La Rhénanie-du-Nord-Westphalie signe un accord foncier pour une deuxième prison d'expulsion sur une ancienne base de l'OTAN à Mönchengladbach
La Rhénanie-du-Nord-Westphalie s'est rapprochée de la construction d'une deuxième prison d'expulsion après avoir signé un contrat d'achat pour un terrain sur une ancienne base de l'OTAN à Mönchengladbach, même si le chantier se heurte encore à des obstacles.
Contrat d'achat pour le site JHQ
La Rhénanie-du-Nord-Westphalie a franchi une étape concrète vers la création d'une deuxième prison d'expulsion. L'agence de construction et d'immobilier de l'État, Bau- und Liegenschaftsbetrieb (BLB), a confirmé le 22 juillet 2026 qu'un contrat d'achat avait été signé avec le gouvernement fédéral pour le terrain nécessaire. Le site fait partie de l'ancienne base militaire JHQ à Mönchengladbach, une vaste zone qui servait autrefois de quartier général de l'OTAN. Un porte-parole du BLB a déclaré à l'agence de presse Deutsche Presse-Agentur que l'accord sécurise l'emprise nécessaire à l'installation prévue, officiellement appelée Unterbringungseinrichtung für Ausreisepflichtige (UfA).
Brève incertitude quant à une réutilisation militaire
L'accord fait suite à une courte période d'incertitude. Le gouvernement fédéral avait envisagé de récupérer une partie de l'ancien site de l'OTAN pour une nouvelle utilisation militaire. Cette possibilité a soulevé des questions sur la disponibilité du terrain pour le projet de l'État. Cependant, la NRW n'a besoin que d'une partie du vaste site JHQ, laissant le reste potentiellement disponible pour d'autres usages. Le contrat d'achat résout le conflit immédiat, permettant à la planification de se poursuivre sur la parcelle désignée.
Ce que sera l'installation
L'UfA est conçue pour accueillir des personnes qui sont légalement tenues de quitter l'Allemagne mais ne l'ont pas encore fait. Ce sera la deuxième installation de ce type en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, complétant la capacité existante. L'État n'a pas encore divulgué le nombre prévu de places ni le calendrier de construction. Le porte-parole du BLB a noté que le projet en est encore à un stade précoce, avec plusieurs étapes administratives et de planification à venir.
Obstacles avant la construction
Malgré l'accord foncier, la construction ne peut pas commencer immédiatement. Le BLB a indiqué que des approbations supplémentaires, une planification architecturale détaillée et peut-être une consultation publique sont encore nécessaires. L'ancien site militaire pourrait également nécessiter des mises à niveau des infrastructures avant le début des travaux. Aucune date n'a été fixée pour la première pierre, et l'État n'a pas publié d'estimations de coûts. Les prochaines étapes consisteront à obtenir les permis de construire et à finaliser la conception du centre de détention.


