Football · Seattle
Drapeaux arc-en-ciel, manifestations antirégime et match nul 1-1 : le Pride Match Égypte-Iran à Seattle
L'Égypte et l'Iran ont fait match nul 1-1 lors d'un match de groupe de la Coupe du monde désigné comme le « Pride Match » de Seattle, avec des drapeaux arc-en-ciel et des manifestations antirégime transformant le quartier du Lumen Field en une cacophonie de causes concurrentes.
Texte IA fondé sur les articles de Irish Independent, The New York Times, 20 Minuten et d’autres médias. Modifié . Comment il est fait
Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).
En bref
Le match nul 1-1 a envoyé l'Égypte en phase à élimination directe pour la première fois. Le sort de l'Iran dépend des autres résultats de la troisième place.
Les organisateurs locaux avaient désigné le match comme un Pride Match avant le tirage au sort. L'Égypte et l'Iran, où l'homosexualité est criminalisée, ont protesté contre cette décision.
L'instance dirigeante a retiré toute marque officielle de la Fierté du terrain sous pression mais a refusé d'interdire les drapeaux arc-en-ciel dans les tribunes.
Des militants de l'opposition iranienne, des manifestations propalestiniennes, des groupes anti-LGBTQ+ et des partisans de la Fierté ont convergé à l'extérieur du Lumen Field.
Les supporters portant le drapeau officiel ont été traités de terroristes et harcelés par des manifestants antirégime, créant des tensions au sein de la communauté diasporique.
Un match en préparation depuis deux mois
Le comité d'organisation local de Seattle avait désigné le match de groupe du 26 juin comme un « Pride Match » bien avant le tirage au sort de la Coupe du monde. Lorsque les boules ont placé l'Égypte et l'Iran dans cette case, la décision est immédiatement devenue un point de tension. Les deux nations criminalisent l'homosexualité – l'Iran punit la sodomie de la peine de mort, l'Égypte persécute régulièrement les personnes LGBTQ+ – et leurs fédérations de football ont passé des mois à faire pression sur la FIFA pour qu'elle annule toute association officielle avec la Fierté.
La FIFA a finalement retiré toute marque de la Fierté du protocole sur le terrain, mais a confirmé que les drapeaux arc-en-ciel et autres symboles d'orientation sexuelle ne seraient pas interdits dans les tribunes. Les déclarations publiques de l'instance dirigeante ont suivi une ligne de crête, traitant officiellement le match comme n'importe quel autre match de groupe tout en autorisant les supporters à apporter des drapeaux représentant « l'orientation sexuelle et l'identité de genre ».
Les rues à l'extérieur du Lumen Field
Quelques heures avant le coup d'envoi, les abords du stade sont devenus un choc de causes. Des fêtards de la Fierté en sequins et drapeaux arc-en-ciel dansaient aux côtés de militants de l'opposition iranienne portant des drapeaux pré-révolutionnaires au lion et au soleil et exigeant la chute de la République islamique. Des manifestants propalestiniens, des prédicateurs de rue avec des mégaphones, une banderole disant « FIFA : Pas d'agenda LGBT. Laissez le football être le football », et des créateurs de contenu avec des casquettes MAGA s'ajoutaient au tableau. La sécurité a empêché le militant vétéran Peter Tatchell de manifester à l'intérieur du périmètre.
« Contrairement à ce que pense notre régime, que nous combattons également, le peuple iranien est attaché à la notion de liberté et ceux qui vivent aux États-Unis – et ils sont nombreux – sont heureux que ce match ait lieu ici et maintenant. »
Louise Chernin, responsable des célébrations de la Fierté pour les organisateurs de Seattle, a qualifié cela d'opportunité d'envoyer un message universel d'ouverture. Un couple égyptien, elle drapée dans le drapeau national et lui avec un drapeau arc-en-ciel sur le dos, a simplement dit que « Seattle accueille tout le monde et respecte l'identité de chacun ».
Le match lui-même
Le match a offert un match nul 1-1 frénétique. L'Iran a vu un penalty en première heure arrêté et un but tardif annulé par la VAR pour hors-jeu. L'Égypte a concédé des occasions mais a tenu bon pour se qualifier pour la phase à élimination directe pour la première fois de l'histoire de la Coupe du monde du pays. L'Iran restait en lice pour une place en 32e de finale en fonction des autres résultats.
« Après ce match, et le match que nous avons joué contre la Nouvelle-Zélande, et la façon dont nous avons joué contre la Belgique, nous le méritons absolument. Je ne pourrais donc pas être plus fier de ce pays et de cette équipe. »
Un supporter iranien, Saeed Nassef, a exprimé sa déception mais sa fierté pour une équipe qui a « fait un beau travail » malgré les difficultés. Il a également rapporté avoir été harcelé par des militants de l'opposition qui l'ont insulté et traité de terroriste pour avoir porté le drapeau officiel iranien.
Un stade de drapeaux concurrents
À l'intérieur du Lumen Field, le symbole arc-en-ciel était moins visible que ne le suggérait la rhétorique d'avant-match, mais pas absent. Un supporter irano-américain est arrivé avec un T-shirt disant « Iranian with Pride », une perruque arc-en-ciel et un masque, disant aux journalistes qu'il était reconnaissant de la liberté que les États-Unis lui avaient donnée d'être ouvertement gay. Des supporters égyptiens en costumes de pharaon et maillots de Salah se mêlaient à des fans agitant à la fois le tricolore iranien actuel et le drapeau pré-révolutionnaire au lion et au soleil.
« Nous sommes ici pour soutenir l'équipe. Nous sommes ici pour soutenir le sport… Ce n'est pas cool que des gens viennent ici et disent des choses négatives parce que nous sommes ici pour soutenir les joueurs. Nous voulons un peu de bonheur. »
Au coup de sifflet final, l'épuisement avait remplacé la tension. Des joueurs des deux côtés se sont effondrés sur la pelouse, le tableau d'affichage du stade ne reflétant rien de plus que le résultat 1-1. Dehors, les supporters égyptiens ont explosé de joie ; les supporters iraniens sont partis silencieusement, espérant que les résultats de dimanche maintiendraient leur tournoi en vie.
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Sources et contexte
- Irish IndependentWorld Cup's ludicrous Pride Match epitomises football's virtue-signalling mess
- The New York TimesThe World Cup Pride Match was an exhausting, necessary, beautiful mess
- 20 MinutenWM 2026 in Seattle: Vor dem Lumen Field kollidieren Pride und Regimekritiker
- TVP InfoMiędzy mundialem a polityką. Protesty przed meczem Iranu
- Peter Tatchell
- Militant des droits de l'homme vétéran empêché par la sécurité de manifester lors du match
- Louise Chernin
- Responsable des célébrations de la Fierté pour les organisateurs de la Coupe du monde à Seattle
- Daniel Salib
- Supporteur égyptien qui a célébré la progression de l'Égypte au-delà de la phase de groupes
- Saeed Nassef
- Supporteur iranien qui a signalé du harcèlement de la part de militants antigouvernementaux
- Reza Pahlavi
- Figure de l'opposition iranienne et ancien prince héritier, dont le retour était exigé par certains manifestants
- Lieux
- Seattle, États-Unis
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