
D'anciens collaborateurs accusent le député Michał Kołodziejczak de violences et de consommation de drogue
Le reportage de Kanał Zero donne la parole à deux femmes ayant travaillé avec le député de la Coalition civique, qui décrivent agressions, humiliations et consommation de drogue. Michał Kołodziejczak qualifie ces accusations de calomnies, et le parti n'a pas réagi publiquement.
Les accusations
Deux anciennes collaboratrices de Michał Kołodziejczak, député de la Coalition civique (KO), ancien vice-ministre de l'Agriculture et dirigeant du mouvement AGROUnia, ont déclaré à Kanał Zero qu'il leur avait fait subir des violences physiques, psychologiques et économiques à plusieurs niveaux. La journaliste Monika Krześniak a présenté leurs témoignages dans un reportage publié le 9 octobre 2026. Les femmes décrivent des accès de colère, des insultes, des menaces et des intimidations. L'une d'elles affirme qu'une relation professionnelle avec lui est ensuite devenue intime, et qu'il évoquait un avenir commun et des enfants avant que son comportement ne change. L'autre décrit les conditions de travail à Agrounia et affirme qu'il l'insultait, l'appelait à 5 heures du matin et exigeait qu'elle travaille la veille de Noël.
Accusations de drogue
L'accusation la plus grave concerne la cocaïne. Une femme affirme que, lors d'une rencontre privée, Michał Kołodziejczak a sorti une substance qu'il a présentée comme de la cocaïne, en a consommé une quantité importante et l'a incitée à plusieurs reprises à en faire autant. Elle dit avoir refusé plusieurs fois avant de céder. Ensuite, elle s'est sentie très mal, avait du mal à respirer et croyait mourir, et selon son récit, il lui aurait dit de se faire vomir. Elle affirme qu'un épisode similaire s'est produit plusieurs semaines plus tard. Elle ne peut pas dire quelle était cette substance ni confirmer qu'il s'agissait de cocaïne. La seconde femme affirme l'avoir vu prendre de la drogue, et que c'est l'une des raisons pour lesquelles elle a quitté Agrounia.
Violences et menaces
Une femme affirme que Michał Kołodziejczak l'a frappée, puis a soutenu que c'était un accident, expliquant son comportement par une « psychose ». La seconde décrit un incident au cours duquel il a lancé une canette à côté d'elle et, lorsqu'elle a protesté, a pris un couteau en disant qu'il l'aurait frappée s'il l'avait voulu. Elle affirme aussi qu'un membre du personnel de l'organisation l'a menacée de mort. Selon son récit, cette affaire s'est terminée par la condamnation de l'homme et une amende.
Réaction du député
Monika Krześniak a abordé Michał Kołodziejczak dans un couloir du Sejm pour lui soumettre les accusations. Selon le reportage, il a d'abord souri en apprenant le sujet, puis s'est éloigné et a lancé de loin que ces accusations étaient des calomnies. Il n'a pas répondu à une demande de commentaire envoyée par courriel.
Ce sont des calomnies.
Réaction du parti et questions en suspens
Au moment de la publication, la Coalition civique n'avait pas réagi publiquement, selon wPolityce. Jacek Prusinowski, de Kanał Zero, a demandé sur X au président du groupe parlementaire du parti si celui-ci comptait réagir. Dans son message, il a écrit que la direction avait suspendu Michał Kołodziejczak jusqu'à ce que l'affaire soit clarifiée, mais avait oublié d'en informer qui que ce soit. Aucun des articles ne confirme une suspension. Une ancienne assistante du bureau de Konin a déclaré à Głos Wielkopolski que son expérience avec lui était totalement différente de celle décrite dans le reportage.


