ITV diffuse la série policière Winter avec Richard Armitage en pathologiste à Bristol
Adaptée de la série française Balthazar, cette fiction en six épisodes associe des enquêtes criminelles autonomes à un mystère vieux de dix ans autour de la mort de la fiancée du protagoniste.
Adaptation et production
ITV a diffusé Winter, une série policière britannique en six épisodes adaptée de la série télévisée française Balthazar. La production marque le sixième thriller télévisé avec Richard Armitage depuis 2021. Armitage incarne le Dr Ethan Winter, un médecin légiste solitaire et peu conventionnel installé dans une structure mortuaire près de Bristol. La série présente Winter comme un spécialiste intransigeant qui ignore régulièrement le protocole policier lors des enquêtes criminelles en cours. Dans son appartement bristolien à l'éclairage caractéristiquement faible, Winter conserve des photographies d'autopsie et des clés de voiture de sport vintage étalées sur sa table de cuisine, expliquant son choix de carrière comme une tentative de réparer les plaies. À la morgue, il s'adresse directement aux défunts sur la table d'examen pendant qu'Irma Thomas passe sur la chaîne stéréo.
Structure narrative et mystère initial
La série emploie un format bifurqué combinant des affaires hebdomadaires autonomes et un mystère feuilletonnant sur les six épisodes. Chaque épisode indépendant suit le médecin légiste et les enquêteurs qui résolvent une affaire complète en une heure, à l'image des whodunnits britanniques traditionnels tels qu'Inspecteur Morse et Un cadavre dans la bibliothèque. L'épisode inaugural s'ouvre sur la découverte du corps d'une jeune femme dans un camion frigorifique, ce qui conduit les enquêteurs à rechercher d'urgence deux enfants disparus. En filigrane des affaires hebdomadaires court le meurtre non résolu de la fiancée photojournaliste de Winter, Simone, interprétée par Carlotta Banat. Simone a été tuée dix ans plus tôt dans une affaire officiellement classée, mais de nouveaux indices concernant sa mort refont surface à plusieurs reprises dans les preuves médico-légales actuelles, tandis que son apparition spectrale se manifeste dans l'appartement où elle est morte.
- La photojournaliste Simone est assassinée dans son appartement
- L'inspectrice Lauren Bell quitte la Met pour rejoindre l'équipe de Bristol
- Un corps dans un camion frigorifique déclenche la recherche de deux enfants disparus
Distribution et dynamique des personnages
L'unité de police principale est dirigée par l'inspectrice Lauren Bell, interprétée par Annabel Scholey, qui rejoint Bristol après une carrière écourtée au sein de la Metropolitan Police de Londres. Bell soupçonne d'abord un délinquant local récidiviste pour la mort dans le camion frigorifique, mais elle doit composer avec le style d'enquête abrasif de Winter lorsqu'il interrompt les procédures officielles. Dans une séquence, le médecin légiste fait irruption directement dans une salle d'interrogatoire de police vêtu d'un cagoule cirée pour interroger un suspect âgé.
Vous ne pouvez pas faire ça !
Bell travaille aux côtés du sergent Ellis Daldry, interprété par Jamie Kenna, un enquêteur négligé qui qualifie d'abord Bell de froide avant de lui conseiller de faire confiance aux instincts spécialisés de Winter. Malgré des frictions initiales, Bell et Winter développent un partenariat collaboratif tandis qu'elle enquête progressivement sur le passé du médecin légiste.
Accueil critique et comparaisons de genre
Les critiques de télévision britanniques ont évalué la première en jaugeant son équilibre entre mélodrame sombre et codes de la série policière. Une analyse dans The Independent a établi des comparaisons directes avec la série de la BBC Silent Witness, diffusée pendant 29 saisons sur 30 ans, où des médecins légistes affrontent des intrigues extrêmes telles que les deepfakes, les tombes souterraines et les tireurs sur les campus. The Independent a noté que Winter mêle le rythme du détective classique au deuil personnel feuilletonnant propre au polar nordique. Les critiques du Guardian et du Telegraph ont jugé la production regardable malgré ses excentricités et ses invraisemblances narratives. Dans le Telegraph, la critique en chef Anita a décrit la série comme divertissante par son absurdité, saluant son ton sans prétention.


