Élections · Aubervilliers
Glucksmann réunit 4 000 personnes à Aubervilliers, un sondage le donnant à égalité avec Mélenchon pour la troisième place
Raphaël Glucksmann a rassemblé des milliers de personnes lors d’un meeting de pré-campagne à Aubervilliers samedi, tandis qu’un nouveau sondage Opinionway le place au coude-à-coude avec Jean-Luc Mélenchon, derrière le Rassemblement National et les candidats centristes en tête.
Texte IA fondé sur les articles de L'Opinion, SudOuest.fr, France 24 et d’autres médias. Publié . Comment il est fait
Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).
En bref
Glucksmann a réuni 3 000 à 4 000 personnes à Aubervilliers le 13 juin, présentant une quasi-campagne sans entrer officiellement dans la course.
Les sondages Opinionway montrent Glucksmann et Mélenchon à 13–16 %, loin derrière le RN (33–35 %) et Édouard Philippe (19 %).
Glucksmann s’est positionné comme anti-LFI et anti-Macron, appelant à la libération écologique, à la souveraineté numérique et à une économie plus juste.
Il a appelé les socialistes et les écologistes à le rejoindre mais refuse l’idée de primaire poussée par le chef du PS Olivier Faure.

- 26 maiGlucksmann annonce qu’il décidera de sa candidature présidentielle dans les trois mois.
- 7 juinMélenchon tient un meeting à Saint-Denis, revendiquant 26 000 participants.
- 13 juinGlucksmann réunit 3 000 à 4 000 personnes à son premier grand meeting à Aubervilliers.
Un meeting sans candidature officielle
Raphaël Glucksmann, cofondateur de Place publique, a tenu son premier grand meeting à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) le 13 juin 2026, réunissant entre 3 000 et 4 000 personnes, selon son équipe. Le député européen n’a pas encore officiellement déclaré sa candidature à l’élection présidentielle de 2027, ayant indiqué le 26 mai qu’il prendrait trois mois pour décider. Le meeting avait tous les attributs d’un lancement de campagne, avec des sympathisants scandant « Raphaël président ! », mais le candidat attend l’automne pour officialiser sa démarche.
« Ce n'est pas un aveu de faiblesse, mais un aveu de respect pour les autres partis politiques et pour les Français. On veut les convaincre sans les prendre pour des idiots. »
Attaquer ses rivaux et exposer ses thèmes
Glucksmann a cherché à présenter une alternative sociale-démocrate et pro-européenne, rejetant explicitement à la fois Jean-Luc Mélenchon et le bloc central de l’ère Macron. Il a dit à la foule que le RN n’a pas encore triomphé et que les Français ne veulent pas de Mélenchon à l’Élysée. Il a promis de faire de la « libération écologique » de la France la priorité absolue et de mener un « grand combat anticapitaliste » pour la souveraineté numérique, désignant Elon Musk, Sam Altman et Zhang Yiming comme ennemis.
« Notre ennemi a un visage. Et il a un nom. Il en a même plusieurs. Il s'appelle Elon Musk, Sam Altman, Zhang Yiming. »
Le paysage des sondages
Avant le meeting, un sondage Opinionway pour Le Journal du Dimanche a testé plusieurs scénarios de premier tour. Dans tous, le candidat du Rassemblement National (Marine Le Pen ou Jordan Bardella) est en tête avec 33–35 %, tandis qu’Édouard Philippe atteint 19 % comme option centriste. Glucksmann et Mélenchon sont pratiquement à égalité : dans un scénario, les deux obtiennent 13 %, dans un autre, Glucksmann atteint 14 % contre 13 % pour Mélenchon, et dans un troisième, ils atteignent chacun 16 % lorsque le communiste Fabien Roussel et l’écologiste Marine Tondelier sont exclus.
- RN (Le Pen/Bardella)
- 33 %
- Édouard Philippe
- 19 %
- Raphaël Glucksmann
- 13 %
- Jean-Luc Mélenchon
- 13 %
Données tirées du texte de l’article
Le chemin vers une gauche unie
Glucksmann a besoin de partenaires, notamment les socialistes et les écologistes, mais il a rejeté la primaire proposée par le premier secrétaire du PS Olivier Faure. Son délai de trois mois est aussi un appel aux autres forces de gauche à se rallier derrière lui. Parmi les personnalités notables présentes au meeting figurait l’ancien député macroniste Sacha Houlié.
« Dans notre espace politique, personne ne pourra faire mieux. »
Une longue préparation
Le meeting de Glucksmann a eu lieu une semaine après que Mélenchon a rassemblé 26 000 personnes à Saint-Denis. Le calendrier de la compétition gauche naissante se dessine étape par étape : la pause de trois mois, les meetings rivaux, et la décision judiciaire à venir dans l’affaire des assistants parlementaires du RN, qu’Opinionway a intégrée dans son sondage.
Poser une question sur ce texte
Sources et contexte
- L'OpinionRaphaël Glucksmann : la gauche, c'est lui !
- SudOuest.frPrésidentielle 2027 : Mélenchon et Glucksmann au coude-à-coude, derrière le RN et Édouard Philippe, selon un sondage Opinionway
- France 24Présidentielle 2027 : en meeting, Glucksmann veut "ramener la gauche au pouvoir"
- Franceinfo"On n'a pas le choix" : à Aubervilliers, les soutiens de Raphaël Glucksmann font bloc avec sa décision de reporter sa candidature à la présidentielle
- Raphaël Glucksmann
- Cofondateur de Place publique, député européen, quasi-candidat à l’élection présidentielle française de 2027.
- Jean-Luc Mélenchon
- Chef de La France insoumise et candidat à l’élection présidentielle de 2027.
- Édouard Philippe
- Ancien Premier ministre, candidat centriste potentiel pour 2027.
- Marine Le Pen
- Cheffe du Rassemblement National, candidate potentielle du RN.
- Jordan Bardella
- Président du Rassemblement National, candidat potentiel du RN.
- Gabriel Attal
- Secrétaire général de Renaissance, testé comme candidat du bloc central dans les sondages.
- Olivier Faure
- Premier secrétaire du Parti socialiste, a proposé une primaire.
- Sacha Houlié
- Ancien député macroniste qui a assisté au meeting de Glucksmann.
- Emmanuel Macron
- Président de la France, critiqué par Glucksmann.
- Elon Musk
- Propriétaire de X, désigné par Glucksmann comme un adversaire.
- Sam Altman
- PDG d’OpenAI, désigné par Glucksmann comme un adversaire.
- Zhang Yiming
- Cofondateur de ByteDance, désigné par Glucksmann comme un adversaire.
- Lieux
- Paris
Pollar est gratuit et sans publicité dans le texte. Ses membres le font vivre.
Soutenir Pollar