrative d'appel de Toulouse valide les autorisations et autorise la reprise des travaux.
- 15 juinLe Conseil d'État examine le pourvoi en cassation ; le rapporteur public recommande le rejet de la contestation environnementale.
- 15 oct.Atosca prévoit l'ouverture du tronçon Castres–Verfeil de l'A69.
Trois ans de bataille judiciaire
Le Conseil d'État a tenu une audience prioritaire le 15 juin 2026 concernant le pourvoi en cassation déposé par des associations environnementales contre l'autoroute Toulouse–Castres. Le recours conteste un arrêt de décembre 2025 de la cour administrative d'appel de Toulouse, qui avait validé l'autorisation environnementale du projet et permis la reprise des travaux. Cette décision avait annulé un jugement de février 2025 du tribunal administratif de la même ville, qui avait invalidé l'autorisation pour absence d'intérêt public majeur.
L'avis du rapporteur
Le rapporteur public a invité la cour à rejeter les recours, arguant que la « raison impérative d'intérêt public majeur » (RIIPM) exigée par la loi était remplie. Le magistrat a précisé que la détermination d'un tel intérêt ne nécessitait pas une évaluation du nombre d'espèces protégées affectées ou de leur état de conservation.
« L'existence d'une raison impérative d'intérêt public majeur s'apprécie sans prendre en compte le nombre d'espèces protégées et leur état de conservation. »
Le rapporteur a ajouté que l'intérêt public doit être mis en balance avec la préservation des espèces, et que le projet apporterait des gains substantiels en termes de confort, de ponctualité, de sécurité et de temps de trajet pour la zone Castres-Mazamet. Les élus locaux soutiennent massivement l'autoroute, a-t-il été rappelé à la cour.
Préoccupations environnementales
Le tracé de 50 kilomètres de l'A69 empiéterait sur des terres agricoles et nuirait à 157 espèces animales selon les opposants, parmi lesquels France Nature Environnement, les Amis de la Terre et L'Affaire du siècle. Un avis de l'autorité environnementale de 2022 qualifiait le projet d'« anachronique » au regard des objectifs de durabilité actuels, mais le rapporteur a soutenu que la RIIPM est un critère juridique et que le juge administratif n'a pas vocation à arbitrer des choix politiques.
La construction se poursuit
Malgré l'incertitude juridique, le concessionnaire Atosca indique que les travaux respectent le calendrier. Il prévoit l'ouverture du tronçon entre Castres et Verfeil pour la mi-octobre 2026. Atosca a déclaré aux journalistes que tous les terrassements et ouvrages d'art sont terminés, et que 25 km de chaussée ont déjà reçu leurs couches de roulement finales.
« Tous les terrassements sont terminés, tous les ouvrages d'art construits et 25 km de chaussée ont reçu leurs couches de roulement finales. »
Et maintenant ?
Le Conseil d'État a mis sa décision en délibéré après l'audience. Aucune date n'a été communiquée pour le rendu de l'arrêt. Le sort du projet reste donc en suspens, les deux parties attendant l'issue d'une affaire qui fera jurisprudence sur la manière de peser le développement des infrastructures face à la protection de la biodiversité en France.
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Sources et contexte
- MediapartA69 : bientôt la fin du feuilleton judiciaire
- SudOuest.frAutoroute A69 Toulouse-Castres : le rapporteur public demande le rejet des pourvois en cassation des opposants au chantier
- LesEchos.frA69 : la décision très attendue du Conseil d'Etat
- FranceinfoA69 : le Conseil d'État demande le rejet des pourvois en cassation des opposants au chantier
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- Toulouse
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