
Le parquet de Paris ouvre une enquête sur la désinformation russe ciblant les candidats à la présidentielle de 2027
Le parquet de Paris a ouvert une enquête d'initiative sur des opérations de désinformation russes ciblant Édouard Philippe, Gabriel Attal et Raphaël Glucksmann avant l'élection présidentielle de 2027.
Le parquet de Paris ouvre une enquête sur les ingérences
Le parquet de Paris a annoncé mardi 18 août 2026 que sa section AC2 pour la protection des libertés fondamentales a ouvert une enquête officielle d'initiative sur des campagnes présumées de désinformation russe ciblant les candidats à la course présidentielle française de 2027. L'enquête examine spécifiquement les opérations coordonnées de déstabilisation en ligne dirigées contre le candidat du parti Horizons, Édouard Philippe, et le leader du parti Renaissance, Gabriel Attal, tous deux anciens Premiers ministres sous le président Emmanuel Macron. Des responsables judiciaires ont confirmé à l'Agence France-Presse que les procureurs ont agi avant de recevoir des plaintes formelles des équipes juridiques des hommes politiques. Cette décision élargit une enquête antérieure ouverte début août 2026 sur des activités d'ingérence étrangères similaires ciblant le leader de Place Publique, Raphaël Glucksmann, également considéré comme un candidat potentiel à la présidentielle.
Médias falsifiés et allégations sanitaires
Les opérations de désinformation reposaient sur des contenus audiovisuels fabriqués, des articles falsifiés et une diffusion sur les réseaux sociaux X et TikTok afin de saper la confiance du public envers les candidats. Le 21 juillet, une vidéo manipulée circulant sur X reprenait l'identité visuelle de médias français établis pour affirmer qu'Édouard Philippe, qui souffre publiquement d'alopécie, avait été diagnostiqué d'une grave maladie neurodégénérative. Gabriel Attal a été ciblé par des publications parallèles sur X et TikTok le présentant faussement comme souffrant de la maladie de Parkinson et alléguant une consommation de stupéfiants. Dans le cas de Raphaël Glucksmann, la campagne en ligne a attaqué sa compagne, la journaliste Léa Salamé, tout en diffusant un article fabriqué qui usurpait l'identité du média français indépendant Blast. Ce rapport falsifié affirmait faussement que Glucksmann avait tenté de soudoyer plusieurs rédactions en échange d'une couverture médiatique favorable pendant sa campagne présidentielle.
Plaintes judiciaires et liens avec les services de renseignement
Après la propagation des allégations fabriquées, Attal et Glucksmann ont tous deux déposé des plaintes formelles auprès de la justice française. Gabriel Attal a déposé sa plainte le 7 août 2026 par l'intermédiaire de ses avocats, Sacha Ghozlan et Lucas Veil, invoquant une ingérence étrangère provenant directement de réseaux russes. Raphaël Glucksmann a annoncé le 12 août 2026 avoir également déposé une plainte pénale pour ingérence étrangère, faisant cette déclaration aux journalistes lors d'une visite dans le département de l'Aude.
Il est fondamental de dire cette chose simple : nous ne pouvons pas laisser la Russie de Vladimir Poutine manipuler l'élection existentielle pour le peuple français qu'est l'élection présidentielle de 2027.
Les enquêteurs français ont concentré leur attention sur l'acteur pro-russe Storm-1516, un réseau d'influence spécialisé directement exploité par le GRU, le service de renseignement militaire des forces armées russes.
- Une vidéo manipulée circule sur X affirmant qu'Édouard Philippe souffre d'une maladie neurodégénérative
- Gabriel Attal dépose une plainte pour ingérence étrangère de réseaux russes
- Raphaël Glucksmann annonce une plainte pénale pour ingérence électorale russe
- Le parquet de Paris confirme des enquêtes d'initiative sur l'ingérence ciblant Attal et Philippe
Impact sur la campagne et précédent régional
Une source sécuritaire citée par les médias français a noté que bien que ces premières opérations en ligne soient restées relativement peu visibles, elles constituent le premier effort coordonné visant directement les candidats à la présidentielle depuis le début du cycle électoral de 2027. Les autorités françaises de renseignement et judiciaires surveillent ces activités comme des précurseurs potentiels de tentatives étrangères plus larges de perturber l'intégrité électorale en France. L'enquête française fait suite à des cas antérieurs d'ingérence électorale en Europe. Fin 2024, la Cour constitutionnelle roumaine a annulé le premier tour de l'élection présidentielle roumaine après des soupçons d'ingérence russe massive sur TikTok en faveur du candidat d'extrême droite Călin Georgescu.


