Diplomatie · Miami, Puerto Iguazú et Palm Beach

Flávio Bolsonaro affirme avoir quitté le Brésil seul, des sources citant un conseiller de Milei et l'aide de la Maison Blanche

Flávio Bolsonaro a déclaré au New York Times avoir organisé seul sa sortie du Brésil. Des responsables américains et trois personnes impliquées dans l'opération affirment qu'un responsable de la Maison Blanche a organisé son vol et qu'un conseiller de haut rang du président argentin l'a rencontré en Argentine.

Texte IA fondé sur les articles de EL PAÍS, Observador, BBC et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Photo : Agência Senado from Brasilia, Brazil, CC BY 2.0 (Wikimedia Commons, recadrée)
Comment on en est arrivé là
  1. 27 oct.Santiago Caputo rencontre Bolsonaro à l'aéroport de Puerto Iguazú, en Argentine
  2. 28 oct.Bolsonaro arrive aux États-Unis
  3. 4 nov.Accorde son premier entretien depuis son départ du Brésil au New York Times
  4. 5 nov.S'exprime lors d'un gala privé de la CPAC à Mar-a-Lago

Une sortie qu'il dit avoir organisée seul

Flávio Bolsonaro, 45 ans, candidat battu à l'élection présidentielle brésilienne, a accordé son premier entretien depuis son départ du Brésil au New York Times, publié mercredi 4 novembre. Il affirme avoir organisé lui-même le voyage et n'avoir reçu l'aide d'aucun gouvernement. Il décrit cette décision comme spontanée, prise avec son épouse Fernanda le matin qui a suivi l'élection, alors qu'il quittait le quartier fermé où son père est assigné à résidence. Selon lui, les autorités lui avaient ordonné de remettre ses passeports sous 24 heures. Il raconte aussi que son père lui a demandé s'il mesurait où menait l'affaire, et qu'il a répondu être préparé. Il reconnaît que des amis à l'étranger ont pu l'encourager, rien de plus.

« « C'était entièrement moi. » Il n'y a eu l'aide d'absolument personne, d'aucun gouvernement. »

Flávio Bolsonaro, candidat battu à l'élection présidentielle brésilienne et sénateur

Ce que rapportent les sources américaines et argentines

Le New York Times, citant des responsables américains, rapporte qu'un responsable de la Maison Blanche a affrété le jet qui l'a conduit à Miami et que le président Donald Trump a directement autorisé son entrée aux États-Unis. Trois personnes impliquées dans l'opération ont déclaré au journal que Santiago Caputo, membre du premier cercle de Javier Milei, a rencontré Bolsonaro à l'aéroport de Puerto Iguazú, en Argentine, le 27 octobre. Elles affirment que Caputo était venu de Buenos Aires la veille et avait contribué à accélérer les démarches pour les passeports et les documents de vol de la famille. Interrogé, Bolsonaro dit ne pas connaître Caputo et affirme que plusieurs Argentins se trouvaient à ses côtés à l'aéroport ; il ne reconnaît aucune aide du gouvernement Milei. Le secrétaire d'État américain Marco Rubio a démenti que Washington ait facilité son départ du Brésil. Bolsonaro est arrivé aux États-Unis le 28 octobre, après un trajet passé également par l'Équateur et l'Argentine.

Exposition judiciaire

Bolsonaro fait l'objet de plusieurs enquêtes au Brésil pour blanchiment d'argent et corruption, et il nie toute infraction. Il confie au journal s'attendre à ce que l'issue finale soit la prison et affirme que, s'il était resté, il aurait été presque certainement condamné. Il exprime de nouveau des soupçons sur le décompte des voix, qu'il qualifie d'impossible mathématiquement. Son père, Jair Bolsonaro, a été condamné à 27 ans de prison pour tentative de coup d'État et est assigné à résidence. Bolsonaro remercie Trump de ne pas avoir pris parti et de l'avoir laissé rester aux États-Unis, et déclare qu'il serait de nouveau candidat si de nouvelles élections étaient organisées.

Apparitions publiques en Floride

Le dimanche 1er novembre, Bolsonaro a assisté à un culte dans une église évangélique dirigée par des Brésiliens à Coral Springs, au nord de Miami, avec son épouse et leurs deux filles adolescentes. Le jeudi 5 novembre, il s'est exprimé lors d'un gala privé de la Conservative Political Action Conference (CPAC) à Mar-a-Lago, la propriété de Trump à Palm Beach. Il a partagé la scène avec le président de la CPAC, Matt Schlapp, et son frère Eduardo était également présent. Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux le montre affirmant que son bloc a obtenu la majorité à la chambre basse et au Sénat, et critiquant la Cour suprême du Brésil. Il affirme de nouveau que l'élection a été volée, sans apporter de preuves. Le billet du gala coûtait 2 500 dollars, et la retraite CPAC au sens large se tient du 4 au 7 novembre.

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Sources et contexte

Miami, Puerto Iguazú, Palm Beach · États-Unis, Argentine

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