Élections · Grozny et Moscou

Ramzan Kadyrov remporte un cinquième mandat de dirigeant tchétchène avec 99,85 % des voix

La Commission électorale centrale de Russie a confirmé le cinquième mandat de Ramzan Kadyrov alors que Russie unie a porté sa majorité à la Douma d'État à 355 sièges et que les gouverneurs soutenus par le Kremlin ont remporté les huit scrutins régionaux.

Texte IA fondé sur les articles de RTBF, Libertatea, Handelsblatt et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

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Photo : Kremlin.ru, CC BY 4.0 (Wikimedia Commons, recadrée)

Résultats des élections tchétchènes

La Commission électorale centrale de Russie a annoncé que Ramzan Kadyrov a obtenu 99,85 % des voix à l'élection du dirigeant tchétchène après la fin du dépouillement intégral. Les deux candidats rivaux, le président de la Chambre civique Ismail Denilkhanov (Une Russie juste) et le député régional Khalid Nakayev (Parti communiste de la Fédération de Russie), ont chacun recueilli 0,05 %. Candidat du parti Russie unie de Vladimir Poutine, Kadyrov a obtenu la confirmation d'un cinquième mandat à la tête de cette république du Caucase du Nord. Ce résultat dépasse son score officiel de 99,73 % lors de l'élection de 2021, qui enregistrait une participation de 94,61 %, ainsi que les totaux de 94,8 % à 97,94 % rapportés lors du scrutin de 2016. Les organisations internationales d'observation ont noté que le processus de vote régional manquait de concurrence électorale réelle.

Part des voix à l'élection du dirigeant tchétchène de 2026%
Ramzan Kadyrov (Russie unie)
99.85 %
Ismail Denilkhanov (Une Russie juste)
0.05 %
Khalid Nakayev (Parti communiste)
0.05 %

Données tirées du texte de l’article

Questions de succession et gouvernance

Kadyrov, âgé de 49 ans, gouverne la Tchétchénie depuis 2007 dans le cadre d'un arrangement avec le Kremlin qui lui accorde une large latitude pour gérer le territoire en échange de la stabilité régionale après les guerres et l'insurrection des années 1990. Son ascension politique a commencé après la mort de son père, Akhmat Kadyrov, qui avait changé de camp pendant la seconde guerre de Tchétchénie pour diriger l'administration pro-russe, tué dans un attentat à la bombe dans un stade de Grozny en 2004. Les organisations de défense des droits de l'homme ont documenté des abus systématiques sous Kadyrov, notamment la torture, les enlèvements, les exécutions extrajudiciaires et la répression des journalistes, des opposants et des minorités sexuelles. L'élection a eu lieu alors que des informations faisaient état d'une grave maladie rénale de Kadyrov, de vols fréquents d'avions médicaux et d'une diminution de ses apparitions publiques. Pour assurer la succession politique et préserver le contrôle administratif, Kadyrov a promu son fils de 18 ans, Adam Kadyrov, comme successeur potentiel tout en nommant des membres de sa famille dans les postes de gouvernance régionale.

Contexte parlementaire national

Le scrutin tchétchène s'est déroulé parallèlement aux élections nationales pour la Douma d'État et les législatures régionales, conclues dimanche après quatre ans et demi de conflit militaire en Ukraine. La présidente de la Commission électorale centrale, Ella Pamfilova, a déclaré que Russie unie devrait obtenir environ 355 des 450 sièges à la Douma d'État, dépassant le précédent record du parti de 343 sièges établi en 2016. La participation nationale a atteint près de 60 %, soit le taux le plus élevé pour des élections parlementaires russes en vingt ans. Au moins 86 sièges à la future Douma seront occupés par des anciens combattants de la campagne d'Ukraine. Les administrateurs électoraux ont exclu la plupart des candidats antiguerre de la course, et la Cour suprême russe a interdit au parti libéral Iabloko de présenter des listes, laissant les candidats indépendants faire face à une pression administrative persistante.

Résultats des élections des gouverneurs régionaux

Les formations paramilitaires tchétchènes participent au conflit ukrainien depuis 2022, ce qui a valu à Kiev des accusations formelles de crimes de guerre, bien que des informations publiées en août indiquent que Kadyrov a tenté de limiter le nombre de soldats tchétchènes envoyés au front. Dans toute la Fédération de Russie, des élections directes pour les dirigeants régionaux ont été organisées dans huit territoires parallèlement au scrutin de la Douma. Les sortants soutenus par le Kremlin ont conservé le contrôle partout, Vladislav Khovalyg obtenant 90,95 % en Touva et Artem Zdounov 78,74 % en Mordovie. Dans les territoires frontaliers de l'Ouest, le gouverneur de Belgorod Alexandre Chouvaïev, nommé par le Kremlin en 2025, a obtenu 65,97 % des voix, tandis que le gouverneur de Briansk Iegor Kovalchuk a obtenu 68,03 %. D'autres décomptes régionaux ont confirmé Oleg Melnichenko avec 70,92 % à Penza, Alexeï Russkikh avec 76,65 % à Oulianovsk et Vitali Korolev avec 69,8 % à Tver.

Parts des voix officielles aux élections des gouverneurs régionaux russes de 2026%
Touva (Khovalyg)
90.95 %
Mordovie (Zdunov)
78.74 %
Oulianovsk (Russkikh)
76.65 %
Penza (Melnichenko)
70.92 %
Tver (Korolev)
69.8 %
Briansk (Kovalchuk)
68.03 %
Belgorod (Chouvaïev)
65.97 %

Données tirées du texte de l’article

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Sources et contexte

Grozny, Moscou · Russie

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