Climat
Les rapports de l'ONU avertissent que la perte des glaciers et de la banquise pourrait être irréversible au-delà de 1,5 °C de réchauffement
Deux rapports des Nations unies publiés le lundi 2 novembre 2026 indiquent que le franchissement du seuil de 1,5 °C de réchauffement mondial entraînerait des dommages importants et souvent irréversibles pour les glaciers, la banquise et le pergélisol. Copernicus estime que ce seuil pourrait être dépassé vers 2030.
Texte IA fondé sur les articles de G4Media.ro, SWI swissinfo.ch, La Libre.be et d’autres médias. Publié . Comment il est fait
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En bref
Deux rapports de l'ONU avertissent que le dépassement de 1,5 °C de réchauffement aurait des conséquences importantes et souvent irréversibles pour les glaciers, la banquise et le pergélisol, selon le rapport piloté par 80 scientifiques de l'ICCI et du PNUE.
Le Guardian rapporte que l'échec à réduire les émissions a conduit les scientifiques à conclure qu'un certain dépassement est inévitable, avec des températures de pointe d'environ 3 °C attendues avec les politiques actuelles.
L'AFP cite 1,37 °C de réchauffement déjà atteint, le Guardian 1,3 °C, et Copernicus estime que le seuil de 1,5 °C pourrait être franchi vers 2030.
L'auteur principal James Kirkham indique que la Suisse a perdu 20 % de ses glaces glaciaires au cours des cinq dernières années, et les rapports jugent l'objectif de 1,5 °C déjà trop élevé pour la cryosphère.
- Vers 2030Copernicus indique que le seuil de 1,5 °C pourrait être franchi durant cette période
- D'ici 2150Point idéal pour que le réchauffement à long terme passe sous 1 °C, selon le rapport
Ce que disent les rapports de l'ONU
Deux rapports des Nations unies publiés le lundi 2 novembre 2026 avertissent qu'un réchauffement supérieur à 1,5 °C par rapport aux niveaux préindustriels aurait des conséquences importantes et souvent irréversibles pour la cryosphère, l'ensemble des parties gelées de la planète composées de neige, de glace et de sols gelés. Ce seuil est l'objectif le plus ambitieux de l'accord de Paris. L'un des rapports, rédigé par 80 scientifiques travaillant avec l'International Cryosphere Climate Initiative (ICCI) et le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), soutient qu'un dépassement temporaire provoquerait malgré tout des pertes durables de glace. Les auteurs appellent à agir « le plus vite possible » avant la COP31, où les pays doivent discuter de mesures contre le réchauffement climatique.
Un réchauffement déjà proche du seuil
Les estimations du réchauffement actuel diffèrent selon les comptes rendus des rapports. L'AFP retient une hausse de 1,37 °C par rapport aux niveaux préindustriels, le Guardian 1,3 °C. Le réseau européen Copernicus estime que le seuil de 1,5 °C pourrait être franchi vers 2030. Les scientifiques affirment que l'échec à réduire les émissions de gaz à effet de serre rend un dépassement du seuil pratiquement inévitable. Les rapports jugent 1,5 °C déjà trop élevé pour la cryosphère, dont la température de sécurité se situe plutôt autour de 1 °C, voire moins.
Le scénario du dépassement
Selon le compte rendu du Guardian, le fort dépassement attendu avec les politiques actuelles, avec des températures de pointe d'environ 3 °C, ferait dégeler presque tout le pergélisol proche de la surface. Cette même trajectoire rendrait probable une perturbation grave et peut-être brutale de la circulation océanique et entraînerait une acidification généralisée. Le rapport constate aussi que les recherches les plus récentes suggèrent que la banquise se reconstitue plus lentement qu'on ne le pensait. Les auteurs veulent que la durée passée au-dessus de 1,5 °C soit aussi courte que possible et que suffisamment de carbone soit retiré de l'atmosphère pour ramener le réchauffement à long terme sous 1 °C d'ici 2150. Les scientifiques signalent également le risque de franchir des points de bascule critiques, ce qui rendrait certains changements pratiquement irréversibles.
Les pertes glaciaires et le second rapport
James Kirkham, glaciologue à l'ICCI et auteur principal de l'un des rapports, décrit la cryosphère comme l'une des composantes les plus sensibles du système climatique, dont les pertes affectent la planète entière. Il cite les pertes glaciaires déjà visibles en Suisse.
« La Suisse a perdu 20 % de ses glaces glaciaires au cours des cinq dernières années »
Le second rapport modélise un dépassement de 2,8 °C qui se poursuivrait au siècle prochain. Dans ce scénario, le niveau de la mer pourrait monter jusqu'à 5 cm par an d'ici 2150, contre 0,45 cm par an actuellement, selon le compte rendu de La Libre. Le dégel du pergélisol pourrait aussi libérer chaque année autant de CO2 que les États-Unis, deuxième pollueur mondial, en émettent aujourd'hui.
La suite
Certains glaciers pourraient partiellement se reconstituer si le réchauffement revenait rapidement sous 1,5 °C en moyenne, voire 1 °C, et la banquise arctique pourrait en profiter. Chen Zhao, glaciologue spécialiste de l'Antarctique et contributeur aux rapports, avertit que ramener le réchauffement sous le seuil n'annulerait pas les conséquences de la période où il l'a dépassé. James Kirkham souligne que chaque fraction de degré supplémentaire et chaque année passée au-dessus du seuil apporteraient des conséquences plus dévastatrices. Les rapports ont été publiés environ une semaine avant la COP31.
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Sources et contexte
- G4Media.roDommages irréversibles sur les glaciers et la banquise à une hausse des températures de plus de 1,5°C, avertit l'ONUDaune "ireversibile" asupra gheţarilor şi banchizei la o creştere a temperaturilor de peste 1,5°C, avertizează ONU · original en roumain
- SWI swissinfo.chL'ONU met en garde contre des dommages irréversibles sur les glaciers dus au réchauffement climatiqueUN warns of irreversible damage to glaciers due to global warming · original en anglais
- La Libre.beDes dégâts irréversibles sur les glaciers au-delà de 1,5°C de réchauffement
- H KαθημερινήRéchauffement climatique : la glace terrestre pourrait ne jamais se rétablirΥπερθέρμανση του πλανήτη: Οι πάγοι της Γης μπορεί να μην ανακάμψουν ποτέ · original en grec
- James Kirkham
- Glaciologue à l'International Cryosphere Climate Initiative et auteur principal de l'un des rapports de l'ONU
- Chen Zhao
- Glaciologue spécialiste de l'Antarctique et contributeur aux rapports de l'ONU
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- Organisation des Nations unies
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