En bref
Le sénateur tessinois Marco Chiesa (52 ans) et le président du gouvernement bernois Pierre Alain Schnegg (63 ans) ont annoncé leur candidature jeudi 22 octobre, rejoignant Céline Amaudruz et Rémy Wyssmann.
Ignazio Cassis (PLR) représente déjà le Tessin au Conseil fédéral ; l'élection de Chiesa donnerait donc deux sièges au canton, ce qu'il défend au nom d'une représentation à moyen terme.
Schnegg estime que deux conseillers fédéraux d'un même canton ne sont pas trop nombreux, citant Albert Rösti, de Berne, et affirme que la Suisse romande doit conserver deux sièges.
Les sections cantonales ont jusqu'à 12h00 vendredi 23 octobre pour déposer leur candidature. L'Assemblée fédérale élit le successeur le 9 décembre, et le siège est occupé à partir du 1er janvier.
- 20 nov.Le groupe parlementaire UDC doit choisir le ticket
- 9 déc.L'Assemblée fédérale élit le successeur de Parmelin
- 1 janv.Entrée en fonction du nouveau conseiller fédéral
Deux nouveaux candidats UDC entrent en lice
Le sénateur tessinois Marco Chiesa, 52 ans, a confirmé jeudi 22 octobre qu'il était disposé à briguer le siège que Guy Parmelin quitte. Il a fait cette annonce dans un entretien à Teleticino et Ticinonews, et la section tessinoise de l'UDC a publié le soir même un communiqué saluant son bilan. Schnegg, président du gouvernement bernois, 63 ans, avait lui aussi déclaré sa candidature jeudi, après la conseillère nationale genevoise Céline Amaudruz et le conseiller national soleurois Rémy Wyssmann, qui avaient déposé plus tôt. Les milieux politiques bernois s'attendaient à ce que le chef du groupe UDC zougois Thomas Aeschi et le membre du gouvernement argovien Jean-Pierre Gallati rejoignent la course avant la date limite, et au moins une autre candidature était attendue du Valais et une de Zurich. Chiesa a présidé l'UDC Suisse de 2020 à 2024 et siège au Conseil des États depuis 2019.
Décrivant ses motivations, Chiesa a déclaré aux médias tessinois :
« La Suisse est notre maison, et ce serait un honneur de pouvoir contribuer à en prendre soin. »
Le Tessin et la question de la représentation
Ignazio Cassis, du PLR, siège déjà au Conseil fédéral pour le Tessin, et Chiesa en a convenu. Il a estimé que le pays devait réfléchir à une « représentation à moyen terme », ajoutant que les Tessinois doivent connaître toute la Suisse, parler ses langues et comprendre ses cultures. Son ticket idéal l'associerait à Thomas Aeschi, bien que Zoug soit déjà représenté au Conseil fédéral par Martin Pfister, du Centre. Chiesa a indiqué que la campagne pesait sur sa famille, et il a dit craindre « tous les autres » parmi ses rivaux, tout en qualifiant de « particulièrement peu généreuses » les critiques récemment adressées à Céline Amaudruz.
Lorsqu'il avait annoncé fin décembre 2023 qu'il quitterait la présidence du parti au printemps suivant, Chiesa avait déclaré qu'un siège au gouvernement n'était pas son objectif personnel :
« Devenir conseiller fédéral n'est pas un objectif personnel pour moi. »
Schnegg et l'argument romand
Schnegg, originaire du Jura bernois, a dirigé une entreprise de logiciels et présidé un conseil hospitalier avant de siéger deux ans au Grand Conseil pour l'UDC. Il est entré au gouvernement bernois en 2016. Il a indiqué que plusieurs personnes lui avaient demandé de se présenter et qu'il avait pris sa décision après de longues discussions, notamment avec sa famille. S'il est élu, il siégerait aux côtés d'Albert Rösti, ce qui donnerait deux sièges au canton de Berne au gouvernement. Schnegg a déclaré ne pas croire que deux conseillers fédéraux d'un même canton soient trop nombreux, rappelant que cela s'est déjà produit. Il s'est aussi présenté comme Romand et a estimé que la Suisse romande devait conserver deux sièges au Conseil fédéral.
Calendrier jusqu'au 9 décembre
Les sections cantonales de l'UDC ont jusqu'à 12h00 vendredi 23 octobre pour soumettre leurs candidatures à la commission de recherche. La commission transmet ensuite sa proposition à la direction du groupe parlementaire d'ici au 13 novembre, et le groupe doit choisir le ticket le 20 novembre. L'Assemblée fédérale élit le successeur de Parmelin le 9 décembre, et le nouveau conseiller fédéral entre en fonction le 1er janvier.