Cinéma & Médias

Dustin Hoffman qualifie le tournage du Lauréat d'« expérience terrible » et raconte 27 prises pour une gifle

Dans un texte publié par The New Yorker, Dustin Hoffman décrit Le Lauréat, film de 1967, comme une expérience terrible. Il raconte que le réalisateur Mike Nichols lui a fait tourner 27 fois une scène où Katharine Ross le gifle, et que cette scène n'a jamais été retenue dans le film.

Texte IA fondé sur les articles de Spiegel Online, ANSA.it, EL PAÍS et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Photo : Sara Komatsu / WikiPortraits, CC BY-SA 4.0 (Wikimedia Commons, recadrée)

Une expérience terrible, racontée par lui-même

Dustin Hoffman, 89 ans, décrit le tournage du Lauréat comme une expérience terrible dans un texte publié par The New Yorker, dont The Independent indique qu'il est extrait de son autobiographie Look at Me. Le film de 1967 l'a fait devenir une star, mais il affirme dans ce texte s'être senti déplacé dès le départ. Il écrit s'être senti immédiatement mal à l'aise et indigne, alors même qu'il tenait le premier rôle d'un film réalisé par un cinéaste au sommet de sa carrière.

« Ce fut une expérience terrible de tourner le film qui a changé ma vie. »

Dustin Hoffman, acteur américain

Des doutes sur le casting

Hoffman raconte que son agent lui a dit que Mike Nichols s'intéressait à lui, et qu'il ne voulait au départ pas passer d'audition du tout. Il avait lu le roman de Charles Webb que Nichols adaptait et en avait conclu qu'il n'était pas fait pour Benjamin Braddock, jeune diplômé aisé et typiquement américain dans le livre. Il s'interroge aussi sur les raisons qui pousseraient un réalisateur à confier à un homme de son apparence le rôle du WASP par excellence, et affirme que cela n'avait aucun sens. Son agent l'a convaincu de se présenter à l'audition, et il a obtenu le rôle. El País rapporte que Hoffman avait 30 ans à la sortie du film, alors que le personnage est un jeune diplômé de 21 ans.

Des tensions avec le réalisateur

Selon Hoffman, Nichols était souvent de mauvaise humeur sur le plateau, en net contraste avec son attitude pendant les répétitions. Hoffman dit s'être souvent senti au bord du renvoi. Il décrit aussi un certain sadisme qui semblait se manifester envers lui en particulier, même si le réalisateur était irritable avec tout le monde. Pendant certaines des séquences les plus connues du film, Hoffman affirme qu'il n'avait aucune idée de ce qu'il faisait. The Independent rappelle que Nichols est mort en 2014.

La scène de la gifle, tournée 27 fois

L'épisode le plus détaillé du texte concerne une scène où Katharine Ross devait gifler Hoffman. Il écrit que Nichols a fait répéter la prise 27 fois. Dans la scène, Benjamin fait irruption dans la chambre d'Elaine, trempé par la pluie, pour avouer une liaison avec une femme plus âgée, et la gifle n'a finalement pas été retenue au montage. Hoffman raconte avoir demandé à Ross de ne pas le frapper sur l'oreille, et qu'elle l'a manquée plusieurs fois.

« Il y avait une scène où Katharine Ross devait me gifler, et il nous a fait faire 27 prises »

Dustin Hoffman, acteur américain

Un article du Telegraaf consacré à ce texte indique qu'il avait la tête qui tournait à la fin de cette journée, et que le lendemain, son tympan a été trouvé percé. Le récit du tournage est celui de Hoffman lui-même, et aucune autre source du corpus ne confirme la blessure.

La reconnaissance ultérieure

Le Telegraaf rapporte que Le Lauréat a été nommé sept fois aux Oscars et a remporté le prix du meilleur film lors de la 40e cérémonie des Academy Awards. Hoffman a ensuite remporté l'Oscar du meilleur acteur pour Kramer contre Kramer en 1980 et pour Rain Man en 1989, note El País. Le texte a été publié dans The New Yorker le 31 octobre, près de 60 ans après la sortie du film, selon El País. Le récit du tournage par Hoffman constitue la trame principale de l'article, et ses détails proviennent du texte et non d'un reportage indépendant.

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Sources et contexte

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