Football · Oslo et Zurich

La Fédération norvégienne de football exige la démission immédiate du président de la FIFA Gianni Infantino

La Fédération norvégienne de football est devenue la première fédération nationale à exiger publiquement la démission immédiate du président de la FIFA Gianni Infantino, invoquant une perte de confiance institutionnelle après l'abandon du projet FIFA Forward Enterprise et une série de différends en matière de gouvernance.

Texte IA fondé sur les articles de SAPO, europa press, Ziare.com et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Oslo, Zurich · Norvège, Suisse
Comment on en est arrivé là
  1. 6 aoûtLes instances dirigeantes de la NFF décident d'exiger la démission d'Infantino
  2. 7 aoûtKlaveness annonce publiquement la demande de démission lors d'une conférence de presse
  3. mars 2027Élection présidentielle de la FIFA prévue

L'exigence de la Norvège

La Fédération norvégienne de football (NFF) a annoncé vendredi 7 août qu'elle demandera formellement la démission du président de la FIFA Gianni Infantino. La décision a été prise par les instances dirigeantes de la fédération lors d'une réunion jeudi 6 août et rendue publique par la présidente de la NFF, Lise Klaveness, lors d'une conférence de presse. La Norvège devient la première fédération nationale à exiger publiquement et sans équivoque le départ immédiat d'Infantino. La NFF prévoit d'envoyer une lettre officielle à la FIFA dans les prochains jours et espère que d'autres pays membres de l'UEFA se joindront à l'appel.

Perte de confiance

Klaveness, avocate de 45 ans qui dirige la NFF depuis mars 2022, a fait valoir qu'Infantino ne bénéficie plus de la confiance nécessaire pour diriger l'instance mondiale du football. Elle a cité une longue liste de préoccupations soulevées par la fédération norvégienne durant son mandat, notamment des questions sur l'attribution des tournois, le Prix de la paix inaugural de la FIFA remis au président américain Donald Trump en décembre, et la levée de la suspension de l'attaquant américain Folarin Balogun pendant la Coupe du monde 2026 après une intervention de Trump.

« Il n'a pas la confiance institutionnelle nécessaire pour diriger la FIFA de manière stable dans la période que nous traversons. Il n'y a pas de retour en arrière possible pour Gianni Infantino. »

Lise Klaveness, présidente de la Fédération norvégienne de football

Le projet FFE

Le déclencheur immédiat de la crise a été la proposition FIFA Forward Enterprise (FFE), annoncée environ une semaine avant la déclaration. Le plan prévoyait la création d'une filiale pour gérer les actifs commerciaux et les événements de la FIFA, y compris la Coupe du monde, avec la vente de 20 % de son capital à des investisseurs privés. Le projet visait à lever jusqu'à 4,2 milliards de dollars (environ 3,6 milliards d'euros) sur la base d'une valorisation initiale de 20 milliards de dollars. La FIFA a déclaré qu'elle conserverait le contrôle et que les revenus seraient réinvestis dans le développement du football.

Portée financière du projet FIFA Forward Enterprisemds $
Valorisation initiale
20 mds $
Objectif de levée de fonds
4.2 mds $

Données tirées du texte de l’article

La proposition a rencontré une vive opposition. La CONMEBOL, la CONCACAF et la Confédération asiatique de football (AFC) ont toutes exprimé leur résistance. L'UEFA est allée plus loin, annonçant conjointement avec ses 55 fédérations membres qu'elles ne participeraient pas aux compétitions de la FIFA si le plan était mis en œuvre. Infantino a ensuite annulé le projet. Les sources divergent sur le moment exact : un article rapporte l'abandon le vendredi précédent, un autre le samedi précédent.

Plaintes éthiques

Au-delà de la demande de démission d'Infantino, la NFF a décidé de saisir le comité d'éthique de la FIFA de trois affaires : le projet FFE avorté, la levée de la suspension de Balogun après l'intervention de Trump, et l'attribution du « Prix de la paix » auto-décerné au président américain. La fédération demandera également un examen complet des réformes auxquelles Infantino s'était engagé. Klaveness a souligné que la question porte sur la gouvernance, et non sur les personnalités.

Spéculations sur la succession

Infantino, président depuis 2016, est actuellement le seul candidat déclaré pour l'élection présidentielle de la FIFA prévue en mars 2027. Il a besoin de la majorité des voix des 211 fédérations membres pour obtenir un nouveau mandat. L'ancien président de la FIFA Sepp Blatter a suggéré Klaveness comme successeur possible sur le réseau social X, la présentant comme la seule personne ayant toujours pris des positions claires et arguant qu'il était temps qu'une femme dirige la FIFA.

« Elle a été la seule à avoir toujours pris une position claire et à ne pas avoir suivi le courant dominant. Et à la FIFA, le moment est venu pour une femme de prendre les rênes. »

Sepp Blatter, ancien président de la FIFA

Klaveness a écarté ces spéculations, déclarant à l'AFP : « Nous n'en sommes pas là. » Elle a affirmé que l'attention devait rester centrée sur les problèmes soulevés, et non sur des candidats individuels, et qu'il serait étrange qu'elle commence à répondre à des questions sur elle-même.

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Sources et contexte

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