
Grève des pompiers de Bruxelles : seulement 17 % du personnel en service, aide « compromise » au cinquième jour
La grève des pompiers de Bruxelles a réduit le personnel en service à 17 %, laissant la réponse incendie à 20 % et les ambulances à 60 % grâce à l'aide extérieure, tandis que le centre d'appels d'urgence fonctionne à moitié capacité au cinquième jour des débrayages.
Au cinquième jour d'une grève des pompiers de Bruxelles, les services d'urgence de la capitale belge fonctionnent à des niveaux considérablement réduits. Samedi 25 juillet au matin, seulement 17 % du personnel d'astreinte prévu était présent, a déclaré le porte-parole des pompiers Walter Derieuw. La couverture opérationnelle pour les interventions de lutte contre les incendies était d'environ 20 %, tandis que la couverture des ambulances urgentes atteignait environ 60 %, grâce à des renforts venus de l'extérieur de la capitale. Le centre d'appels d'urgence 112 et le centre de répartition des pompiers fonctionnaient chacun à environ la moitié de leur capacité normale.
Réponse d'urgence gravement réduite
Derieuw a prévenu que l'aide de base à la population est désormais menacée.
En raison de cette présence très réduite, l'aide apportée à la population bruxelloise est compromise.
Les ressources disponibles sont d'abord affectées aux situations mettant la vie en danger, et des retards dans la réponse aux appels et l'envoi d'unités « ne peuvent être exclus », a déclaré le service dans un communiqué.
Les ressources disponibles sont donc affectées en priorité aux situations les plus urgentes et mettant la vie en danger. Des retards dans le traitement des appels et dans certaines interventions ne peuvent être exclus.
La direction opérationnelle surveille la situation en continu et adapte le déploiement en fonction de la gravité de chaque alerte. Il est demandé aux citoyens de ne composer le 112 qu'en cas de véritable urgence, afin de préserver la capacité limitée.
- Pompiers en service
- 17 %
- Couverture des interventions incendie
- 20 %
- Couverture des interventions ambulancières
- 60 %
- Capacité du centre d'appels 112
- 50 %
Cinq jours de négociations dans l'impasse
La grève, déclenchée par le front syndical commun du Siamu (Service d'incendie et d'aide médicale urgente de Bruxelles), a débuté mardi 21 juillet. Les premières négociations mercredi ont échoué, et jeudi, le ministre-président Boris Dilliès a convoqué un Conseil des ministres extraordinaire qui lui a donné mandat pour proposer de nouvelles mesures. Selon Steven Gilissen, représentant de l'ACV/CSC, Dilliès avait conditionné toute reprise des négociations à une suspension préalable de l'action, une demande que les syndicats ont refusée. Une réunion de trois heures avec les représentants syndicaux vendredi soir n'a pas abouti à un accord, et Dilliès n'était pas présent, selon le caporal et délégué CGSP Pablo Nyns. Le point central, a déclaré Nyns, reste le plan d'effectifs et le nombre de personnel nécessaire pour faire fonctionner correctement le Siamu. Les pourparlers devaient reprendre samedi matin.
- Début de la grève des pompiers à Bruxelles
- Première tentative de négociation échoue
- Conseil des ministres extraordinaire donne mandat à Dilliès pour de nouvelles propositions
- Négociations de vendredi échouent, les syndicats rejettent l'offre du gouvernement
- Seulement 17 % du personnel en service ; réponse d'urgence gravement réduite
L'offre du gouvernement : 132 recrutements
Les propositions avancées jeudi soir comprennent 132 nouveaux recrutements d'ici fin 2027, la création d'un cadre de carrière spécifique pour le personnel ambulancier, et une enveloppe supplémentaire de 10 millions d'euros pour le Siamu. Les syndicats n'ont pas suspendu la grève, estimant que les annonces du gouvernement manquaient de garanties sur la mise en œuvre. Dilliès a accusé les syndicats de choisir de continuer tout en ajoutant de nouvelles revendications et leur a demandé de clarifier d'abord leurs revendications prioritaires.
Dès que les syndicats auront effectué cet exercice, je serai prêt à négocier de manière constructive 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.
Nyns a répliqué, affirmant que le plan du gouvernement contenait « beaucoup de communication » mais manquait de fondement concret.
Nous voulons négocier aujourd'hui, mais sur des engagements concrets.
Quelle est la suite
Le front syndical reste mobilisé et maintient l'ordre de grève. Les pourparlers prévus samedi impliquent les trois délégués syndicaux permanents mandatés par le front. L'offre du gouvernement bruxellois est toujours sur la table, mais sans percée, la couverture d'urgence dans la capitale restera à des niveaux fortement réduits. Pour l'instant, il est demandé aux habitants d'utiliser le 112 uniquement pour les crises réelles et de s'attendre à des temps de réponse plus lents.


