
Larissa Iapichino remporte l'or européen du saut en longueur d'un centimètre à Birmingham
La sauteuse en longueur italienne Larissa Iapichino a remporté l'or européen à Birmingham avec un saut à 7,00 m dès son premier essai, devançant la Britannique Jazmin Sawyers d'un centimètre dans une finale perturbée par de forts vents arrière.
Iapichino remporte l'or européen du saut en longueur
Larissa Iapichino est devenue championne d'Europe du saut en longueur aux Championnats d'Europe d'athlétisme 2026 à Birmingham, en s'imposant dès son premier essai avec un saut à 7,00 mètres au stade Alexander. L'Italienne de 24 ans a devancé la Britannique Jazmin Sawyers d'un seul centimètre, tandis que la Française Hilary Kpatcha a pris le bronze avec 6,98 m. Le saut gagnant a été aidé par un vent arrière de +2,1 m/s, supérieur à la limite légale de 2,0 m/s pour l'homologation des records, mais valable pour les résultats de la compétition. L'or de Iapichino était le neuvième de l'Italie lors de ces championnats.
Un concours décidé au centimètre près
La finale a été extraordinairement serrée, les cinq premières athlètes n'étant séparées que de six centimètres après quatre tours. Iapichino menait avec 7,00 m dès son premier essai, suivie de Sawyers à 6,99 m, Kpatcha à 6,98 m, la Portugaise Agate De Sousa à 6,96 m et l'Allemande Malaika Mihambo à 6,94 m. La série de Iapichino comprenait un essai nul au deuxième tour, 6,93 m au troisième et 6,71 m au quatrième. Sawyers a réalisé une série plus régulière, avec des sauts à 6,95 m et 6,96 m lors de ses premiers tours, mais n'a pas eu l'étincelle unique qui lui aurait permis de dépasser l'Italienne. Le cinquième tour n'a pas modifié le classement. Lors du sixième et dernier tour, Sawyers a réussi 6,92 m, insuffisant pour dépasser Iapichino.
- L. Iapichino (ITA)
- 7 m
- J. Sawyers (GBR)
- 6.99 m
- H. Kpatcha (FRA)
- 6.98 m
- A. De Sousa (POR)
- 6.96 m
- M. Mihambo (GER)
- 6.94 m
Vent et nerfs
Les forts vents arrière ont perturbé les courses d'élan des athlètes tout au long de la compétition, obligeant plusieurs d'entre elles à repositionner leurs marques sur la piste. Entre les sauts, Iapichino s'est couvert les jambes d'une serviette et a longuement consulté son père et entraîneur Gianni Iapichino, gardant sa concentration dans un concours qui a mis à l'épreuve les nerfs autant que les capacités physiques. Les rafales dans leur dos ont joué un rôle décisif dans le résultat, poussant les performances au-delà de ce que les athlètes auraient pu reproduire dans des conditions plus calmes.
- Iapichino saute 7,00 m avec vent arrière de +2,1 m/s (non éligible au record)
- Iapichino commet un essai nul
- Iapichino enregistre 6,93 m
- Iapichino enregistre 6,71 m ; les cinq premières séparées de 6 cm
- Aucun changement au classement
- Sawyers saute 6,92 m, ne peut pas dépasser Iapichino
De l'argent à l'or
Cette victoire marque le premier grand titre international en extérieur de Iapichino, après un titre continental en salle en 2025 à Apeldoorn. Deux ans plus tôt, aux Championnats d'Europe de Rome, elle avait décroché l'argent sur son dernier saut. Son ascension vers la plus haute marche du podium à Birmingham complète une progression qui l'a également vue s'emparer du record d'Italie : le 4 juillet à Eugene lors de la Ligue de diamant, elle a sauté 7,12 m, battant un record qui appartenait à sa mère Fiona May depuis le 22 août 1998, soit près de 28 ans. L'amélioration était d'un seul centimètre.
Évolution mentale et technique
Après des éliminations aux Championnats du monde 2022 et 2025 et à l'événement de Tokyo 2025, Iapichino a restructuré son approche. Elle a mis fin à sa collaboration avec un coach mental, gagnant en indépendance mentale, et a commencé à travailler avec un psychologue sur des aspects en dehors du sport. Elle a également modifié sa technique d'élan avec son père, supprimant le départ arrêté au profit d'une course d'élan conçue pour générer une plus grande vitesse. Le détail clé, selon les rapports, est le premier pas : lorsque Iapichino lit correctement son élan, elle peut construire le saut qu'elle recherche.
L'avantage de l'Italie au tableau des médailles
L'or de Iapichino a permis à l'Italie de rejoindre la Grande-Bretagne en nombre de médailles d'or avec neuf chacune, mais l'Italie détenait le critère de départage : les deux nations avaient cinq médailles d'argent, tandis que l'Italie avait cinq médailles de bronze contre deux pour la Grande-Bretagne. L'Italie a ajouté une autre médaille de bronze lors de la dernière journée dans le relais 4x400 m féminin, où Alessandra Bonora, Anna Polinari, Alice Mangione et Eloisa Coiro ont terminé derrière les Pays-Bas, menées par Femke Bol, et la Grande-Bretagne.


