
Une femme grecque et son fils devant la justice pour avoir dissimulé le corps de leur mère dans l'affaire des pensions à Marathon
Une femme de 68 ans et son fils ont comparu devant un procureur grec le 5 septembre 2026 pour des accusations de délit de dissimulation des restes de sa mère à Marathon afin de percevoir des pensions.
Dépôt de plaintes pour délit à Marathon
Le parquet grec a déposé samedi 5 septembre 2026 des accusations de délit contre une femme de 68 ans et son fils pour dissimulation conjointe d'un cadavre. Les deux prévenus ont été présentés au procureur public à midi après leur arrestation à Marathon. Le procureur a engagé une procédure pénale formelle pour l'infraction de faire disparaître une personne décédée par quelque moyen que ce soit, classée comme délit en droit grec. Après la saisine du procureur, le duo a comparu devant le tribunal correctionnel de flagrance (Avtoforo), où le procès a été reporté au lundi 7 septembre 2026. Les autorités judiciaires ont ordonné que la mère et le fils restent en détention pendant le week-end jusqu'à l'ouverture du procès.
Découverte des restes et déclarations contradictoires
L'enquête a débuté après que les autorités ont localisé des restes squelettiques humains enveloppés dans une bâche en nylon dans un débarras de la résidence familiale à Marathon. Lors de l'interrogatoire, la femme de 68 ans a admis avoir caché le décès de sa mère âgée afin de continuer à percevoir les pensions mensuelles de la défunte. La suspecte a maintenu dans ses déclarations avoir enterré le corps de sa mère dans la cour-jardin de la propriété. Cependant, les policiers ont trouvé les os emballés placés dans le débarras de la maison plutôt que dans le jardin. Son fils, inculpé comme complice, a nié toute implication dans le stratagème de sa mère, déclarant aux autorités qu'il n'avait pas participé à la dissimulation.
- Les suspects présentés au procureur et placés en détention provisoire pour des accusations de dissimulation de cadavre (délit)
- Date du procès prévue devant le tribunal correctionnel de flagrance
Examen médico-légal et seuils de fraude
Un anthropologue médico-légal spécialisé procède à l'examen des restes squelettiques retrouvés. L'objectif principal de l'analyse anthropologique est d'estimer l'âge biologique des restes et d'établir la date précise du décès de la femme âgée. Déterminer la date du décès est nécessaire pour calculer la durée exacte des perceptions illicites de pensions et le montant total obtenu de l'État. La qualification juridique des accusations de fraude à l'État en instance dépend de ce calcul monétaire. Selon le droit pénal grec, la fraude contre l'État est poursuivie comme un crime si les fonds obtenus illégalement dépassent le seuil de 120 000 euros. Si le montant total des pensions indues versées est déterminé comme inférieur à 120 000 euros, les charges seront retenues comme un délit.
Statut de détention et procédures à venir
La mère de 68 ans et son fils resteront détenus dans les locaux de la police en attendant leur audience du lundi 7 septembre 2026. Les premières procédures devant le tribunal correctionnel de flagrance traiteront de l'accusation immédiate de dissimulation de cadavre. L'aspect financier de la fraude sera poursuivi dans une phase judiciaire ultérieure, une fois l'examen anthropologique conclu et le montant exact des pensions d'État versées vérifié. Le magistrat judiciaire déterminera lundi si les deux prévenus continueront à être détenus pendant que l'enquête plus large sur la fraude se déroule.


