
La France vise quatre médailles d'or aux Championnats du monde de judo 2026 à Bakou
Dix-sept judokas français participeront aux Championnats du monde de judo 2026 en Azerbaïdjan, du 4 au 10 octobre, avec l'objectif d'égaler les records nationaux de médailles deux ans avant les Jeux olympiques de Los Angeles.
Ambitions à Bakou
Les Championnats du monde de judo 2026 débuteront le 4 octobre à Bakou, en Azerbaïdjan, et se dérouleront jusqu'au 10 octobre sur les rives de la mer Caspienne. La compétition réunit l'élite : 12 des 14 leaders du classement mondial seront engagés dans les différentes catégories de poids. Pour les 17 athlètes français sélectionnés, le tournoi constitue un jalon décisif deux ans avant les Jeux olympiques de Los Angeles 2028. Le président de la Fédération française de judo, Stéphane Nomis, a fixé un objectif explicite à la délégation : quatre médailles d'or et le plus grand nombre possible de finalistes.
Nous devons montrer que nous sommes déjà prêts, que nous sommes déjà dans la course aux Jeux olympiques. C'est un championnat, ce n'est pas un tournoi de préparation. Vous représentez la France, il est interdit de perdre au premier tour. Cela enverrait un signe, et un bien mauvais, que vous êtes capable de perdre au premier tour des Jeux olympiques.
Le groupe français et les absences clés
La France abordera le tournoi sans le poids lourd Teddy Riner, qui a déclaré forfait en raison d'une blessure à l'épaule toujours en cours et manquera son troisième championnat du monde consécutif depuis son titre à Doha en 2023. En son absence, la triple médaillée olympique Clarisse Agbégnénou mènera le contingent français dans la catégorie des moins de 63 kg. La judoka de 33 ans retrouve la scène mondiale sept mois après la naissance de son deuxième enfant, après avoir décroché le bronze au Grand Slam de Lausanne fin août. Le champion du monde en titre des moins de 73 kg, Joan-Benjamin Gaba, sera également engagé pour défendre son titre, remis d'un accident de vélo survenu en juin.
- La France domine les Championnats d'Europe en Géorgie avec 12 médailles et deux titres
- Le champion du monde en titre Joan-Benjamin Gaba est victime d'un accident de vélo avant de retrouver la forme
- Clarisse Agbégnénou remporte le bronze au Grand Slam de Lausanne pour son retour de congé maternité
- Les Championnats du monde de judo débutent à Bakou avec 12 leaders du classement mondial en lice
À la poursuite de titres record
Agbégnénou visera un septième titre mondial individuel à Bakou, après ses médailles d'or de 2014, 2017, 2018, 2019, 2021 et 2023. Si elle s'impose, elle égalera le record mondial de sept titres détenu par la judoka japonaise Ryoko Tani dans la catégorie des moins de 48 kg. Atteindre l'objectif fédéral de quatre titres au total égalerait également le record national français établi aux Championnats du monde de 2011 à Paris. Revenant sur son retour physique et ses ajustements techniques avant la compétition, Agbégnénou a décrit son processus de récupération après son accouchement.
C'est surprenant de voir ce que le corps peut faire et comment on peut progresser. Évidemment, il y a beaucoup de changements hormonaux avec une grossesse, et cela me fascine de voir tout ce que le corps peut faire, de voir jusqu'où je peux aller et comment je peux progresser.
- Ryoko Tani
- 7 titres
- Clarisse Agbégnénou
- 6 titres
Construire de la régularité vers Los Angeles
L'encadrement de l'équipe de France considère le tournoi de Bakou comme un indicateur essentiel de régularité après des performances irrégulières sur le circuit international. Si la France a décroché douze médailles au total et deux titres aux Championnats d'Europe en Géorgie en avril, les responsables veulent davantage de finales converties en titres. L'entraîneure de l'équipe féminine, Lucie Décosse, encadrera un groupe de neuf athlètes comprenant six judokas déjà médaillés mondiaux lors de ce cycle olympique, dont Romane Dicko et Audrey Tcheuméo. Le directeur général Frédérique Jossinet a confirmé que le staff évaluerait la performance de chaque athlète immédiatement après le tournoi afin d'ajuster la préparation pour 2028.
Sur cette olympiade, nous visons aussi à aller chercher de plus en plus d'or, parce que c'est ce qui a un peu manqué aux derniers Jeux, sur neuf sélectionnés. Nous en avons six qui sont déjà médaillés mondiaux sur l'olympiade. Beaucoup de pays rêveraient d'avoir cette équipe à un Championnat du monde. Nous l'avons. Maintenant, nous voulons aussi des titres !

