
L'ancien ministre fédéral du travail Hubertus Heil a déclaré qu'il ne pouvait pas exclure de se présenter à la présidence du SPD. Interrogé dimanche 18 octobre sur l'émission « Bericht aus Berlin » de l'ARD, il a indiqué recevoir de nombreux encouragements au sein du parti pour se lancer, mais que cela seul ne serait pas décisif. Il a conditionné une candidature à la direction que le SPD prendra dans les prochaines semaines et à la composition de l'équipe.
« Je ne peux pas exclure de me présenter. »
Heil a estimé qu'une seule personne ne viendrait pas à bout des tâches considérables qui attendent le parti. Il a présenté la question comme allant au-delà des postes, affirmant que le SPD doit assumer sa responsabilité envers la cohésion sociale et une démocratie forte, être prêt au compromis et clarifier ses objectifs à long terme. Il a aussi dit ne pas vouloir s'opposer au gouvernement fédéral noir-rouge de la CDU/CSU et du SPD, qui, selon lui, ne doit pas échouer et doit produire des résultats.
La coprésidente Bärbel Bas a annoncé sa démission de façon inattendue dans la semaine du 12 octobre. Le SPD élira une nouvelle direction lors d'un congrès extraordinaire en janvier. Le président actuel Lars Klingbeil, également ministre fédéral des finances et vice-chancelier, n'a pas encore dit s'il se représenterait. Le chef du groupe parlementaire SPD Matthias Miersch et le ministre de la défense Boris Pistorius se sont tous deux prononcés en faveur de la réélection de Klingbeil. Heil, Klingbeil, Miersch et Pistorius sont tous originaires de Basse-Saxe.
Heil s'est aussi exprimé sur les discussions autour d'une possible coalition rouge-vert-rouge à Berlin, déclarant avoir de sérieux doutes quant à la capacité et à la volonté de gouverner du parti Die Linke à Berlin. Avant que le SPD n'assume une responsabilité gouvernementale à Berlin, plusieurs questions doivent être clarifiées, a-t-il dit, notamment tracer une ligne contre l'antisémitisme de droite comme de gauche et un engagement clair en faveur de la sécurité intérieure dans la capitale. Des coalitions ne seraient possibles qu'à cette condition, avec qui que ce soit. Lors des élections à la Chambre des représentants de Berlin du 20 septembre, Die Linke a obtenu 25,7 % des voix et a été de loin la première force. Des tentatives sont en cours pour former un gouvernement rouge-vert-rouge dans la capitale.
Le chancelier Friedrich Merz avait demandé une baisse de la taxe sur l'électricité. Le chef de la CSU Markus Söder a insisté dimanche pour une compensation fiscale de la progression à froid, qui ajusterait les taux d'imposition aux hausses liées à l'inflation, comme les augmentations de salaire. Le ministre des finances Klingbeil juge les deux demandes difficiles compte tenu de l'étroitesse du budget. Heil a mis en garde ses partenaires de coalition contre l'usage d'« annonces fracassantes » pour marquer des points. Il a été ministre fédéral du travail de 2018 à 2025, une période durant laquelle les prestations sociales ont été nettement élargies et le Bürgergeld a été introduit, depuis transformé en revenu de base (Grundsicherung).
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L'ancien ministre du travail Hubertus Heil a déclaré dimanche 18 octobre qu'il ne pouvait pas exclure de briguer la présidence du SPD lors d'un congrès extraordinaire en janvier, après l'annonce surprise de la démission de la coprésidente Bärbel Bas.
Texte IA fondé sur les articles de Spiegel Online, Der Tagesspiegel, Süddeutsche Zeitung et d’autres médias. Publié . Comment il est fait