Gouvernement · Lisbonne

Le Parlement portugais sort de l'impasse, élit quatre juges au Tribunal constitutionnel mais échoue à nommer un nouveau médiateur

Après des mois de blocage, l'Assemblée de la République a élu vendredi quatre nouveaux juges pour le Tribunal constitutionnel, tandis qu'une deuxième tentative pour nommer un nouveau Provedor de Justiça n'a pas atteint la majorité des deux tiers requise.

Texte IA fondé sur les articles de Jornal Expresso, Publico et SAPO. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Lisbonne · Portugal
Comment on en est arrivé là
  1. mai 2026Le président du TC José João Abrantes annonce sa démission, effective après remplacement.
  2. 29 maiPSD, Chega et PS soumettent une liste conjointe de quatre candidats pour le Tribunal constitutionnel.
  3. 12 juinLe Parlement élit quatre juges du TC avec 176 voix ; le second vote pour le médiateur échoue.

Juges élus après des mois de négociations

Après une série de votes infructueux, le Parlement portugais est parvenu à pourvoir les quatre sièges vacants au Tribunal constitutionnel. Une liste conjointe de candidats, soumise le 29 mai par le PSD (centre droit), le Parti socialiste (PS) et le parti d'extrême droite Chega, a obtenu 176 voix favorables, au-dessus de la majorité qualifiée des deux tiers (154 voix).

« Os quatro nomes resultam de uma lista conjunta acordada entre PSD, Chega e PS, entregue no Parlamento a 29 de maio. »

SAPO 24

Les comptes de votants diffèrent légèrement selon les sources : 203 ou 207 des 230 députés ont voté, avec 19 bulletins blancs et 12 bulletins nuls enregistrés dans tous les décomptes.

Les nouveaux juges du Tribunal constitutionnel

Les quatre juges élus sont Joaquim Cardoso da Costa, ancien secrétaire d'État et actuel directeur du Centre juridique de l'État (nommé par le PSD) ; Maria Paula Ribeiro Faria, professeure titulaire (également PSD) ; Gabriela Cunha Rodrigues, magistrate et actuelle cheffe de cabinet du président de la Cour suprême de justice (PS) ; et Luís Filipe Brites Lameiras, ancien juge des cours d'appel de Lisbonne et Porto (Chega).

Ils remplacent José António Teles Pereira et Gonçalo Almeida Ribeiro, qui ont démissionné en octobre 2025, ainsi que Joana Fernandes Costa et José João Abrantes, dont les mandats avaient expiré. M. Abrantes, qui présidait la cour, a annoncé sa démission en mai, effective après la prestation de serment de son successeur, invoquant des raisons personnelles et institutionnelles. La prochaine étape sera l'élection d'un nouveau président du Tribunal constitutionnel.

L'élection du médiateur bute à nouveau

Lors d'un vote parallèle, Luísa Neto – la candidate proposée par le PS et soutenue par le PSD – n'a pas obtenu le poste de Provedor de Justiça (médiateur), recueillant seulement 131 voix favorables, accompagnées de 58 bulletins blancs et 18 nuls. L'élection requérait les deux tiers des députés présents, ce qui, selon un calcul, signifiait au moins 138 voix ; il lui en a manqué sept.

Il s'agissait de la deuxième tentative infructueuse. La première, en avril, avait vu le socialiste Tiago Antunes recueillir seulement 104 voix, après quoi il avait refusé de se représenter. Le poste de médiateur est vacant depuis le début de la législature actuelle, lorsque Maria Lúcia Amaral a quitté ses fonctions pour rejoindre le gouvernement comme ministre de l'Intérieur – poste dont elle a démissionné plus tôt ce mois-ci.

Autres élections

Les députés ont également choisi les représentants parlementaires pour le Mécanisme national de suivi de l'application de la Convention relative aux droits des personnes handicapées, un organe qui supervise l'application de la convention. Cette élection, ne nécessitant qu'une majorité simple, a été adoptée avec 191 voix pour, 14 blancs et 2 nuls.

Réactions politiques

Aucun parti n'a commenté immédiatement l'échec de la candidature au poste de médiateur. Chega a d'abord annoncé qu'il s'adresserait aux journalistes, mais a ensuite choisi de publier une déclaration à une date ultérieure. Le chef du groupe parlementaire PSD, Hugo Soares, s'est engagé à renouveler les efforts pour élire Luísa Neto.

Poser une question sur ce texte

Sources et contexte

Pollar est gratuit et sans publicité dans le texte. Ses membres le font vivre.

Soutenir Pollar