- 17 oct.Manifestations dans toute la France ; des personnes masquées mettent le feu à l'hôtel de ville de Limoges après un rassemblement d'environ 5 000 personnes
- 18 oct.Environ 7 000 personnes défilent à Limoges contre les violences
- 20 oct.Le RAID interpelle un suspect près de Limoges mardi matin
- 23 oct.Le Premier ministre Sébastien Lecornu doit se rendre à Limoges
Arrestation près de Limoges
La police française a arrêté un homme mardi 20 octobre dans une commune proche de Limoges, soupçonné d'avoir participé à l'incendie qui a ravagé l'hôtel de ville pendant les manifestations de samedi 17 octobre. Selon les informations disponibles, les forces spéciales du RAID l'ont interpellé au domicile de ses parents à Val-d'Issoire, et le parquet a indiqué qu'il avait été interpellé près de Limoges. Les enquêteurs antiterroristes ont rejoint l'enquête, selon l'AFP, et le suspect résiderait dans le département voisin de la Creuse. Les informations divergent sur son âge : la plupart indiquent 34 ans, certaines 40 ans. Il est décrit comme un militant d'extrême gauche fiché S, déjà poursuivi pour avoir frappé un policier lors d'une manifestation contre l'ouverture d'une usine. Le fait d'être fiché ne constitue pas en soi une preuve d'infraction, et les accusations portées contre lui restent à établir.
L'incendie de l'hôtel de ville
Les manifestants s'étaient rassemblés à Limoges samedi 17 octobre contre la hausse du coût de la vie et les difficultés dans les écoles, avec environ 5 000 participants. Après le rassemblement, des personnes masquées sont entrées dans le bâtiment, inauguré en 1883, et y ont mis le feu, certaines pénétrant selon les récits par les caves. Des témoins ont indiqué que les manifestants étaient entrés dans l'intention de déclencher un incendie, et le toit et la tour de l'horloge se sont effondrés à mesure que les flammes se propageaient. Les autorités locales ont décrit la partie ancienne de l'intérieur comme presque entièrement détruite, tandis que le préfet a déclaré qu'une grande partie du bâtiment était perdue. Des informations font aussi état de menaces de mort proférées contre des personnes à l'intérieur. Le bâtiment est âgé de 143 ans.
- 2026-10-17
- 5000 personnes
- 2026-10-18
- 7000 personnes
Données tirées du texte de l’article
Les troubles dans toute la France
Des milliers de commerces ont été pillés pendant le week-end, et des mairies et des commissariats ont été attaqués dans plusieurs villes, selon les informations disponibles. Le gouvernement attribue l'essentiel des violences à des extrémistes d'extrême gauche. Le ministre de la Justice Gérald Darmanin a déclaré sur CNews-Europe que plus de 120 personnes avaient déjà été incarcérées après les manifestations et les émeutes. Un article grec a fait état de centaines de milliers de manifestants descendus dans la rue contre le prix des carburants, le coût de la vie et le recul des services publics, dont les écoles. Le maire de Marseille Benoît Payan a indiqué que le préfet avait décidé d'instaurer un couvre-feu pour les mineurs dans les quartiers commerçants de la ville, durement touchés par les pillages, à partir de la soirée du 20 octobre et pour les jours suivants. Le Premier ministre Sébastien Lecornu n'a pas exclu l'état d'urgence, tandis que M. Darmanin a estimé qu'il n'était pas nécessaire, car il priverait les citoyens français de leurs libertés individuelles.
Les conséquences politiques
Le maire de Limoges Guillaume Guérin a déclaré dimanche 18 octobre que la police manquait de moyens pour maîtriser la situation et que les forces de l'ordre avaient reculé à Limoges et dans d'autres villes. M. Guérin a appelé à la reconstruction de l'hôtel de ville. Environ 7 000 personnes se sont rassemblées à Limoges dimanche pour protester contre les violences et exprimer leur solidarité avec le bâtiment. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a déclaré que l'État pourrait apporter une aide à la reconstruction et a décrit le bâtiment comme un symbole d'une nation qui refuse d'être brisée ou intimidée. M. Lecornu doit se rendre à Limoges vendredi 23 octobre.