
La secrétaire d'État à l'économie Helene Budliger Artieda démissionnera en mars 2027
La secrétaire d'État Helene Budliger Artieda quittera le Secrétariat d'État à l'économie fin mars 2027 après cinq ans à sa tête, mettant fin à une carrière diplomatique de quatre décennies.
Calendrier de la démission et de la transition
Le Secrétariat d'État à l'économie a annoncé mercredi que sa secrétaire d'État, Helene Budliger Artieda, démissionnera et quittera son poste fin mars 2027. Le président de la Confédération suisse et ministre de l'Économie, Guy Parmelin, a informé le Conseil fédéral de cette décision lors de sa réunion du 16 septembre 2026. La diplomate de 61 ans a opté pour une retraite anticipée afin de relever un nouveau défi professionnel après avoir dirigé l'agence depuis le 1er août 2022. Parmelin a annoncé que le Département fédéral de l'économie, de la formation et de la recherche mettra en place un comité de recherche dans les prochaines semaines pour trouver un successeur et publiera officiellement l'avis de poste. Le média suisse Blick a rapporté le premier la démission prévue mercredi matin, avant que le gouvernement fédéral ne publie sa confirmation officielle.
- Budliger Artieda rejoint le Département fédéral des affaires étrangères
- Budliger Artieda prend ses fonctions de secrétaire d'État à l'économie
- La Suisse conclut un accord de libre-échange avec l'Inde
- Le Conseil fédéral est informé du départ prévu de Budliger Artieda
- Budliger Artieda quitte le SECO
Accords commerciaux et négociations bilatérales
Budliger Artieda a supervisé plusieurs dossiers commerciaux bilatéraux et multilatéraux durant sa direction de la politique économique extérieure de la Suisse. Elle a mené à bien la conclusion d'un accord de libre-échange avec l'Inde en 2025, comblant une lacune de longue date dans l'accès au réseau commercial suisse. Son agence a également finalisé des accords commerciaux avec la Thaïlande, la Malaisie, le Kosovo et les pays membres du bloc Mercosur, ainsi que des solutions de consensus lors des négociations des Bilatérales III avec l'Union européenne. Dans les relations avec Washington, Budliger Artieda a dirigé les négociations techniques concernant les droits d'importation sous l'administration de Donald Trump. Le département de l'économie a décrit sa contribution aux discussions commerciales américaines :
Dans les négociations avec les États-Unis, elle a contribué de manière décisive à trouver une solution, en travaillant à la rédaction de la déclaration d'intention non contraignante et en définissant un plafond maximum de 15 % pour les tarifs douaniers des États-Unis.
Parcours diplomatique et service fédéral
Budliger Artieda est entrée dans l'administration fédérale en 1985 par le Département fédéral des affaires étrangères, construisant une carrière de quatre décennies à travers plusieurs affectations diplomatiques. Avant de prendre la tête du Secrétariat d'État à l'économie en août 2022, elle a été ambassadrice de Suisse en Afrique du Sud, puis a représenté la Suisse comme ambassadrice en Thaïlande. Son transfert au département de l'économie l'a positionnée comme la négociatrice technique centrale pour le commerce extérieur suisse. Parmelin a déclaré regretter profondément son départ et a exprimé sa gratitude pour ses années de service public à la Confédération.
Examen parlementaire et contexte politique
Les médias suisses, dont la Neue Zürcher Zeitung et Blick, ont rapporté que Parmelin, 66 ans, avait suggéré une retraite anticipée à Budliger Artieda lors d'un entretien plusieurs semaines avant l'annonce. Les deux responsables avaient auparavant fonctionné en partenariat étroit lors des négociations avec l'administration américaine. Le départ annoncé coïncide avec une enquête en cours de la Commission de contrôle du Conseil national sur la question de savoir si des informations confidentielles ont été partagées entre des responsables du SECO et un groupe d'entreprises dirigé par l'entrepreneur Alfred Gantner. Le groupe d'entrepreneurs de Gantner avait mené des contacts directs avec des responsables de la Maison-Blanche pour améliorer les termes du commerce américano-suisse. Avant la publication de la déclaration officielle du département mercredi après-midi, les responsables du SECO avaient refusé de commenter les informations des médias concernant la démission.


