
La Belgique élimine les États-Unis de la Coupe du monde 4-1 alors que l'appel de Trump à Infantino au sujet de la suspension de Balogun alimente le récit de la 'Trump Curse'
Une défaite 4-1 contre la Belgique a mis fin au parcours de la nation hôte en Coupe du monde à Seattle, quelques heures après que Donald Trump a téléphoné au président de la FIFA Gianni Infantino pour lever la suspension de Folarin Balogun.
Le match à Seattle
La Belgique a battu les États-Unis 4-1 lors d'un match à élimination directe de la Coupe du monde au Lumen Field de Seattle, éliminant la nation co-organisatrice du tournoi. Romelu Lukaku a marqué le quatrième but, scellant la victoire pour une équipe belge entraînée par Rudi Garcia. Le résultat a déclenché un flot de mèmes et de commentaires politiques sur les réseaux sociaux européens, de nombreux utilisateurs présentant la défaite comme un reproche symbolique à la politique commerciale et étrangère de l'administration Trump.
L'appel de Trump à Infantino
Avant le match, le président Trump a téléphoné au président de la FIFA Gianni Infantino pour demander pourquoi l'attaquant Folarin Balogun était suspendu et exiger que la suspension soit levée. Infantino a obtempéré. Balogun a débuté le match mais a été largement décrit comme le pire joueur sur le terrain et a été remplacé en seconde période. Le New York Times a le premier rapporté cet appel, qu'Infantino espérait garder privé.
Sans lui, le spectacle ne serait pas le même.
La théorie de la 'Trump Curse'
L'épisode a relancé la soi-disant 'Trump Curse', une théorie des réseaux sociaux selon laquelle l'intérêt actif de Trump pour un événement sportif entraîne la défaite de l'équipe qu'il soutient. Les incidents précédents cités incluent la seule défaite des New York Knicks lors des finales NBA 2024 (match 4, auquel Trump a assisté), la défaite des Kansas City Chiefs au Super Bowl LIX contre les Philadelphia Eagles (Trump avait encouragé les Chiefs), et le triomphe de l'Europe à la Ryder Cup en 2025 après que Trump a soutenu l'équipe américaine. Même l'ancien porte-parole de Trump a plaisanté en ligne sur le fait que la faveur du président pourrait ne pas être un avantage.
- Trump assiste au match 4 des finales NBA ; les New York Knicks subissent leur seule défaite de la série contre les San Antonio Spurs.
- Super Bowl LIX : Trump encourage les Kansas City Chiefs, qui perdent contre les Philadelphia Eagles.
- Trump assiste à la finale de la Coupe du monde des clubs de la FIFA au MetLife Stadium ; l'événement est décrit comme un 'désastre coloré' pour le président.
- Ryder Cup : l'Europe bat les États-Unis ; Trump avait publiquement soutenu l'équipe américaine.
- Trump appelle Infantino pour lever la suspension de Balogun ; les États-Unis perdent 4-1 contre la Belgique et sont éliminés de la Coupe du monde.
Réactions d'Europe
Les joueurs belges ont célébré dans le vestiaire en exécutant la 'Trump dance', un geste que le président utilise souvent sur la chanson YMCA. La fédération belge de football a publié une image largement partagée faisant référence à la victoire. À Bruxelles, des mèmes ont circulé montrant la statue du Manneken Pis urinant sur la tête de Trump. Environ 50 membres du Parlement européen, dont l'ancienne entraîneuse de l'équipe féminine d'Italie Carolina Morace, ont demandé une enquête sur le rôle d'Infantino dans la levée de la suspension de Balogun.
Merci la Belgique.
La soirée de Balogun
Le retour de Balogun dans l'équipe, orchestré par l'intervention de Trump, est devenu le point central des critiques d'après-match. Les médias italiens et belges ont noté qu'il avait été remplacé après une mauvaise performance, un rapport le qualifiant de pire joueur sur le terrain. L'incident a ajouté une couche de controverse à un match d'élimination déjà chargé, mêlant sport, diplomatie et culture internet en une seule soirée à Seattle.


