Santé & Éducation · Paris et Bruxelles
La France alerte 1,6 million de femmes sur un léger risque de tumeur cérébrale lié aux pilules au désogestrel
L'Agence française du médicament contacte 1,6 million de femmes et 90 000 médecins au sujet d'un très faible risque de méningiome lié aux contraceptifs au désogestrel, conseillant aux patientes de ne pas arrêter brutalement leur traitement.
Texte IA fondé sur les articles de Ouest France, RTBF, 20minutes et d’autres médias. Publié . Comment il est fait
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En bref
L'ANSM envoie des lettres d'information à 1,6 million de femmes et 90 000 médecins prescripteurs en septembre 2026.
Les données d'EPI-PHARE montrent 1 cas supplémentaire pour 67 000 utilisatrices, passant à 1 pour 17 000 après 5 ans et doublant après 7 ans.
L'avis concerne les pilules de 75 microgrammes de désogestrel, les pilules combinées, les implants Nexplanon et les anneaux, le risque excédentaire disparaissant 1 an après l'arrêt.
Le gynécologue Geoffroy Robin et les autorités sanitaires ont exhorté les patientes à continuer leur contraception prescrite et à discuter des options lors des consultations de routine.
- 2024EPI-PHARE publie une étude identifiant un léger risque de méningiome
- juillet 2026Le comité de sécurité de l'EMA recommande la mise à jour des notices des produits dans toute l'Europe
- 10 sept.L'ANSM annonce l'envoi direct à 1,6 million de femmes et 90 000 médecins
Campagne de notification dans toute la France
L'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a annoncé le 10 septembre 2026 qu'elle enverra des lettres personnalisées à 1,6 million de femmes prenant des contraceptifs à base de désogestrel. L'agence envoie également des avis à environ 90 000 médecins prescripteurs. La communication informe les patientes d'un léger risque statistique de développer un méningiome, une tumeur généralement bénigne qui se forme dans les membranes recouvrant le cerveau et la moelle épinière. Les autorités sanitaires ont souligné que le risque absolu reste faible et diffère des médicaments hormonaux précédemment restreints. Isabelle Yoldjian, directrice médicale de l'ANSM, a évoqué l'ampleur des résultats lors d'un point de presse.
« Le risque est faible et ne peut être comparé à celui de l'Androcur (acétate de cyprotérone), qui était 20 fois plus élevé après cinq ans d'utilisation. »
Contraceptifs concernés et caractéristiques de la tumeur
La notification concerne les pilules progestatives contenant 75 microgrammes de désogestrel, notamment Cerazette, Antigone, Elfasette et Optimizette, ainsi que les génériques de Biogaran, Cristers et Sandoz. Les contraceptifs oraux combinés contenant 150 microgrammes de désogestrel avec éthinylestradiol, comme Desobel, Mercilon et Varnoline, sont également concernés. Les méthodes hormonales apparentées, notamment l'implant sous-cutané Nexplanon et les anneaux vaginaux comme NuvaRing et Etoring, sont incluses dans les recommandations. Les méningiomes proviennent des trois couches protectrices du système nerveux central et sont non cancéreux dans 80 à 90 % des diagnostics. Ces tumeurs se développent généralement lentement sur des mois ou des années, mais les croissances plus volumineuses peuvent exercer une pression sur les structures crâniennes.
Calendrier de la recherche et risque statistique
L'avis découle d'une recherche épidémiologique menée en 2024 par EPI-PHARE, un groupement d'intérêt scientifique français. En juillet 2026, le Comité d'évaluation des risques en pharmacovigilance de l'Agence européenne des médicaments a recommandé la mise à jour des notices des produits dans toute l'Union européenne. Selon les données d'EPI-PHARE, un cas supplémentaire de méningiome survient pour 67 000 femmes utilisant le désogestrel seul. Cette incidence passe à un cas pour 17 000 après cinq ans d'exposition continue et double après sept ans. Le risque est élevé chez les patientes de plus de 45 ans ou celles ayant déjà utilisé d'autres progestatifs pendant plus de 12 mois. En France, les experts estiment environ 15 cas par an attribuables au médicament parmi 1,3 million d'utilisatrices mensuelles, le risque excédentaire disparaissant un an après l'arrêt.
- Femmes notifiées
- 1600000 destinataires
- Médecins notifiés
- 90000 destinataires
Données tirées du texte de l’article
Conseils médicaux et symptômes à surveiller
Les autorités sanitaires françaises et les sociétés médicales ont conseillé aux patientes de ne pas arrêter brutalement leur contraception, soulignant le risque immédiat de grossesse non planifiée. Les femmes sont plutôt encouragées à revoir leur prescription lors de leur prochaine consultation médicale de routine. Geoffroy Robin, secrétaire général du Collège national des gynécologues et obstétriciens français, a noté que les examens de routine restent le cadre approprié pour les ajustements.
« Il n'y a absolument pas lieu de s'inquiéter car c'est un risque extrêmement faible en termes absolus. »
Catherine Scorey, gynécologue au Collège royal des obstétriciens et gynécologues francophones de Belgique, a noté que les méningiomes surviennent également indépendamment de l'utilisation de contraceptifs. Les patientes présentant des symptômes neurologiques persistants sont invitées à consulter pour une évaluation médicale, qui peut inclure une imagerie par résonance magnétique. Les symptômes surveillés comprennent des maux de tête persistants, des troubles de la vision, des troubles de la parole, des problèmes d'équilibre, une faiblesse musculaire, une perte de mémoire, des vertiges et des crises d'épilepsie nouvelles ou aggravées.
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Sources et contexte
- Ouest FranceContraceptif et risque de méningiome : pilules concernées, symptômes, courrier envoyé... Ce qu'il faut savoir
- RTBFFaible risque de tumeur après la prise de contraceptifs à base de désogestrel : 'Il n'y a pas lieu de s'alerter, mais il faut rester vigilant' - RTBF Actus
- 20minutesQu'est-ce que le désogestrel et quelles pilules sont concernées ?
- RFIAgência francesa de medicamentos alerta para risco de tumor nas meninges associado a anticoncepcional
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