
La mère de Louis, adolescent tué à Narbonne, réclame 30 ans de prison lors d'une marche blanche, des figures d'extrême droite y participent
Amandine Chaudier, mère de Louis, 17 ans, battu à mort à Narbonne, a réclamé des peines de 30 ans de prison sans libération conditionnelle pour les cinq suspects, alors que des milliers de personnes ont défilé le 5 juillet et que des hommes politiques d'extrême droite étaient présents.
La marche
Des milliers de personnes, selon des estimations allant de plusieurs centaines à 4 500 d'après France 24, ont défilé dans Narbonne dimanche lors d'une marche blanche pour Louis, 17 ans, battu à mort fin juin. Le cortège, organisé par sa mère et sa tante, a serpenté jusqu'au chantier où il a été agressé. Quelque 400 militants identitaires se trouvaient parmi la foule, plus que lors d'un rassemblement précédent une semaine plus tôt, et des drapeaux français jalonnaient le parcours.
L'appel de la mère
S'adressant à la foule, Amandine Chaudier a rejeté le principe juridique de la minorité pénale.
Elle a juré de se battre pour des peines incompressibles de 30 ans pour les cinq suspects et de « restaurer tout le sens de la perpétuité réelle ». Dans une lettre lue à voix haute, elle a déclaré :Je ne veux plus entendre parler de l'excuse de minorité. Il n'est pas acceptable que vos meurtriers ne purgent que huit, dix ou vingt ans pour les plus âgés, sans parler des réductions de peine pour bonne conduite.
Avant que tu ne partes, je t'ai promis que ton nom traverserait toute la France, que ton histoire apportera le changement que nous te devons.
Présence politique
Les figures d'extrême droite Eric Zemmour et Marion Maréchal-Le Pen ont participé à la marche, après avoir annoncé leur intention sur les réseaux sociaux. Marine Le Pen avait auparavant condamné une « barbarie quotidienne » et Jordan Bardella a parlé de « sauvagerie », mais aucun n'était présent. La foule a scandé « Peine de mort ! Peine de mort ! » à certains moments, et le procureur de Narbonne avait précédemment publié un communiqué soulignant que le crime n'avait pas de mobile racial.
Le crime et les suspects
Louis a été pris en embuscade sur un chantier de Narbonne le soir du 19 juin, battu et filmé par ses agresseurs. Laissé inconscient, il a été retrouvé par un ouvrier le lendemain et hospitalisé, mais il est mort de ses blessures le 23 juin. Cinq jeunes, dont trois mineurs âgés de 16 à 19 ans, ont été rapidement arrêtés et placés sous enquête pour tentative d'assassinat, puis en détention provisoire.
Une réponse familiale divisée
La veille, le père de Louis, Nicolas Hervé, a mené une marche blanche séparée à Carcassonne avec environ 500 participants, évitant délibérément toute connotation politique. L'événement de la mère, en revanche, était ouvert aux hommes politiques et a attiré une atmosphère plus chargée. Une semaine plus tôt, une première marche à Narbonne avait rassemblé environ 1 000 personnes, dont 300 identitaires, avec des slogans comme « Racaille partout, justice nulle part » et « Français réveille-toi, tu es chez toi ici ».
- Louis, 17 ans, est pris en embuscade et battu sur un chantier de Narbonne ; les agresseurs filment l'agression.
- Louis meurt à l'hôpital des suites de ses blessures.
- Première marche blanche à Narbonne rassemblant environ 1 000 personnes, dont 300 identitaires ; la famille n'y participe pas.
- Le père, Nicolas Hervé, mène une marche blanche à Carcassonne avec 500 participants, évitant toute connotation politique.
- La marche blanche de la mère, Amandine Chaudier, à Narbonne attire des milliers de personnes ; elle réclame 30 ans de prison et des figures d'extrême droite y assistent.


