Gouvernement · Varsovie
Le premier président de la Cour suprême, Zbigniew Kapiński, condamne la présence policière au Tribunal constitutionnel
Zbigniew Kapiński, premier président de la Cour suprême, s'est opposé vendredi 30 octobre 2026 à l'envoi de policiers dans le bâtiment du Tribunal constitutionnel et à une ordonnance imposant une suspension d'un mois à sa direction.
Texte IA fondé sur les articles de Rzeczpospolita, rmf24.pl, Nasz Dziennik et d’autres médias. Publié . Comment il est fait
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En bref
Le vendredi 30 octobre 2026, des policiers ont été envoyés au Tribunal constitutionnel et le vice-président Bartłomiej Sochański s'est vu refuser l'entrée du bâtiment.
Anna Korwin-Piotrowska a signé une ordonnance prévoyant une suspension d'un mois des fonctions officielles de Bogdan Święczkowski et Bartłomiej Sochański.
Zbigniew Kapiński, premier président de la Cour suprême, a condamné ces mesures dans un communiqué qui cite les articles 7, 10 et 173 de la Constitution.
Des policiers au Tribunal et une suspension ordonnée pour sa direction
Le vendredi 30 octobre 2026, des policiers ont été envoyés dans le bâtiment du Tribunal constitutionnel. Le vice-président Bartłomiej Sochański s'est vu refuser l'entrée des locaux. Une ordonnance, une zarządzenie, signée par Anna Korwin-Piotrowska prévoit une suspension des fonctions officielles de la direction actuelle du Tribunal, Bogdan Święczkowski et Bartłomiej Sochański. Cette ordonnance fixerait cette suspension à un mois, et c'est le document auquel le premier président de la Cour suprême s'est ensuite opposé.
L'objection de la Cour suprême
Zbigniew Kapiński, premier président de la Cour suprême, a réagi dans un communiqué publié sur le site de la Cour suprême. Il a déclaré avoir reçu l'information de ces mesures avec la plus vive indignation et une ferme opposition. Selon lui, ces événements suscitent de sérieuses réserves quant à leur compatibilité avec les principes fondamentaux de l'ordre constitutionnel polonais, et il a mis en garde contre un précédent particulièrement dangereux pour l'État de droit démocratique. Kapiński a résumé son objection principale en une phrase :
« Je condamne fermement toute tentative de soumettre l'activité des organes constitutionnels de l'État à des mesures de contrainte ou à des décisions prises en dehors de l'ordre juridique prévu par la loi. »
Il a soutenu que les différends sur le fonctionnement des organes constitutionnels doivent être réglés selon les règles fixées par la Constitution et les lois, et non par la menace de la force. Il a également affirmé que la question du fonctionnement d'un organe constitutionnel ne pouvait être tranchée par l'usage ou la menace de la force.
Les fondements constitutionnels invoqués
Le communiqué cite les articles 7, 10 et 173 de la Constitution. L'article 7 impose aux autorités publiques d'agir sur le fondement et dans les limites du droit, l'article 10 consacre la séparation et l'équilibre des pouvoirs, et l'article 173 garantit que les tribunaux et les juridictions sont séparés et indépendants des autres branches du pouvoir. Kapiński soutient que ces dispositions excluent qu'un organe public restreigne l'activité d'un organe constitutionnel, ou prive de leurs fonctions les personnes qui y exercent, sans procédure prévue par la loi. Il a ajouté qu'aucun organe de l'État ne peut s'arroger des compétences que la loi ne lui confère pas, ni recourir à la contrainte pour imposer aux autres organes sa propre lecture des règles.
Sur le rôle de la police, il écrit :
« Dans un État démocratique de droit, la police ne peut être un instrument servant à imposer la volonté politique de ceux qui détiennent actuellement le pouvoir. »
Il a déclaré que la police ne peut être utilisée comme un instrument de pression sur les tribunaux et les juridictions, et qu'une position contraire signifierait que l'indépendance est décidée par la possibilité d'exercer la contrainte plutôt que par la loi.
Ce que le communiqué met en garde
Kapiński a averti que le silence face à des actions sapant l'indépendance des organes constitutionnels équivaudrait à tolérer des pratiques qui menacent les fondements de l'ordre constitutionnel. Selon lui, le Tribunal constitutionnel est actuellement l'objet de telles actions. Il a présenté le cas comme la question de savoir si le droit ou la capacité de contraindre décide de l'étendue de l'action d'un organe constitutionnel. Le communiqué se termine sur ce point, avec la conviction que seule la loi peut apporter la réponse.
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Sources et contexte
- RzeczpospolitaAnna Korwin-Piotrowska sous la critique du Premier président de la Cour suprême. Litige sur l'ordonnanceAnna Korwin-Piotrowska pod krytyką pierwszego prezesa SN. Spór o zarządzenie · original en polonais
- rmf24.pl« Aucune autorité ne peut... ». Voix sévère de la Cour suprême après les événements au Tribunal constitutionnel"Żaden organ władzy nie może...". Ostry głos z Sądu Najwyższego po wydarzeniach w Trybunale Konstytucyjnym · original en polonais
- Nasz DziennikPremier président de la Cour suprême : Les événements au Tribunal constitutionnel sont sans précédentI prezes SN: Zdarzenia w Trybunale Konstytucyjnym są bezprecedensowe · original en polonais
- NIEZALEZNA.PLDéclaration importante du Premier président de la Cour suprême. « Je condamne fermement »Ważne oświadczenie I Prezesa SN. ''Stanowczo potępiam'' · original en polonais
- Zbigniew Kapiński
- Premier président de la Cour suprême, auteur du communiqué condamnant les actions menées contre le Tribunal
- Anna Korwin-Piotrowska
- A signé l'ordonnance prévoyant une suspension d'un mois des fonctions de la direction du Tribunal
- Bogdan Święczkowski
- Dirigeant du Tribunal dont les fonctions devaient être suspendues par l'ordonnance
- Bartłomiej Sochański
- Vice-président du Tribunal constitutionnel, s'est vu interdire l'entrée du bâtiment
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