
La Cour suprême lève les limites aux dépenses coordonnées des partis, 6-3, remodelant le financement des campagnes de mi-mandat
La Cour suprême des États-Unis a annulé mardi les limites fédérales sur les dépenses que les partis politiques peuvent effectuer en coordination avec les candidats. Cette décision 6-3 libère immédiatement les comités de parti pour injecter des fonds illimités dans les courses au Congrès.
La décision
Dans un avis 6-3 rédigé par le juge Brett Kavanaugh, la Cour a estimé que les plafonds sur les dépenses coordonnées des partis violent le Premier Amendement, renversant un précédent vieux de 25 ans. L'affaire a été portée par le Comité sénatorial national républicain, le Comité national du Congrès républicain, le vice-président JD Vance et l'ancien représentant Steve Chabot, tous républicains.
Davantage de discours est généralement mieux que moins de discours.
La juge Elena Kagan s'est opposée, prévenant que la décision rouvre des voies à la corruption. L'arrêt prolonge le recul du financement des campagnes amorcé par la Cour après 2010 avec l'arrêt Citizens United.
La Cour ramène les mêmes opportunités de corruption par échange de faveurs que les limites de contribution étaient censées contrôler.
Paysage financier
Les trois principaux comités républicains détenaient 256 millions de dollars en liquidités sans aucune dette à la fin mai, soit plus du double des 126 millions de dollars détenus par les démocrates, qui portaient également 18 millions de dollars de dettes. La décision érode un avantage démocrate : les candidats bénéficient de tarifs publicitaires télévisés plus bas que les super PAC, et les comités de parti peuvent désormais dépenser directement avec les candidats, ce qui en fait des aimants pour les gros donateurs.
- Comités républicains
- 256000000 USD
- Comités démocrates
- 126000000 USD
Réaction politique
Noel J. Francisco, avocat des groupes républicains, avait déclaré aux juges lors des plaidoiries que les limites étaient « en guerre » avec le Premier Amendement. L'administration Trump a soutenu la contestation, arguant que la loi fédérale restreignait la liberté d'expression. La Commission électorale fédérale, qui manque de quorum depuis avril 2025, était représentée par un avocat extérieur, Roman Martinez, qui a soutenu que les limites protégeaient contre la corruption.
La suite
Libérés des plafonds, les comités de parti deviennent des véhicules bien plus puissants pour l'argent des donateurs lors des élections de mi-mandat de novembre, ce qui devrait augmenter le volume de publicité. Les critiques estiment que la décision supprime un rempart essentiel, rapprochant la coordination directe entre candidats et super PAC.


