La tribune de Vasilis Floridis dans Kathimerini, publiée le jeudi 22 octobre 2026, affirme qu'une décision de conseil renvoyant en jugement un proche parent d'un ministre et dix autres prévenus repose sur des jugements construits et sur la corruption.
Dans un communiqué commun du 23 octobre, le président et le procureur de la Cour suprême ont estimé que des publications sur une affaire pendante en première instance, bientôt jugée, sortent du cadre d'une critique légitime.
L'Union des juges et procureurs a qualifié les affirmations de fabriquées, et l'Union des procureurs de Grèce a cité la décision 705/2026 du Conseil d'État pour soutenir que des accusations graves exigent une base factuelle suffisante.
Seul le ministre de la Justice Giorgos Floridis peut engager une procédure disciplinaire contre le procureur, et selon les informations disponibles il confiera le dossier au ministre adjoint Ioannis Bougas en raison du lien familial.
Le jeudi 22 octobre 2026, Vasilis Floridis, procureur adjoint à la Cour suprême grecque (Aréopage) et frère du ministre de la Justice Giorgos Floridis, a publié dans Kathimerini une tribune intitulée « Veine de corruption dans le système judiciaire ». Le texte critique des collègues de la Cour suprême à propos d'une décision de conseil qui a renvoyé devant le tribunal un proche parent d'un ministre du gouvernement, aux côtés de dix autres prévenus. Floridis écrit avoir repris l'affaire à la Cour suprême après que les prévenus ont déposé un recours, demandé l'annulation de l'arrêt de deuxième instance et leur acquittement, et avoir vu le conseil rejeter cette demande. Il écrit aussi que quatre procureurs opposés au renvoi ont consigné que les preuves à l'origine des charges étaient pourries. Décrivant le renvoi lui-même, il écrit :
« Dans cette affaire, il ne s'agissait pas de l'expression d'un jugement derrière lequel un juge pourrait se retrancher. C'était la construction d'un jugement. »
La tribune soutient que la corruption érode la légitimité de l'autorité de l'État et la confiance du public dans l'application impartiale de la loi. Floridis écrit que ce point n'a pas encore été compris par tous ceux qui détiennent des pouvoirs constitutionnels en Grèce.
Dans un communiqué commun publié tôt le vendredi 23 octobre, le président et le procureur de la Cour suprême ont indiqué que les propositions du ministère public ne lient ni les tribunaux ni les conseils judiciaires. Ils ont ajouté qu'un procureur en désaccord avec une décision dispose des voies de recours prévues par la loi, et que la rédaction d'articles de presse sur des affaires qu'il a lui-même traitées n'en fait pas partie. Le communiqué vise des publications consacrées à une affaire en cours, bientôt appelée à être jugée en première instance, et affirme qu'elles contiennent des reproches et accusent vaguement de corruption les juges qui en sont saisis. Le communiqué s'exprime ainsi :
« De telles publications, qui portent sur une affaire pendante devant le tribunal de première instance, sortent des limites de toute critique des décisions judiciaires et des délibérations des conseils. »
Le juge à la Cour suprême Eftychis Nikopoulos et la procureure adjointe Eleni Skeparnia, qui exerçaient la fonction de porte-parole de la cour et du parquet, ont également critiqué la tribune dans des déclarations publiées le même matin. Les deux textes présentent l'affaire comme une question de confiance institutionnelle plutôt que de fond du dossier.
L'Union des juges et procureurs, avec d'autres associations judiciaires, a condamné la tribune. Elle qualifie les affirmations de fondées sur des « jugements judiciaires fabriqués » et rappelle que les juges de première instance, d'appel et de la Cour suprême ont tous renvoyé l'affaire en jugement. Le syndicat rappelle aussi que Floridis avait écrit dans To Vima en 2016 que les magistrats dont des proches sont actifs en politique devraient se récuser dans les affaires impliquant des personnalités politiques. L'Union des procureurs de Grèce a formulé une critique plus vive :
« Une critique stricte des décisions judiciaires et des choix du ministère public est légitime. Un désaccord, toutefois, même la conviction qu'une décision est erronée, ne suffit pas à fonder des accusations de corruption. »
Le syndicat cite la décision 705/2026 du Conseil d'État, qui selon lui exige une base factuelle suffisante pour les accusations graves visant l'intégrité et l'indépendance d'un magistrat. Il estime que l'obligation d'étayer des déclarations publiques pèse particulièrement lourd lorsqu'elles émanent d'un procureur de haut rang en fonction qui commente une affaire qu'il a lui-même traitée.
Selon les informations disponibles, seul le ministre de la Justice peut engager une procédure disciplinaire contre un procureur. En raison du lien familial, le ministre devrait confier le dossier au ministre adjoint de la Justice Ioannis Bougas, et le gouvernement en aurait été informé. Zacharias Kessés, avocat des victimes d'écoutes illégales, a relié la tribune à cette affaire. Il affirme que la « veine de corruption » atteint le cœur de l'État de droit et que l'affaire des écoutes exige des réponses. Il allègue également que l'enquête a été close sans recoupements essentiels et que le dossier a été retiré à trois procureurs de première instance peu avant que des poursuites soient engagées. Il s'agit de ses allégations, que les articles ne démontrent pas.
Le communiqué de la Cour suprême indique que l'affaire en cours doit être jugée prochainement en première instance, où les affirmations de la tribune seront examinées. La question disciplinaire reste ouverte, et les articles ne font état ni d'une décision ni d'un calendrier.
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La direction de la Cour suprême grecque et plusieurs instances judiciaires ont critiqué le procureur adjoint Vasilis Floridis, frère du ministre de la Justice, après sa tribune dans Kathimerini dénonçant une corruption dans une affaire en cours.
Texte IA fondé sur les articles de in.gr, Ειδήσεις, H Kαθημερινή et d’autres médias. Publié .