
La France se prépare à des marches nationales contre les violences sexuelles après l'affaire Lyhanna
Des marches doivent avoir lieu dans toute la France samedi 4 juillet, réclamant une loi intégrale contre les violences sexuelles, après le viol et le meurtre de Lyhanna, 11 ans, fin mai.
Marches nationales
Samedi 4 juillet, une « grande marche citoyenne » contre les violences sexuelles se déroule dans toute la France. La manifestation principale à Paris partira de la place de la Bastille à 15h30 pour se rendre place de la Nation. Les organisateurs indiquent que des rassemblements sont également prévus dans environ 80 autres villes, dont Agen, Dijon, Bordeaux et Rennes, reflétant une large mobilisation nationale.
Déclencheur : l'affaire Lyhanna
Les marches sont une réponse directe au meurtre de Lyhanna, une écolière de 11 ans du Gers. Elle a été violée et tuée fin mai 2026. L'affaire a provoqué une immense émotion publique et attiré l'attention sur ce que les critiques considèrent comme de graves lacunes dans la gestion des violences sexuelles par le système judiciaire. Ce drame fait suite à une série d'autres affaires très médiatisées qui ont alimenté les demandes de réforme systémique.
Organisateurs et revendications
Les protestations sont coordonnées par la Coalition féministe et enfantiste pour une loi intégrale, un groupe faîtier de 150 associations féministes et de protection de l'enfance. Leur revendication centrale est une loi intégrale contre les violences sexuelles, qui renforcerait la prévention, améliorerait l'accompagnement des victimes et réformerait les procédures judiciaires. La coalition capitalise sur l'indignation suscitée par la mort de Lyhanna pour faire pression en faveur d'une action législative.
Enfantisme et mouvements féministes
La mobilisation met également en lumière le concept d'« enfantisme », de plus en plus lié aux luttes féministes en France. Les défenseurs estiment que la protection des enfants contre les violences sexuelles doit faire partie intégrante de la lutte contre les violences de genre. L'affaire Lyhanna est devenue un point de ralliement pour cette approche intersectionnelle, les organisateurs insistant sur le fait que les enfants victimes ne peuvent être négligés dans les programmes féministes plus larges.
Un moment national
Avec des marches dans des dizaines de villes et un fort soutien de la société civile, les manifestations du 4 juillet constituent l'une des plus grandes protestations coordonnées contre les violences sexuelles de l'histoire récente de la France. Le gouvernement n'a pas encore répondu à l'appel en faveur d'une loi intégrale, mais l'ampleur de la mobilisation devrait accroître la pression sur les législateurs. La coalition espère transformer le chagrin public en un changement juridique durable.


